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Ouagadougou : Le FECTA célèbre la culture Tamasheq et le vivre-ensemble
Ouagadougou, 30 nov. 2025 (AIB) – La deuxième édition du Festival de la culture Tamasheq (FECTA) a été officiellement lancée vendredi au Musée national de Ouagadougou, sous le thème : « Valorisation de la culture : vecteur de paix, de résilience et de développement communautaire ». Pendant 72 heures, le festival ambitionne d’ériger la culture en instrument de cohésion, de dialogue et de rapprochement entre les communautés.
Selon le président du comité d’organisation, Issoufa Mouzérata Ag Dicko, le FECTA traduit la volonté de promouvoir et de protéger le patrimoine culturel Tamasheq. « Par le passé, notre accoutrement était mal interprété. Il était important de le valoriser pour que nos frères comprennent qu’il s’agit de notre culture, et de rien d’autre », a-t-il déclaré.
Pour M. Dicko, la culture constitue une stratégie nationale à même d’affirmer l’identité, de panser les blessures et de contribuer à la construction du pays. « À travers le FECTA, nous participons à l’ambition de la Transition : faire de notre riche patrimoine culturel un moteur de souveraineté et de développement », a-t-il soutenu.
Le festival se veut un cadre de résilience, de réflexion et de valorisation culturelle. Conférences, rue marchande, expositions, gastronomie, village culturel et présentation de l’habitat traditionnel composent les principales activités. « Durant ces trois jours, nous avons l’occasion de découvrir, d’apprendre, de partager et de célébrer ce qui nous unit. Nos différences sont les couleurs harmonieuses du même drapeau : celui d’un Burkina Faso fort, fier et uni », a ajouté M. Dicko.
Représentant le ministre en charge de la Culture, le chargé de mission Amadou Dicko a salué une initiative « porteuse de sens et de dialogue ». Pour lui, le FECTA permet de mieux comprendre la culture Tamasheq et offre aux autres communautés une opportunité de découvrir cette richesse, contribuant ainsi à la paix et au vivre-ensemble. « Mieux se connaître, c’est mieux se comprendre », a-t-il affirmé.
L’édition 2025 accueille des délégations venues du Mali, du Niger, de la Côte d’Ivoire et du Ghana, invités d’honneur. La communauté Djan est également mise à l’honneur.
Agence d’information du Burkina
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