« La culture burkinabè est un vecteur essentiel de résilience », Premier ministre
Ouagadougou, 30 janvier 2026 (AIB)-Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a érigé vendredi la culture au rang de « vecteur essentiel de résilience » nationale, lors de son grand oral annuel devant le Parlement.
Dans un discours axé sur la reconquête de la souveraineté, le chef du gouvernement burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a lié étroitement l’identité culturelle à la survie de la Nation. « La culture, le tourisme et le sport constituent des leviers d’unité nationale et de rayonnement international », a-t-il affirmé, présentant le secteur non plus comme un simple divertissement, mais comme une arme diplomatique et sociale pour une « Nation debout ».
L’année 2025 a été marquée par le succès retentissant du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Le Premier ministre a salué la victoire historique du réalisateur Dani Kouyaté, sacré Étalon d’or de Yennenga, y voyant le symbole d’un Burkina Faso capable de briller sur la scène mondiale malgré un contexte sécuritaire difficile.
Pour le gouvernement, ces événements ne sont pas isolés. Ils s’inscrivent dans une série de réformes visant à asseoir une « souveraineté culturelle » accrue. L’année écoulée a notamment vu l’opérationnalisation de l’Agence burkinabè du cinéma et de l’audiovisuel (ABCA), dont la mission est de sauvegarder le riche patrimoine cinématographique du pays, considéré comme l’un des plus importants du continent.
L’exécutif a également joint le geste à la parole politique en annonçant un soutien massif à la création. Une enveloppe d’un milliard de francs CFA a été injectée pour soutenir la production cinématographique, un montant record destiné à permettre aux acteurs du secteur de porter la voix du Burkina Faso à travers le monde.
Selon Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ces investissements et ces réformes structurelles témoignent de l’ambition du pays de s’affirmer « avec dignité et confiance », en se réappropriant son propre destin culturel face aux influences extérieures.
Agence d’information du Burkina
AS/ata


