Écho du tribunal : le jugement du dossier d’assassinat de Viviane Compaoré renvoyé au 20 février
Ouagadougou, 30 janv. 2026 (AIB)-Le procès de l’affaire d’assassinat de l’ex-ministre et députée Yolande Viviane Compaoré, ouvert vendredi au Tribunal de grande instance (TGI) de Ouaga 2, a été renvoyé pour jugement au 20 février 2026, à la demande de la défense qui souhaite avoir plus de temps pour connaitre du dossier.
La chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Ouaga 2 a ouvert, le vendredi 30 janvier 2026, l’affaire ministère public contre Yannick Bougma, un jeune homme de 26 ans, poursuivi dans une procédure de flagrant crime pour assassinat de l’ex-ministre Yolande Viviane Compaoré. D’entrée de jeu, Me Sosthène Edgar Dabiré, avocat de la défense, a demandé le renvoi du dossier à trois semaines.
À l’appui de sa demande, le conseil du prévenu a expliqué qu’il venait d’être désigné la veille pour assurer la défense de l’accusé et ne disposait pas encore d’une connaissance suffisante du dossier. Il a ajouté que le renvoi sollicité lui permettrait de s’entretenir avec le mis en cause.
La partie civile, chargée de défendre les intérêts de la victime et représentée par Me Prosper Farama, n’y a pas trouvé d’inconvénient. L’avocat a souligné que l’objectif est d’aboutir à une « justice sereine » ; partant, le renvoi du dossier à trois semaines lui paraît raisonnable et conforme aux délais légaux.
Selon lui, les familles de la victime souhaitent que « tous les éléments permettant d’expliquer ce qui est arrivé en ce jour fatidique marqué par l’assassinat brutal de leur parente soient établis. Ce n’est pas de la précipitation que la famille veut, ni de la vengeance », a-t-il renchéri.
Me Farama a indiqué que le souhait est que ce jugement ne laisse subsister aucune zone d’ombre susceptible de renforcer certaines appréhensions au sein de la famille.
Le ministère public, partie poursuivante, ne s’est pas opposé au principe du renvoi du dossier, tout en estimant que la date retenue pour le jugement est « un peu trop longue », au motif qu’il s’agit d’un crime particulièrement odieux et grave, qui commandait une célérité dans le rendu de la justice, d’autant plus que l’affaire a été suffisamment instruite par la police judiciaire.
Qu’à cela ne tienne, le procureur du Faso, Prospère Thiombiano, a déclaré ne pas s’opposer aux droits de la défense, afin que chacune des parties puisse préparer convenablement son dossier.
À l’issue des débats, le tribunal a renvoyé le dossier au vendredi 20 février 2026, tout en exprimant le souhait que les deux témoins absents à l’audience du jour puissent comparaître.
Agence d’information du Burkina
YOS/ata


