Burkina : « Sur la terre de Daniel Ouezzin Coulibaly, il y a des femmes et des hommes debout pour la souveraineté de notre peuple » (Premier ministre)
Ouagadougou, 30 janv. 2026 (AIB) -Sur la terre de Daniel Ouezzin Coulibaly, de Philippe Zinda Kaboré, de Nazi Boni et de Thomas Isidore Noël Sankara, il y a des femmes et des hommes debout pour mener le combat de la liberté et de la souveraineté de notre peuple, a affirmé, vendredi matin, le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, devant les députés.
Pour consolider les avancées historiques sur tous les fronts de la Révolution progressiste populaire, sous le leadership du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Premier ministre a invité, ce vendredi devant l’Assemblée législative de Transition (ALT), les Burkinabè à « rester mobilisés et vigilants pour barrer la route à toute forme de restauration d’un ordre néocolonial à jamais révolu ».
À cet effet, « il nous appartient de rappeler à l’impérialisme que, sur la terre de Daniel Ouezzin Coulibaly, de Philippe Zinda Kaboré, de Nazi Boni et de Thomas Isidore Noël Sankara, il y a des femmes et des hommes debout, libres, dignes et intègres, pour mener le combat de la liberté et de la souveraineté de notre peuple », a-t-il souligné.
Daniel Ouezzin Coulibaly fut le premier vice-président, puis président du Conseil de gouvernement de la Haute-Volta, du 17 mai 1957 au 7 septembre 1958. Lui et Philippe Zinda Kaboré furent les premiers députés de la Haute-Volta élus en novembre 1946, à une époque où le territoire était intégré à la Côte d’Ivoire.
Nazi Boni a été député et président de l’Assemblée territoriale de la Haute-Volta du 5 décembre 1957 au 25 avril 1958. Il est également reconnu comme le premier écrivain du pays après l’indépendance, avec son œuvre Crépuscule des temps anciens, publiée en 1962.
Thomas Sankara est considéré comme le père de la Révolution burkinabè (4 août 1983 – 15 octobre 1987). Il a rebaptisé la Haute-Volta en Burkina Faso et impulsé de profondes transformations politiques, économiques et sociales.
Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a invité « tous les Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur à mériter l’héritage de nos devanciers, à poursuivre le combat, à rester mobilisés et engagés », et à continuer « ensemble, avec confiance, courage et détermination, la lutte légitime pour la reconquête du territoire national et la construction de la Nation ».
« Ma conviction est que tout est possible, pour peu que les Burkinabè rêvent grand, osent et n’abdiquent pas devant l’adversité », a-t-il affirmé.
Une déclaration qui s’inscrit dans la droite ligne de celle de Daniel Ouezzin Coulibaly, vice-président du Conseil de gouvernement, qui affirmait en 1958 devant les députés voltaïques que « rien n’est impossible à l’homme de volonté animé d’un grand courage ».
Agence d’information du Burkina
WIS/ata


