Le Groupe de solidarité Burkina exige la libération immédiate du couple présidentiel vénézuélien Maduro
Ouagadougou, le 17 janvier 2026 (AIB)-Le Groupe de solidarité du Burkina Faso a exigé, ce samedi à Ouagadougou, la libération immédiate et sans condition du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, dénonçant ce qu’il qualifie d’opération militaire illégale et d’atteinte grave à la souveraineté du Venezuela.
S’exprimant à l’occasion d’une manifestation de soutien au peuple vénézuélien, ce samedi au mémorial Thomas Sankara à Ouagadougou, le coordonnateur du Groupe de solidarité du Burkina Faso, Imhotep Serge Bayala, a déclaré que « la solidarité internationale est une arme » face aux agressions subies par les peuples en lutte.
« Face à la situation d’assassinat de plus de 100 militaires et civils vénézuéliens et au kidnapping du président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, la solidarité internationale est une arme ; l’unité des peuples est une nécessité historique », a affirmé M. Bayala.
Selon lui, cette offensive des États-Unis, présentée comme une lutte contre le narcoterrorisme, vise en réalité à briser la volonté souveraine du peuple vénézuélien afin de s’approprier ses ressources pétrolières.
« Le Groupe de solidarité du Burkina Faso dénonce avec la plus grande fermeté l’atteinte intolérable à l’intégrité physique, morale et politique du président Nicolás Maduro, de son épouse Cilia Flores ainsi que des institutions légitimes du Vénézuela », a-t-il martelé.
Le coordonnateur a, par ailleurs, exigé « la libération immédiate et sans condition du couple présidentiel, le respect absolu de la souveraineté du Vénézuela et la levée immédiate et totale des sanctions économiques illégales ».
Il a également rappelé « le droit du peuple vénézuélien, du peuple sahélien et de tous les peuples en lutte dans le monde à choisir librement leur avenir, sans ingérence, sans menaces et sans chantage ».
M. Bayala a réaffirmé la solidarité totale et indéfectible du Groupe de solidarité du Burkina Faso à l’endroit de la révolution bolivarienne. «
L’Afrique, l’Amérique latine et la diaspora noire partagent une histoire commune de luttes, de résistances et d’espérances. Leur destin est lié dans la construction d’un monde multipolaire fondé sur le respect, la solidarité et l’autodétermination des peuples », a-t-il soutenu.
Pour sa part, le chargé d’affaires de l’ambassade de la République bolivarienne du Vénézuela au Burkina Faso, Daniel Gomis, a exprimé sa reconnaissance au Groupe de solidarité du Burkina Faso pour cette mobilisation, face à ce qu’il a qualifié d’opération militaire illégale menée sur le territoire vénézuélien et au kidnapping du président Nicolás Maduro et de son épouse.
« Il est nécessaire que les peuples s’unissent contre l’impérialisme et les agressions, et luttent pour le respect du droit international », a-t-il conclu.
En rappel, l’enlèvement de Nicolás Maduro et de Cilia Flores est intervenu le 3 janvier 2026 lors d’une opération militaire à grande échelle menée par des forces américaines sur le sol vénézuélien, au cours de laquelle ils ont été capturés puis transférés vers New York pour être jugés sous des chefs d’accusation liés au narcotrafic et au terrorisme présumé.
L’action a déclenché une vague de condamnations internationales, certains États et organisations qualifiant l’intervention de violation du droit international et de la souveraineté d’un État membre des Nations-Unies.
Agence d’Information du Burkina
FT/ata



