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Mouhoun/Entrepreneuriat des jeunes et des femmes : L’ONG BASO soutient les chaînes de valeur du riz et des légumes
Dédougou, 29 août 2025 (AIB) – La secrétaire générale de la région de la Boucle du Mouhoun, Adjara Sandrine Kientéga/Ouédraogo, a présidé, le vendredi 29 août 2025 à Dédougou, l’atelier de lancement et de ciblage du projet intitulé « Etendre l’accès au marché et les opportunités pour les petites et moyennes entreprises dirigées par des jeunes et appartenant à des jeunes femmes au Burkina Faso ». Ce projet d’une durée de trois ans est une initiative de l’ONG Bridge Africa Solutions Organization (BASO), financée par l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA) et sera mis en œuvre dans les chaînes de valeur du riz et des légumes dans la Boucle du Mouhoun.
La rencontre, tenue le vendredi 29 août 2025 à Dédougou, a réuni des autorités administratives et coutumières, des représentants des services techniques, des organisations de la société civile et des acteurs économiques.
Elle marque le début d’une dynamique collective axée sur le renforcement des capacités, la formation et le développement de marchés plus accessibles pour faire émerger des PME compétitives dans la Boucle du Mouhoun.
L’objectif du projet est de renforcer les capacités des petites et moyennes entreprises (PME) dirigées par des jeunes et des femmes, afin de faciliter leur accès aux marchés et aux opportunités économiques.
Ces filières agricoles, stratégiques pour l’économie régionale, constituent des leviers essentiels pour la création d’emplois et la lutte contre la pauvreté.
La secrétaire générale de la région de la Boucle du Mouhoun, Adjara Sandrine Kientéga/Ouédraogo, a salué cette initiative qu’elle a qualifiée de « porteuse d’espoir » pour les populations.
Elle a insisté sur l’importance d’identifier clairement les besoins et priorités des bénéficiaires afin que les interventions aient un impact réel sur leurs conditions de vie.
« Cet atelier constitue une étape essentielle pour adapter les actions aux réalités de la région et pour que les communautés puissent en tirer pleinement profit », a-t-elle déclaré.
Adjara Sandrine Kientéga/Ouédraogo, a ajouté que ce projet s’inscrit dans la politique nationale de promotion de l’emploi et de l’autonomisation des jeunes et des femmes, avant d’inviter tous les acteurs à s’approprier le programme pour en assurer la réussite et la pérennité.
« Ce projet est une opportunité à saisir. Il doit être porté par les bénéficiaires eux-mêmes pour avoir un impact durable », a-t-elle insisté.
Le représentant pays de BASO, Yendie Gayéri, a, pour sa part, affirmé que cette initiative traduit la volonté de son organisation et de ses partenaires de miser sur les jeunes et les femmes comme moteurs de développement.
« Nous croyons au potentiel de la jeunesse et des femmes entrepreneures. Ce projet leur offrira de meilleures opportunités, un accompagnement technique et une ouverture sur de nouveaux marchés », a-t-il souligné.
M. Gayéri, a ajouté que le projet répond à des défis concrets auxquels font face les entrepreneurs locaux, souvent limités par le manque de moyens techniques et financiers.
« En plus de renforcer leurs compétences en gestion et en production, ce projet prévoit d’améliorer les infrastructures de transformation et de commercialisation des produits. L’objectif est de créer une dynamique économique capable de générer des revenus, de réduire le chômage et de stimuler le développement communautaire », a-t-il conclu.
Les échanges ont permis d’identifier les provinces des Banwa et de la Kossi comme zones prioritaires d’intervention. Les participants ont travaillé sur des actions concrètes pour renforcer les PME, encourager l’entrepreneuriat féminin, favoriser les réseaux de collaboration entre producteurs, transformateurs et distributeurs, et améliorer l’accès aux marchés locaux et nationaux.
Un accent particulier a été mis sur la nécessité d’un accompagnement technique et financier pour permettre aux bénéficiaires de surmonter les obstacles à leur développement.
Créée en 2020, l’ONG BASO s’est donnée pour mission de lutter contre la pauvreté, de promouvoir la sécurité alimentaire et d’accompagner l’entrepreneuriat des jeunes.
L’appui d’AGRA, acteur clé de la transformation agricole en Afrique, souligne l’importance stratégique de ce projet.
L’organisation travaille depuis des années à moderniser les systèmes agricoles du continent et à améliorer les revenus des producteurs.
En soutenant BASO, AGRA veut promouvoir des solutions concrètes et durables pour aider les petites entreprises agricoles et commerciales à prospérer dans un environnement où l’accès au financement et aux débouchés reste un défi.
Agence d’Information du Burkina
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