BURKINA-KOOSIN-SANTE-VACCINATION
Kossi/Santé : Une rencontre de plaidoyer pour l’introduction de la campagne de vaccination contre le paludisme
Nouna, 28 août 2025 (AIB)- Le Haut-commissaire de la province de la Kossi, Noufo Dembelé, par ailleurs président du conseil de santé du district sanitaire, a présidé, ce jeudi 28 août 2025, une rencontre de plaidoyer auprès des autorités administratives, religieuses et coutumières, sur l’introduction de la vaccination contre le paludisme.
Selon le rapport de l’OMS sur le paludisme, 263 millions de cas dont 597 000 décès ont été enregistrés dans le monde en 2023 et que près de 95% de ces cas et 96% des décès sont enregistrés en Afrique.
Au Burkina Faso, le paludisme est la première cause de mortalité, et c’est fort de ce constat que le ministère de la Santé à renforcer les stratégies de lutte contre le paludisme en introduisant dans le Programme élargie de vaccination (PEV), la vaccination antipaludisme dans les 70 districts sanitaires du pays.
Les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes sont les plus vulnérables.
La présente campagne de plaidoyer se tient au moment où le paludisme connaît un pic, période à laquelle les familles croupissent sous les effets néfastes de cette maladie et ont le regard tourné vers les acteurs de la santé.
C’est également le lieu de donner des informations sur le passage à l’échelle du vaccin.
Les cibles de cette campagne de vaccination sont les enfants nés à partir du 1er janvier 2025 et les enfants ayant au moins cinq mois. La campagne a débuté le 14 août 2025.
Dans sa présentation, le responsable du PEV, Ibrahim Ouédraogo, a souligné que la prévention contre le paludisme est recommandée dans le cadre d’un ensemble complet de mesures de prévention du paludisme dont la vaccination et l’utilisation de moustiquaire.
Dans le cadre de la vaccination, un enfant doit recevoir quatre (4) doses pour bénéficier d’une protection optimale selon le calendrier vaccinal.
Pour les trois (3) doses primaires, l’intervalle minimum entre deux (2) doses est de quatre (4) semaines.
La quatrième dose encore appelé dose booster sert à prolonger la protection et est administrée huit (8) mois après la troisième dose.
Le Haut-commissaire de la province de la Kossi, Noufo Dembelé, a traduit sa reconnaissance aux forces de défense et de sécurité pour le travail accompli de jour comme de nuit.
Il a également remercié les ONG, les projets et programmes qui accompagnent le gouvernement dans le domaine de la santé.
Pour le Médecin chef du district sanitaire les attentes sont d’abord un engagement en faveur du passage à l’échelle de la vaccination et également une contribution à la mobilisation sociale, afin d’atteindre les objectifs assignés.
Agence d’information du Burkina
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