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mardi, 3 février 2026
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Gourma : Le ministre Dingara échange avec les acteurs de l’éducation du Goulmou sur les réformes du système éducatif

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Gourma : Le ministre Dingara échange avec les acteurs de l’éducation du Goulmou sur les réformes du système éducatif

Fada N’Gourma, 02 fév. 2026 (AIB)-Le ministre en charge de l’Enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara, a échangé, ce lundi 02 février 2026 à Fada N’Gourma, avec les acteurs de l’éducation des régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, dans le cadre d’une tournée nationale de concertation sur la contribution du secteur éducatif à la révolution progressiste et populaire.

Selon le ministre en charge de l’Enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara, ces échanges visent à instaurer une compréhension commune et un engagement partagé des acteurs du système éducatif autour des réformes engagées par le gouvernement.
« Nous sommes dans une révolution où nous devons faire les choses autrement. Le système éducatif doit connaître des ruptures profondes pour mieux répondre aux aspirations du peuple burkinabè », a-t-il indiqué.
Parmi les principales réformes évoquées figurent la prise en charge intégrale de l’enfant à l’école, considérée comme une priorité gouvernementale, la révision des curricula, l’ancrage de l’éducation dans les valeurs et l’identité nationales, ainsi que les réformes de l’encadrement pédagogique.

Le ministre a également insisté sur la mise en place des conseils d’école, afin de renforcer l’implication des communautés dans l’éducation et l’alimentation scolaire des enfants.
« La cantine endogène est une approche qui vise à permettre aux collectivités de nourrir leurs enfants à partir de leurs propres ressources. Aujourd’hui, nos communautés ont la capacité de le faire et des exemples existent déjà », a-t-il affirmé, se disant confiant quant à la dynamique enclenchée.
Outre les réformes structurelles, la visite de Jacques Sosthène Dingara, avait aussi pour objectif de traduire la reconnaissance des plus hautes autorités du pays aux acteurs de l’éducation de la région de l’Est, confrontée à des défis sécuritaires persistants.
Il a salué la résilience, l’engagement et la volonté des enseignants et des encadreurs pédagogiques qui continuent d’assurer le droit à l’éducation dans des zones parfois difficiles d’accès, avec l’accompagnement des structures de l’État et des forces de défense et de sécurité.

Au cours des échanges, les acteurs de l’éducation ont soulevé plusieurs préoccupations, notamment la gestion de leur carrière, le traitement spécifique des enseignants intervenant dans les zones à fort défi sécuritaire et la mise en œuvre effective de la cantine endogène.
En réponse, M. Dingara, a appelé à un changement de paradigme. « Nous ne sommes plus seulement des fonctionnaires, nous sommes des serviteurs du peuple. La question fondamentale aujourd’hui est de savoir ce que chacun apporte pour que le pays amorce véritablement un développement endogène », a-t-il déclaré.

Concernant la gestion des carrières, il a reconnu les difficultés existantes, tout en soulignant que des réformes sont en cours pour permettre aux enseignants de se consacrer pleinement à leur mission, y compris pendant les périodes de congés.
« Même si la prise en compte de toutes les préoccupations n’est pas évidente, nous travaillons à y arriver et nous sommes confiants que les choses vont évoluer positivement », a-t-il conclu.

Agence d’information du Burkina
KAC/HB/OO

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