Bougouriba : des citoyens se prononcent sur la suspension des partis et formations politiques
Diébougou, 31 janv. 2026 (AIB) – À la suite de l’annonce officielle de la suspension des partis et formations politiques au Burkina Faso, décidée lors du Conseil des ministres tenu le jeudi 29 janvier 2026, des citoyens de la commune de Bondigui, dans la province de la Bougouriba, ont livré leurs appréciations à travers un micro-trottoir réalisé par l’AIB.
Dans l’ensemble, les personnes interrogées ont salué une décision qu’elles jugent conforme au contexte national marqué par des défis sécuritaires, sociaux et économiques majeurs.
Pour Parfait DABIRÉ, serviteur du peuple au lycée départemental, cette mesure constitue un acte fort et courageux pris dans l’intérêt supérieur de la Nation. Selon lui, la suspension des partis politiques pourrait contribuer à renforcer la cohésion sociale et le vivre-ensemble, souvent mis à mal par des clivages politiques.
« Dans le passé, les partis politiques ont été sources de divisions au sein de nos villages, de nos familles et de nos communautés », a-t-il indiqué.
Face à la situation actuelle du pays, il estime que l’heure n’est plus aux divergences politiques, mais plutôt au rassemblement de toutes les forces vives autour d’un idéal commun. À cet effet, il a invité les populations à faire preuve d’obéissance, de discipline, de franchise et de sincérité afin d’accompagner la Révolution progressiste et populaire en cours.
De son côté, Ousmane Sanfo, commerçant, a également salué une décision qu’il juge pertinente et opportune. Selon lui, le contexte national ne se prête ni aux débats politiques ni à l’organisation d’élections, mais plutôt à une union sacrée autour des objectifs de la Révolution.
Il a souligné que, contrairement aux idées reçues présentant le Burkina Faso comme un pays démuni, la dynamique révolutionnaire impulsée par le Capitaine Ibrahim Traoré a permis, selon lui, l’acquisition d’équipements militaires et la réalisation d’infrastructures sans un recours excessif à l’endettement.
Pour M. Sanfo, la suspension des partis politiques favorisera la mutualisation des efforts et encouragera l’engagement de tous les fils et filles du pays dans la défense de la Patrie.
Pour sa part, Séré SOU, commerçante, estime que la suspension des partis et formations politiques est une décision salutaire pour le Burkina Faso. Elle rappelle que, au-delà des divisions et rivalités politiques, certaines crises ont parfois occasionné des pertes en vies humaines.
Elle a également relevé que l’État consacrait d’importantes ressources financières au fonctionnement des partis politiques, des moyens qui pourraient désormais être réorientés vers d’autres secteurs prioritaires du développement national.
Selon elle, cette mesure permettra aux filles et aux fils du pays d’avoir une vision commune et de travailler ensemble pour l’intérêt général.
À Bondigui, ces avis traduisent une adhésion notable d’une frange de la population à la décision gouvernementale, perçue comme une réponse aux exigences du moment.
Agence d’Information du Burkina
KMG/ata


