Nakambé : le ministre de l’Enseignement de base constate une appropriation progressive des réformes éducatives
Tenkodogo, 2 février 2026 (AIB) – Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MEBAPLN), Jacques Sosthène Dingara, a échangé, lundi à Tenkodogo, avec les acteurs éducatifs de la région du Nakambé sur l’état de mise en œuvre des réformes éducatives engagées par le gouvernement, à l’occasion d’une tournée régionale.
La rencontre, tenue dans la salle de conférence du Conseil régional du Nakambé, a permis au ministre de faire le point sur l’exécution des différentes réformes. Selon Jacques Sosthène Dingara, l’année 2026 marque une phase de consolidation des actions engagées dans la région. Il a souligné que ces réformes sont globalement comprises et progressivement appropriées par les acteurs du système éducatif.
« Nous assistons à une consolidation de l’ensemble des réformes engagées dans la région. Elles sont accompagnées par les différents acteurs, ce qui traduit une compréhension et une adhésion. Nous pensons que ces réformes contribueront à changer le visage de l’éducation », a-t-il déclaré.
Le ministre a également insisté sur les ruptures à observer dans les méthodes d’enseignement, afin de permettre au système éducatif de former des citoyens capables de contribuer activement au développement du Burkina Faso. Il a invité chaque acteur à s’interroger sur sa contribution personnelle au changement, estimant que la transformation du système éducatif passe par des pratiques nouvelles intégrées au quotidien professionnel.
Pour le coordonnateur régional du Syndicat national des travailleurs de l’éducation de base (SYNATEB) du Nakambé, Inoussa Diallo, la rencontre a permis de revisiter l’ensemble des réformes engagées depuis l’année précédente. « Le ministre est revenu sur les réformes point par point et a insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation pour leur mise en œuvre », a-t-il indiqué.
M. Diallo a également souligné l’importance des solutions endogènes et de l’implication des communautés dans l’exécution des réformes, notamment en matière de cantines scolaires, de jardins pédagogiques, de valorisation des produits locaux et du port de la tenue traditionnelle dans les établissements. Il a précisé que, malgré les contraintes, des initiatives ont déjà été entreprises par les acteurs éducatifs, dans la limite des moyens disponibles.
De son côté, le directeur régional de l’Enseignement de base du Nakambé, Bourbila Pierre Silga, a reconnu que les réformes sont effectivement en cours de mise en œuvre dans la région, bien qu’elles soient confrontées à certaines difficultés. Celles-ci concernent principalement la formation des acteurs, l’accessibilité de certaines zones, ainsi que les insuffisances en équipements, notamment pour les activités de production scolaire.
Toutefois, M. Silga a indiqué que des démarches sont en cours pour construire des partenariats locaux solides afin de trouver des solutions endogènes à ces difficultés. Il a ajouté que la visite du ministre a été l’occasion de rappeler les grandes orientations et les ruptures à observer dans le cadre de la refondation du système éducatif, en lien avec la vision d’une éducation orientée vers la production et la souveraineté nationale.
Au terme des échanges, les différents acteurs ont réaffirmé leur engagement à accompagner les réformes éducatives en cours, tout en appelant à un renforcement de l’appui communautaire et institutionnel. La tournée du ministre dans le Nakambé apparaît ainsi comme une étape de mobilisation et de réajustement, en vue de faire de l’école burkinabè un levier de transformation sociale et de construction nationale.
Agence d’Information du Burkina
SM/ata


