Le Premier ministre burkinabè appelle à une rupture avec le modèle économique « néolibéral »
Ouagadougou, 30 janvier 2026 (AIB)-Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a prôné vendredi une rupture avec le modèle économique « néolibéral », appelant l’État à reprendre le contrôle des leviers de développement pour garantir la souveraineté du pays.
Lors de son discours annuel sur la situation de la Nation devant le Parlement, le chef du gouvernement a dressé un réquisitoire contre les politiques économiques appliquées ces quarante dernières années.
Selon lui, la « rhétorique néolibérale » a « asservi » le Burkina Faso en imposant l’idée que l’État ne devait pas s’impliquer dans la production de biens et services.
Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a fustigé des « méthodes dévastatrices » ayant conduit, par le passé, à la privatisation d’entreprises publiques, à la suppression de subventions et à une austérité budgétaire ayant « déstructuré le secteur productif public ». Cette approche, souvent dictée par les institutions financières internationales, est désormais jugée obsolète par les premières autorités du Burkina Faso.
Pour le chef de l’exécutif, l’État doit désormais assumer pleinement son « rôle régalien » en exerçant une autorité directe sur les secteurs stratégiques du développement.
« Nous y parviendrons, ensemble avec le peuple burkinabè souverain », a-t-il martelé, inscrivant cette vision dans une quête globale d’indépendance économique vis-à-vis des modèles extérieurs.
Malgré un contexte marqué par la crise sécuritaire, le Premier ministre s’est voulu rassurant sur la santé financière du pays. Il a affirmé que l’économie nationale demeure « solide et résiliente », parvenant à absorber les « chocs externes » et les contraintes intérieures.
Cette déclaration intervient alors que le Burkina Faso, à l’instar de ses voisins de l’Alliance des États du Sahel (AES), multiplie les initiatives pour nationaliser certains pans de son économie et renforcer la transformation locale des matières premières.
Agence d’information du Burkina
BBP/ata


