BURKINA -KOOSIN-AGRICULTURE
Koosin/Culture du blé à Kié : Une première expérimentation prometteuse dans la commune de Djibasso
Djibasso, 24 janv. 2026 (AIB)-La culture du blé connaît une avancée encourageante à Kié, village de la commune de Djibasso, où une première expérimentation agricole est en cours sur une superficie d’un hectare.
L’initiative est conduite par la Zone d’appui technique en agriculture (ZATA) de Kombori, en collaboration avec celle de Djibasso, dans le cadre de la politique gouvernementale visant à promouvoir la production du blé et à renforcer l’autosuffisance alimentaire nationale.
Le projet est porté par un producteur local, Lassina Dembélé, qui a consacré un hectare de son exploitation à cette culture expérimentale.
Sur cette surface, 0,75 hectare a été semé le 2 décembre 2025 tandis que 0,25 hectare l’a été le 10 décembre, soit huit jours plus tard.
Moins de deux mois après la mise en terre, l’état végétatif du champ est jugé satisfaisant, avec une épiaison déjà visible, traduisant une bonne adaptation du blé aux conditions agro climatiques locales.
Au total, Lassina Dembélé exploite cinq hectares, dont l’hectare dédié au blé, le reste étant consacré à d’autres spéculations telles que la tomate, l’oignon et la pastèque. Cette diversification contribue à optimiser l’utilisation des terres et à sécuriser les revenus agricoles.
Pour accompagner cette initiative, l’État burkinabè a apporté un appui matériel.
Selon le chef de l’Unité d’animation technique en agriculture (UATA) de la commune de Kombori, Moumini Konaté, les semences de blé ont été fournies gratuitement, tandis que les engrais ont été subventionnés par les autorités.
Malgré ces acquis, le projet fait face à certaines difficultés. Le principal défi reste la divagation des animaux, qui menace la culture.
Le producteur déplore le manque de moyens financiers pour installer une clôture adéquate afin de sécuriser le champ.
Toutefois, avec l’appui des services techniques de l’agriculture, il demeure engagé et déterminé à poursuivre l’expérimentation.
Le projet génère également des retombées sociales positives. Onze personnes, dont cinq hommes et six femmes, travaillent actuellement sur le site, contribuant ainsi à la création d’emplois locaux et au renforcement des capacités dans le secteur agricole.
Cette initiative ouvre des perspectives nouvelles pour l’agriculture dans la zone et pourrait encourager d’autres producteurs à s’intéresser à la culture du blé et à la diversification agricole.
Avec l’accompagnement de l’Etat et l’implication des acteurs locaux, le blé pourrait s’imposer progressivement comme une culture d’avenir au Burkina Faso.
Agence d’information du Burkina
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