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Mouhoun/Mise en œuvre des réformes éducatives : Le ministre Dingara échange avec les acteurs de Bankui et du Sourou
Dédougou, 23 janv. 2026 (AIB)-Le ministre en charge de l’Enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara, a effectué, le vendredi 23 janvier 2026, une visite de travail dans les régions de Bankui et du Sourou. Cette sortie de terrain avait pour objectif d’échanger avec les acteurs du système éducatif sur les réformes en cours et partager la vision gouvernementale d’un changement de paradigme, en droite ligne avec les orientations de la Révolution progressiste populaire (RPP).
A Dédougou, le ministre en charge de l’Enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara, a d’abord transmis les salutations, les remerciements et les encouragements du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré et du Chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, aux acteurs pour les sacrifices consentis afin que le système éducatif reste debout.
Il a ensuite exposé la nouvelle vision du ministère, fondée sur la rupture avec les pratiques antérieures.
« Qui parle de révolution parle de changement, de faire les choses autrement. L’éducation, qui a pour mission de former un autre type de Burkinabè, ne pouvait rester en marge de cette révolution populaire », a-t-il déclaré.
Selon M. Dingara, il n’est plus possible de continuer à faire les choses comme avant et espérer des résultats différents.
Le ministre en charge de l’Enseignement de base, a appelé les enseignants, encadreurs et partenaires à s’approprier cette vision de rupture et à la relayer à l’ensemble de leurs collègues, afin que chacun consente le sacrifice nécessaire et indispensable pour bâtir un système éducatif plus performant et en phase avec les aspirations nationales.
Le directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle de Bankui et du Sourou, Philibert Hyacinthe Coulibaly, a présenté un état des lieux marqué par des avancées notables malgré des contraintes persistantes.
Les deux régions comptent aujourd’hui plus de 1 179 écoles primaires, 5 037 classes et près de 300 000 apprenants, ainsi que plus de 9 500 enfants au préscolaire.
Il a souligné que les réformes engagées à savoir l’introduction progressive de l’anglais, l’intégration des TIC et l’initiation aux métiers ont déjà touché des dizaines de milliers d’élèves et suscitent une appropriation encourageante dans les régions de Bankui et du Sourou.
Toutefois, il a évoqué le manque d’équipements informatiques, de manuels et d’infrastructures demeure un frein à la mise en œuvre de ces réformes.
Pour y faire face, a-t-il dit, les autorités misent sur la formation continue, la mobilisation communautaire et le renforcement des partenariats.
A l’occasion des échanges, les acteurs de l’éducation ont soulevé plusieurs préoccupations majeures, notamment l’insuffisance d’éducateurs et d’encadreurs de la petite enfance, le manque de manuels et de matériels informatiques, les difficultés liées à l’introduction de l’anglais, à l’enseignement des métiers ainsi qu’à l’intégration des technologies de l’information et de la communication (TIC), le manque de point d’eau pour la mise en œuvre des activités de production.
Ils ont également insisté sur le besoin de renforcement des capacités et d’un meilleur accompagnement pédagogique pour une mise en œuvre efficace des réformes.
En réponse, le ministre, avec les membres de sa délégation, a apporté des éclaircissements et des solutions jugées satisfaisantes par l’ensemble des participants.
Il a rassuré quant aux efforts en cours pour le recrutement progressif d’enseignants de la petite enfance, la dotation en équipements et la poursuite de la formation continue des acteurs. Il a par ailleurs réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner durablement les régions afin de lever les obstacles identifiés.
Au nom des organisations syndicales, le coordonnateur régional du SYNATEB, M. Issa Dianda, a salué la démarche du ministre, qu’il a jugée hautement appréciable.
Il a relevé l’intérêt des réformes, notamment celles liées aux métiers et à l’introduction de l’anglais, tout en insistant sur la nécessité d’un meilleur accompagnement matériel et d’un renforcement des capacités des acteurs.
« Si ces éléments sont corrigés et effectivement soutenus par l’État, la mise en œuvre de ces réformes sera un grand succès », a-t-il assuré.
La visite s’est achevée dans un climat d’écoute et de concertation, traduisant l’engagement du MEBAPLN à bâtir, avec l’ensemble des parties prenantes, un système éducatif rénové, au service de la transformation où chaque acteur, à son niveau, devient un maillon essentiel de la construction d’un Burkina Faso nouveau.
Agence d’information du Burkina
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