Nazinon / Cohésion sociale : des éco-brigades citoyennes formées à la prévention et à la gestion des conflits
Manga, 24 janv. 2026 (AIB) – La Direction générale des affaires religieuses, coutumières et traditionnelles (DGARCT) du Ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité (MATM), avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a organisé, du 21 au 23 janvier 2026 à Manga, un atelier régional de formation des organisations de jeunes et de femmes constituées en éco-brigades citoyennes à la prévention et à la gestion des conflits.
Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet régional intitulé « Approche préventive de la protection du développement dans le golfe de Guinée », en abrégé Facilité de prévention, planifié au Plan de travail annuel (PTA) 2026 du projet. Trois régions du pays sont concernées par ces ateliers, à savoir Nando, Guiriko et le Nazinon.
L’atelier du Nazinon, tenu dans la salle de conférence de l’Hôtel Ramada à Manga, visait à renforcer les capacités des membres des éco-brigades citoyennes sur les stratégies de prévention et de gestion des conflits, ainsi que sur les mécanismes de prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent.
Selon Directeur de la prévention de la radicalisation et de la lutte contre l’extrémisme violent, Harouna Ouédraogo, le contexte national marqué par des tensions communautaires, des pressions environnementales et la progression de l’extrémisme violent rend indispensable l’implication accrue des acteurs communautaires de base dans la gestion pacifique des différends. « À cet effet, les éco-brigades citoyennes, composées de jeunes et de femmes engagées dans la protection de l’environnement et la promotion de la paix, constituent des leviers essentiels de résilience communautaire et de développement local », a-t-il indiqué.
Les travaux ont permis, entre autres, de présenter un diagnostic participatif de l’état de l’environnement dans la région, de sensibiliser les participants aux liens entre gestion des ressources naturelles, changement climatique et conflits sociaux, et de renforcer leur compréhension des dynamiques entre dégradation environnementale, marginalisation sociale et vulnérabilité à l’extrémisme violent.
Présidant la cérémonie de clôture, le Haut-Commissaire de la province du Nahouri, Sié Aristide Mohamed Kam, représentant Madame le Gouverneur de la région du Nazinon, a salué l’engagement des participants et les a exhortés à être des relais de paix et de cohésion sociale dans leurs communautés respectives.
« La paix n’est jamais acquise définitivement, elle se construit au quotidien à travers les comportements, les choix et l’engagement collectif des populations », a-t-il rappelé.
Agence d’Information du Burkina
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