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mardi, 3 février 2026
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Gourma : Le projet «Elle Répond» capitalise ses acquis en santé sexuelle et reproductive

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Gourma : Le projet «Elle Répond» capitalise ses acquis en santé sexuelle et reproductive

Fada N’gourma, 15 janv. 2026 (AIB)-Les acteurs du projet «Elle Répond», ont tenu, le jeudi 15 janvier 2026 à Diapangou, région du Goulmou, un atelier de capitalisation des activités mises en œuvre dans les communes de Diabo, Tibga et Diapangou. Cette rencontre a permis de faire le point sur les réalisations, d’identifier les bonnes pratiques et de dégager des perspectives pour la pérennisation des acquis, dans un contexte sécuritaire marqué par de nombreux défis.

Financé par la fondation Hewlett et mis en œuvre par l’Initiative PANANITUGRI pour le Bien-être de la Femme (IPBF) en partenariat avec l’International Rescue Committee (IRC), le projet « Elle Répond » vise à améliorer l’accès universel et équitable des femmes et des jeunes filles aux services de santé sexuelle et reproductive (SSR), notamment la planification familiale, les soins après avortement et la prise en charge des Violences basées sur le genre (VBG).
Les autorités locales ont salué l’impact du projet dans l’amélioration de l’offre de services SSR au profit des communautés, malgré l’insécurité persistante ayant entraîné la fermeture ou le fonctionnement minimal de certaines formations sanitaires.
Les participants, composés de représentants des services techniques de l’État, des partenaires humanitaires, des organisations de la société civile et des acteurs communautaires, ont pris part à des échanges participatifs axés sur les résultats obtenus et les défis rencontrés.
Lors de la présentation des acquis, la chargée de suivi-évaluations du projet, Rakia Diallo, a énuméré les principales réalisations enregistrées.
Il s’agit notamment de la réhabilitation d’espaces sûrs à Diabo et Diapangou, ainsi que de l’équipement de trois centres d’écoute pour jeunes en matériel audiovisuel.
Rakia Diallo, a également relevé la formation de 26 membres du Groupe technique SSR (GTSSR), issus d’organisations internationales, d’ONG et d’associations locales, contribuant au renforcement de la coordination humanitaire dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive.
Selon elle, 11 réunions de coordination ont été tenues sur les 12 prévues, soit un taux de réalisation de plus de 91 %.
La chargée de suivi-évaluations du projet, a par ailleurs indiqué que le projet a permis de renforcer les capacités de plusieurs acteurs clés, notamment 41 enseignants de Sciences de la vie et de la terre (SVT) et animateurs de centres jeunes, 45 accoucheuses villageoises des communes de Diabo, Tibga et Diapangou, ainsi que des hommes dits « lumières », engagés dans la promotion des droits sexuels et reproductifs et la lutte contre les normes sociales défavorables aux femmes.
Des campagnes de communication communautaires et des supervisions conjointes ont également été organisées pour améliorer la qualité des services SSR.
Les travaux de groupe et l’analyse SWOT ont mis en évidence les points forts du projet, dont l’appropriation communautaire et l’implication des autorités locales, tout en soulignant les difficultés liées à l’insécurité, aux pesanteurs socioculturelles et aux contraintes logistiques.
Des recommandations ont été formulées pour renforcer la résilience des structures et assurer la continuité des interventions.
Les participants ont réaffirmé leur engagement à capitaliser les acquis du projet « Elle Répond » afin de poursuivre la promotion de la santé sexuelle et reproductive au profit des populations vulnérables de la région de l’Est.

Agence d’information du Burkina
KAC/HB/OO

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