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Nakambé : Les acteurs régionaux en atelier de plaidoyer pour l’extension de la vaccination contre le paludisme
Tenkodogo, 29 août 2025 (AIB) – Le Secrétaire général de la région du Nakambé, Sayouba Ouédraogo, a présidé, vendredi à Tenkodogo, l’ouverture d’un atelier régional de plaidoyer consacré à l’extension de la vaccination contre le paludisme, une étape décisive pour protéger les enfants et renforcer la lutte contre cette maladie meurtrière au Burkina Faso.
Le représentant du gouverneur a rappelé que le paludisme demeure l’un des principaux obstacles au développement du pays, touchant particulièrement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.
Selon les données nationales, la maladie a affecté en 2024 plus de 10,8 millions de personnes, entraînant 3 523 décès. Parmi ces victimes, 2 206 étaient des enfants de moins de cinq ans.
Après une phase pilote menée avec succès dans 27 districts sanitaires en 2024, le Burkina Faso a décidé d’étendre la vaccination à l’ensemble du territoire national depuis le 15 août 2025.
Le Secrétaire général a insisté sur le rôle crucial des leaders coutumiers et religieux, des médias, des organisations communautaires ainsi que des associations de femmes et de jeunes.
« Vous êtes des relais incontournables de l’information et de la sensibilisation », a-t-il affirmé, invitant chaque acteur à s’approprier la cause afin de lever les hésitations vaccinales.
M. Ouédraogo a également réaffirmé l’engagement des autorités régionales à accompagner pleinement cette initiative, exhortant les participants à sortir de l’atelier avec des engagements « forts et concrets » pour réduire considérablement l’impact du paludisme dans la région et dans tout le pays.
De son côté, le Directeur régional de la Santé du Nakambé, Dr Issa Guiré, a souligné que les journalistes et communicateurs constituent « une partie prenante fondamentale » pour garantir l’adhésion des populations.
Il a rappelé que la vaccination concerne les enfants âgés de 5 à 23 mois, avec quatre doses prévues, et que son succès dépendra de la mobilisation des parents ainsi que de l’implication des communautés.
Les principaux défis restent la sensibilisation des familles, le rattrapage de tous les enfants nés depuis janvier 2025 et la lutte contre les rumeurs. Les autorités sanitaires insistent aussi sur la nécessité de surveiller les éventuels effets secondaires.
Agence d’information du Burkina
SM/bak/ata
