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Burkina: Au centre pénitentiaire de Baporo, les détenus cultivent pour se nourrir

 Ouagadougou, 6 nov. 2023 (AIB)- Au Centre pénitentiaire de Baporo, à la lisière entre le Sanguié et les Balé, des détenus exploitent une superficie de 40ha pour contribuer à leur autosuffisance alimentaire et bientôt à celle des autres prisons du Burkina.

Dans le cadre de l’initiative présidentielle 2023-2024, des hommes et femmes de médias ont visité mardi, le Centre de production agricole de Baporo (CPAB), où les détenus exploitent une superficie de 40 ha dans l’optique de s’autoalimenter et de préparer leur future réinsertion au sein de la société.

Cette initiative présidentielle 2023-2024 consiste à faire travailler les pensionnaires à travers l’agriculture, l’élevage, la pisciculture, pour leur autoalimentation et leur réinsertion sociale, en faveur d’un développement endogène du pays.

Des parcelles d’aubergines, de tomates, de bananeraies, des châteaux d’eau, des stations de pompage en passant par l’administration, la presse a pu s’imprégner du fonctionnement du centre pénitentiaire, depuis sa création en 1986 par le capitaine Thomas Sankara.

Selon le Directeur général (DG) de l’administration pénitentiaire, Sabila Sawadogo, le CPAB peut atteindre de grandes superficies de productions avec les moyens mis à sa disposition.

M. Sawadogo a rassuré que le centre envisage la production de 100 ha pour la saison à venir avec un appui, à court terme, de terrassement, de labours, etc.

À l’écouter, les productions des détenus peuvent alimenter tous les autres détenus du Burkina Faso et les déplacés internes.

« Le centre était en agonie. Nous nous réjouissons du fait que le président de la Transition, le capitaine Traoré veuille le réhabiliter », a soutenu le DG, Sabila Sawadogo.

Le directeur du CPAB, Bertin Windinmi Ilboudo, a expliqué que le chef de l’État veut que les détenus participent au développement du pays à travers les productions agricoles.

À l’en croire, le centre a déjà bénéficié dès l’entame de la saison humide qui vient de s’achever, d’un soutien du gouvernement qui lui a permis d’agrandir ses surfaces cultivables à près de 50 ha.

« Pour la campagne sèche que nous venons d’entamer, nous avons encore bénéficié d’un accompagnement en fourrage et l’aménagement de près de 10 ha pour permettre au centre de renforcer sa production », a-t-il poursuivi.

Le Directeur de la communication et des relations presse (DCRP) de la présidence du Faso, Gilbert Ouédraogo, a, pour sa part, souligné que le capitaine Ibrahim Traoré a exprimé une vision de ce que le Burkina Faso pourrait être dans l’avenir.

Le DCRP a précisé qu’une série de réformes est en vue dans le pays, car selon lui, le chef croit en la capacité des Burkinabè à se prendre eux-mêmes en charge. Il a par ailleurs indiqué que sur le plan de l’autosuffisance alimentaire, le président de la Transition estime que le pays dispose d’un potentiel humain à exploiter.

« Le Centre agricole pénitentiaire de Baporo est un modèle que nous avons voulu montrer aux médias, qui sur place ont trouvé une quarantaine de détenus qui vivent dans des conditions exceptionnelles », a-t-il renchéri.

Selon Gilbert Ouédraogo, les détenus de Baporo sont employés à faire de l’agriculture, de l’élevage, et autres, ce qui n’est pas le cas dans les autres établissements pénitentiaires.

Au sujet des doléances relatives au bon fonctionnement du centre, M. Ouédraogo a promis de les transmettre à qui de droit.

Créée en 1986 par Feu le capitaine Thomas Sankara, le CPAB avait une capacité d’accueil de 80 détenus. Actuellement, il regroupe quarante-quatre pensionnaires.

Agence d’information du Burkina

NO/bh/ata

 

 

 

 

 

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