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Burkina : Le festival de la gastronomie vise à créer un espace de transmission et de dialogue à travers la cuisine
Ouagadougou, 31 janv. 2026 (AIB) – La 3ᵉ édition du Festival international de la gastronomie de Ouagadougou (FIGO) se tient du 30 janvier au 1ᵉʳ février 2026 à l’Espace VITHRO, sis à la Zone d’activités diverses (ZAD), avec pour ambition de promouvoir la transmission culturelle, le dialogue et le vivre-ensemble à travers la cuisine, a indiqué la présidente de l’association Saveurs authentiques d’Afrique, Olivia Bayala.
« Notre ambition n’était pas de créer un simple évènement festif. Nous voulons créer un espace de transmission, de rencontre et de dialogue autour de ce que nous avons de plus précieux : notre manière de cuisiner, de partager et de vivre ensemble », a déclaré la présidente de l’association Saveurs authentiques d’Afrique, Olivia Bayala, du lancement officiel du festival, vendredi à Ouagadougou.
Mme Bayala s’exprimait vendredi à Ouagadougou, à l’occasion du lancement de 3ème édition du Festival international de la gastronomie de Ouagadougou (FIGO).
Selon elle, la gastronomie africaine constitue une mémoire vivante qui raconte les territoires, les saisons et les histoires familiales, tout en portant des valeurs de respect, de patience, de solidarité et d’hospitalité. « Cette richesse doit être préservée et transmise aux générations futures », a-t-elle soutenu.
La promotrice du FIGO a précisé que l’édition 2026 accorde une place particulière à la jeunesse afin de l’amener à redécouvrir, aimer et valoriser les mets locaux. « Un peuple qui abandonne sa nourriture abandonne une partie de son identité », a-t-elle insisté.
La présidente de l’association Saveurs authentiques d’Afrique a également mis en exergue la parenté à plaisanterie, estimant qu’elle constitue une intelligence sociale africaine permettant de corriger sans humilier, de rire sans blesser et de désamorcer les tensions sans rompre les relations.
Pour le représentant des parrains, Sayouba Zabré, le FIGO est plus qu’un évènement culinaire car il porte une vision et une espérance collective. « Chez nous, cuisiner n’a jamais été un simple geste technique, mais un acte de transmission et un langage silencieux de solidarité », a-t-il affirmé.
Il a souligné que la plaisanterie traditionnelle demeure une sagesse ancienne favorisant la paix sociale, surtout dans le contexte actuel du pays. Il a salué la mise à l’honneur de la parenté à plaisanterie entre les Samo et les Mossi, ainsi qu’entre les Dafing et les Bwaba.
Selon M. Zabré, le festival montre que les traditions africaines sont vivantes et capables de répondre aux défis contemporains. Il a invité la jeunesse à bâtir l’avenir en s’appuyant sur ses racines culturelles.
« La culture, la gastronomie et nos traditions sociales ne sont pas secondaires. Elles sont essentielles et constituent des leviers puissants de résilience et de paix », a-t-il conclu.
La 3ᵉ édition du Festival international de la gastronomie de Ouagadougou (FIGO) se tient du
30 janvier au 1ᵉʳ février 2026 à l’Espace VITHRO, sis à la Zone d’activités diverses (ZAD) sous le thème : « L’art de cuisiner, l’art de plaisanter : Nos traditions au service du vivre-ensemble ».
Agence d’Information du Burkina


