BURKINA-SOUROU–CULTURE-TOA-YAKA–INTERVIEW–PROMOTION
Sourou/APCS : « Tout est fin prêt pour valoriser notre culture durant ces 48 heures », Assimi Drabo, promoteur
Tougan, 28 janv. 2026 (AIB) – À 72 heures de l’ouverture de la troisième édition du festival Toa Yaka, prévue du 30 au 31 janvier 2026, le président de l’Association pour la promotion de la culture du Sourou (APCS) et promoteur de l’événement, Assimi Drabo, rassure, dans cet entretien, que « tout est fin prêt » pour offrir aux festivaliers un événement culturel de grande envergure.
Agence d’information du Burkina (AIB) : Quelle est l’idée du festival Toa Yaka ?
Assimi Drabo (AD) : Nous avons constaté qu’aujourd’hui, la jeunesse s’éloigne de plus en plus de nos traditions et de notre culture. L’idée de ce festival est de permettre à la jeunesse de connaître et de se réapproprier notre culture très riche, afin de ne pas oublier nos traditions. Le festival permettra également à la population résiliente du Sourou de vivre des moments d’ambiance et de convivialité dans la ville de Tougan.
AIB : Qu’est-ce qui vous a motivé à retenir « Culture, facteur d’union des populations » comme thème de cette troisième édition ?
AD : La province du Sourou regorge de potentialités humaines et de populations très résilientes. Malgré tout ce que la région a traversé, les populations sont restées unies comme un seul peuple. Nous avons donc retenu ce thème pour saluer cette union et inviter les populations à se rassembler davantage autour de la culture.
AIB : Quelles sont les activités phares de cette troisième édition ?
AD : Durant les 48 heures du festival, les festivaliers auront droit à plusieurs activités attractives. Lorsqu’on parle du pays San, on pense automatiquement à la lutte traditionnelle, qui constitue l’activité phare. Nous aurons également une rue marchande, des prestations d’artistes les vendredi et samedi soir, ainsi qu’une grande innovation cette année : les contes traditionnels, tels qu’ils étaient racontés autrefois dans nos villages.
AIB : À 72 heures de l’événement, quel est l’état des préparatifs ?
AD : Nous pouvons dire que tout est pratiquement fin prêt. À ce jour, nous sommes à environ 90 % de taux de réalisation et nous espérons atteindre les 100 % d’ici le coup d’envoi, au regard de la détermination et de l’engagement du comité d’organisation sur le terrain.
AIB : Certains estiment que la situation sécuritaire au Sourou n’est pas favorable à l’organisation de festivals. Quel message leur adressez-vous ?
AD : C’est effectivement l’avis de certains, mais la réalité à Tougan est tout autre. Je tiens à rassurer tout le monde que Tougan est accessible et que les activités s’y mènent dans la quiétude, grâce au travail remarquable de nos forces combattantes, que je salue très sincèrement. Des compagnies de transport desservent la ville quotidiennement sans difficulté. Nous menons nos activités parfois jusqu’au petit matin sans problème. Nous sommes donc prêts à accueillir les festivaliers.
AIB : Quel message souhaitez-vous adresser aux visiteurs, professionnels et invités ?
AD : Je remercie d’abord nos autorités, dynamiques et ouvertes, pour leur accompagnement constant. Je salue également les efforts des Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) . Enfin, j’invite tous les amoureux de la culture et tous ceux qui souhaitent apprendre à se mobiliser massivement du 30 au 31 janvier 2026 à Tougan, précisément au CELPAC, afin de partager ensemble de riches moments culturels et sportifs.
Agence d’Information du Burkina (AIB)
Propos recueillis par Souleymane Sankara


