BURKINA- ENSEIGNEMENT SUPERIEUR- L’UNIVERSITE JOSEPH KI-ZERBO-PRESIDENCE-PASSATION DE CHARGE
Burkina : Le nouveau président de l’Université Ki-Zerbo place son mandat sous le signe de la normalisation académique
Ouagadougou, 28 janv. 2026 (AIB)- Le nouveau président de l’université Joseph Ki-Zerbo, le Professeur Antoine Béré, installé mercredi à tête de l’Université s’est engagé à la normalisation académique et à poursuivre les actions posées par son prédécesseur, le Professeur Jean-François Silas Kobiané.
Le nouveau président, le Professeur Antoine Béré, a identifié la normalisation des années académiques comme le principal défi de son mandat.
M. Béré a salué le travail accompli par son prédécesseur, le Professeur Jean-François Silas Kobiané, pour les résultats engrangés au cours de son magistère, tout en le rassurant qu’il ne ménagera aucun effort pour poursuivre et consolider les chantiers engagés.
Il a affirmé aussi vouloir placer son magistère sous le signe de la collaboration, de l’efficacité et de la confiance en nos capacités, soulignant que seul on peut aller loin, mais ensemble on peut aller encore plus loin.
Se disant conscient de la gravité de la charge, le Pr Béré a remercié les autorités nationales, notamment le président du Faso le Capitaine Ibrahim Traoré et le ministre en charge de l’Enseignement supérieur, le Professeur Adjima Thiombiano, pour la confiance accordée, tout en rassurant qu’il poursuivra les chantiers engagés par son prédécesseur avec l’accompagnement de toute la communauté universitaire.
La cérémonie a été ponctuée par l’installation officielle nouveau président par le Secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, la signature des procès-verbaux, le port de l’insigne présidentiel, ainsi que la remise des documents de passation et du contrat d’objectifs.
Dans son allocution, le président sortant, le Professeur Jean-François Silas Kobiané, a exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités du pays et aux ministres de tutelle pour la confiance placée en lui durant ses trois années et demie de magistère.
« Le défi financier majeur à notre arrivée en 2022 était l’apurement de la dette des frais académiques, accumulée sur trois années, soit plus de deux milliards de francs CFA, que nous sommes parvenus à payer », a-t-il déclaré.
Il a également mis en exergue les efforts consentis pour la normalisation des années académiques, indiquant que le taux est passé de 39 % au 30 septembre 2023 à 80 % en septembre 2025, saluant au passage l’engagement de l’ensemble de la communauté universitaire.
Le Pr Kobiané a aussi relevé les initiatives prises pour diversifier les ressources propres de l’université, la modernisation des infrastructures et les avancées en matière de digitalisation, notamment avec la plateforme PROGRESS, appelée à être généralisée au niveau national.
Tout en reconnaissant les progrès réalisés, il a estimé que des chantiers importants restent à poursuivre, notamment l’atteinte de la normalisation totale des années académiques et le renforcement des ressources financières internes.
Agence d’information du Burkina
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