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Autoroute Ouaga – Bobo : phase de concertation avec les populations à Sabou

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Autoroute Ouaga – Bobo : phase de concertation avec les populations à Sabou

Sabou, 17 janv. 2026 (AIB) – La salle de réunion de la mairie de Sabou a accueilli, le samedi 17 janvier, une rencontre d’informations et d’échanges destinée aux personnes impactées par le projet d’autoroute Ouagadougou – Bobo-Dioulasso, a constaté l’AIB. 

 

Sous l’égide du Président de la délégation spéciale (PDS), Abdoul Aziz Koara, cette session a réuni l’initiative présidentielle « Faso Mêbo », la SONATUR, ainsi que les autorités coutumières, religieuses et les populations locales.

 

D’entrée de jeu, le PDS de Sabou a salué la forte mobilisation, y voyant le signe de l’adhésion des populations au développement local. Il a rappelé que ce chantier stratégique, lancé il y a moins de six mois sur décision présidentielle, entre déjà dans sa phase active. « La mairie a pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir le succès de ce projet majeur », a affirmé Abdoul Aziz Koara.

 

Au cœur des échanges, la question de la récupération des arbres abattus lors du terrassement a suscité de nombreuses interrogations. Le lieutenant Sabane Ouédraogo, chef du service départemental des eaux et forêts, a fait le point : si la majorité des riverains a déjà récupéré les troncs d’arbres, il a tenu à faire une mise au point légale. « Le transport du bois reste soumis à une autorisation préalable. Tout déplacement de bois sans document administratif expose les contrevenants aux sanctions prévues par la loi », a-t-il rappelé.

 

La question de l’indemnisation a été abordée par le chef de la délégation de la SONATUR, Tiraogo Nikiema. Il s’est voulu rassurant, promettant un processus de dédommagement inclusif pour les propriétaires terriens et les exploitants impactés.

 

Toutefois, il a souligné que ce processus s’inscrit dans la rigueur de la « Révolution populaire progressiste » actuelle. Si l’accompagnement est garanti, la discipline reste de mise : tout acte visant à entraver le bon déroulement des travaux sera traité avec la plus grande fermeté.

Cette rencontre a permis de lever les zones d’ombre sur les mesures d’accompagnement. Elle marque une étape clé dans la gestion sociale du projet, visant à concilier les impératifs de développement infrastructurel et le respect des droits des populations affectées.

Agence d’information du Burkina 

JPK/PB/AS/ATA

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