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Justice: Rama La Slameuse poursuivie pour faits de rébellion (Procureur du Faso)

Ouagadougou, 26 juin 2019 (AIB) – En plus du blanchissement de capitaux qui lui est reproché, la chanteuse Rasmata Diallo, plus connue sous son nom d’artiste Rama la Slameuse, est aussi poursuivie, pour entre autres, des faits de rébellion, renseigne un communiqué de presse du procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou, publié mercredi.

Dans son communiqué dont l’AIB a reçu copie mercredi, Mme le procureur du Faso près le TGI de Ouagadougou, Maïza Sérémé, donne des précisions sur le déferrement de Rama la Slameuse à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).

Elle rappelle d’emblée que le 29 mai 2018, le parquet près le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Ouagadougou saisissait la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) aux fins de diligenter une enquête sur des faits présumés de blanchiments de capitaux.

«C’est ainsi que le 25 octobre 2018 le parquet recevait le rapport de la CENTIF et saisissait le juge d’Instruction le 16 novembre 2018, aux fins d’ouverture d’une information contre Diallo Rasmata alias Rama la Slameuse», précise le communiqué.

Le même texte indique que «le 18 juin 2019, le Juge d’Instruction saisi émettait une convocation contre elle pour être entendue le 24 juin 2019», avant d’ajouter qu’à la date indiquée, Ramata la Slameuse a été auditionnée et inculpée effectivement pour blanchiment de capitaux.

Selon Maïza Sérémé, «une autre convocation avait été émise le 20 juin 2019 par le parquet à son encontre pour être entendue le 24 juin 2019 sur des faits à elle reprochés suite à la plainte du représentant de la Police nationale et de cinq (05) autres agents de la Police nationale et sur les publications de l’intéressée sur les réseaux sociaux».

A cette même date, révèle Mme le procureur, «après son inculpation par le Juge d’Instruction, elle (Rama la Slameuse) fut auditionnée par le parquet et poursuivie pour les faits de rébellion, d’atteinte à la vie privée, de menaces sous condition, de menace de mort, d’outrage à agent et de discrédit sur un acte judiciaire».

De l’avis de Mme Sérémé, Rasmata Diallo est placée sous mandat de dépôt «dans l’attente de son jugement suivant la procédure de flagrant délit».

Le communiqué de madame le procureur du Faso donne des précisions sur d’autres dossiers relative à la justice.

Agence d’information du Burkina

AK/ata

Photo d’archives juste pour illustrer

 

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