Burkina-Presse-Revue

Elections et justice au menu des quotidiens burkinabè

Ouagadougou, 8 dec. 2020 (AIB)- Les quotidiens burkinabè de ce mardi continuent de commenter les élections couplées (présidentielles et législatives) du 22 novembre passées, sans oublier le dossier judiciaire relatif au journaliste d’investigation Norbert Zongo

«Elections couplées du 22 novembre : Il y avait un véritable marché aux voix »,  (Me Guy Hervé Kam, coordonnateur national  de SENS), arbore le doyen des quotidiens privés du Burkina Faso, l’Observateur Paalga.

Selon le journal, le coordonnateur du  Mouvement politique «Servir et non se servir» Me Guy Hervé Kam  souligne, au cours d’un entretien,  en avoir pris de la graine dans l’animation des campagnes électorales de 2020.

De l’avis du confrère, Me Kam  déplore l’existence d’un réel «marché aux voix» et en appelle à reformer «urgemment» le système électoral burkinabè.

D’après le quotidien privé, le jeune parti  s’en est sorti bredouille des échéances présidentielles et législatives du 22 novembre passées au Burkina Faso.

«Respect des droits  humains en période électorale : La CNDH a recensé plus de 600 incidents dans 7 régions », affiche toujours le journal l’Observateur Paalga à sa Une.

Le doyen des  quotidiens privés explique qu’une mission  de la Commission nationale des droits humains (CNDH) s’est déplacée  dans 7 régions du Burkina au cours du scrutin du 22 novembre 2020.

A l’en croire, l’équipe de monitoring de la CNDH qui a déployé 237 observateurs a enregistré 647 incidents liés aux violations des droits humains avant, pendant et après les élections.

«Elections présidentielles et législatives 2020 : l’ADF-RDA qui a payé le plus lourd tribut à l’insurrection, dame le pion à des parti qui y étaient partie prenante», Ousmane Tarpaga, titre le quotidien privé, Le Pays.

Le journal explique qu’un militant de l’Alliance pour la démocratie et la fédération-Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA) du nom de Ousmane Tarpaga note que le parti de Gilbert Noel Ouédraogo, exclu de la scène politique  en 2015  à cause de l’insurrection populaire de  2014, a  même devancé  certains partis à ces élections de 2020.

Le quotidien d’Etat Sidwaya écrit dans ses colonnes : «Réélection de Roch Marc Christian Kaboré : Le  Conseil global pour la tolérance et  la paix félicite le président du Faso».

Pour le journal public, le président Kaboré a, hier lundi au cours un entretien  à  Kosyam avec le Conseil global pour la tolérance et la paix(CGTP), dit travailler avec le peuple burkinabè pour la promotion de la paix et de la cohésion sociale dans le pays.

«Affaire Norbert : les craintes du collectif des avocats », mentionne le journal privé, Le Pays à sa Une

Le journal indique que plusieurs organisations de la société civile  ont organisé hier lundi 7 décembre, un point de presse entrant dans le cadre de la commémoration  du 22e  anniversaire de l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo, le 13 décembre prochain.

A entendre, le collectif des avocats, le dossier Zongo a connu des avancées  notables sur le plan judiciaire mais  des craintes existent toujours liés au  projet du retour de l’ex-président du Faso Blaise Compaoré, de son frère François Compaoré, de la sincérité du régime  en place.

Pour sa part le quotidien d’Etat titre : «Dossier Nobert Zongo, Nul n’a le droit d’étouffer la justice pour une quelconque réconciliation», Me Prosper Farama.

D’après le journal, le représentant du collectif des avocats contre les crimes politiques et l’impunité, Me Prosper Farama,  «parler de la réconciliation est un droit pour les politiciens  Mais la position du collectif est claire : nul n’a le droit d’étouffer la justice pour une quelconque réconciliation».

Agence d’information du Burkina

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