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Burkina : 100 jours après la réélection du président Kaboré, le gouvernement navigue à vue (opposition)

Ouagadougou, 5 mai 2021 (AIB) – 100 jours après la réélection du président Kaboré, le gouvernement navigue à vue «entrainant ainsi une recrudescence de la mal gouvernance», affirme le Chef de file l’opposition politique (CFOP), Eddie Komboïgo, dans la parution de mercredi du quotidien public Sidwaya.

Le gouvernement navigue à vue «entrainant ainsi une recrudescence de la mal gouvernance notamment le bradage des marchés publics et la montée de la corruption», lit-on mercredi dans le quotidien public Sidwaya rapportant les propos de Eddie Komboïgo.

Le Chef de file l’opposition politique (CFOP), Eddie Komboïgo était mardi, face à la presse à Ouagadougou pour analyser les 100 premiers jours de gouvernance du second mandat du président Roch Marc Christian  Kaboré, réélu en novembre 2020.

Selon le chef de file de l’opposition politique (CFOP), Eddie KomboÏgo, «le Burkina Faso est un pays enclavé et la fermeture des frontières a entraîné une inflation des produits de grandes consommation».

Il a indiqué que «le prix du sac de maïs est passé de 12500 FCFA en janvier 2021 à 22 500F au mois d’avril 2021».

Eddie Komboigo a exigé la réouverture «sans délais» des frontières afin de sauver l’économie «en pleine asphyxie» car selon lui, la situation sanitaire du pays n’est plus aussi grave pour ne pas les ouvrir.

M. Komboïgo a aussi déploré la détérioration de la situation sécuritaire qui occasionne des morts par dizaines et plus de 1 200 000 Personnes déplacées internes (PDI).

«Certaines populations sont obligées de négocier une voie de sortie avec les terroristes», a-t-il soutenu.

Selon le chef de file de l’opposition, le remède efficace face à cette situation est l’élaboration d’une politique de défense sérieuse.

Cela passe par la mise en place d’un bon cadre de concertation entre les chefs militaires et l’instauration d’une bonne harmonie de leur vision avec le gouvernement, a-t-il affirmé.

«Il faut non seulement bander les muscles mais également privilégier le dialogue intelligent par la diplomatie», a-t-il indiqué.

Eddie Komboïgo, s’est également penché sur la crise éducative qui menace la bonne tenue de l’année scolaire.

«Depuis plus d’une semaine, des milliers d’élèves sont dans la rue, sur le territoire national pour dénoncer les réformes mal entreprises dans le secteur et malgré cela aucune issue n’est perceptible à l’horizon», a-t-il regretté.

Le CFOP s’est aussi appesanti sur la question foncière qui risque d’engendrer des conflits au sein de la population avec l’envahissement des terres par les sociétés immobilières.

Pour remédier à cela, Eddie Komboïgo propose une réinstauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire et le retour des PDI dans leurs localités d’origine.

Il a également appelé à la reprise du dialogue avec les partenaires sociaux et l’application stricte des recommandations de l’enquête parlementaire sur le foncier.

Agence d’information du Burkina

MSS/wis/ak

Photo : Burkina 24

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