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Kaya : Sayouba Soré, un exemple de conciliation entre études et gagne-pain

Sayouba Soré : «Le métier de lavage d’engins nourrit son homme».

Kaya : Sayouba Soré, un exemple de conciliation entre études et gagne-pain

Kaya, 14 mai 2022 (AIB)-Elève en classe de Terminale D, Sayouba Soré  est contraint par la précarité de laver des engins quand il n’a pas cours, afin de s’occuper de ses petites sœurs et de se payer plus tard, une formation dans une école professionnelle de santé animale.

C’est un élève-laveur d’engins, visiblement fier de son statut que nous avons rencontré à Kaya , en pleine activité.

Sayouba soré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, en tenue scolaire faisait briller en un temps record, les véhicules et motos confiés à son service de lavage  situé à un coin de rue non loin de la grande mosquée de la ville.

A le voir manipuler avec dextérité ses outils de travail, l’on n’imagine pas que le laveur d’engins a embrasé ce métier sans une formation préalable et en seulement 6 mois d’exercice, si l’on s’en tient à ses propos.

Venu prendre sa moto, un client ayant requis l’anonymat apprécie positivement le travail du jeune élève de 23ans. «Je suis satisfait de son dynamisme, car il est rapide et il lave bien» explique-t-il, en précisant qu’il est un client fidèle.

Régulièrement inscrit dans un lycée privé de la place à Kaya, il peine à assurer, non seulement, sa scolarité mais aussi, sa pitance quotidienne.

Entre courage et désespoir, le jeune ambitieux a su dompter la misère pour atterrir tant bien que mal, en classe de terminale D.

Face aux charges familiales combinées à ses frais de scolarité et de ceux de ses deux petites sœurs, le combattant Soré n’a eu d’autres choix que de se lancer dans une Activité génératrice de revenus (AGR).

L’élève a du se vendre ses chèvres pour se procurer cette machine d’occasion.

D’abord dans le domaine de la maçonnerie comme apprenti, avec son peu de connaissance dans ledit métier, il décroche, occasionnellement, de petits marchés qui lui ont permis  tant bien que mal de subvenir à ses besoins quotidiens.

«J’ai eu l’idée de créer mon propre lieu de lavage d’engins, en octobre 2021, lorsque M. Sakandé, laveur d’engins chez qui j’exerçais le métier à mes temps libres moyennant une rémunération de 500 francs CFA par jour, m’a confié avoir des difficultés de gestion de ses deux sites de lavage d’engins et a décidé de me vendre son coin à 300 mille francs CFA» , explique le prétendant au baccalauréat 2022.

«J’ai déjà payé 250 milles et le reste sera payé au moment des vacances», ajoute-t-il en  précisant que pour ouvrir son atelier de lavage d’engins roulant, il a sacrifié ses petits ruminants.

«Je nourrissais de la passion pour ce métier. J’ai dû vendre mes chèvres au village pour m’acheter cette machine d’occasion, la barrique et le petit matériel », dit-il.

Selon lui, l’activité de lavage d’engin nourrit son homme, en ce sens que la position stratégique de son entreprise, sise à proximité de la grande mosquée de Kaya, lui permet de faire beaucoup de bénéfices, surtout le jour de vendredi, où les fidèles musulmans confient leurs engins pour lavage.

«Grâce à ce métier, j’ai pu négocier la place et payer les frais de scolarité de mes petites sœurs en classes de 6e et 5e. En accord avec l’économe de mon lycée, je paie à tempérament ma scolarité», lance-t-il tout fier.

Soré compte poursuivre ses études dans une école professionnelle de santé animale.

Sur une scolarité de 80 milles francs CFA, il a déjà soldé 72 500 francs et il lui reste 7 500 francs comme frais impayés. Un reliquat qu’il rassure soldé les jours à venir.

Pour faire face à ces charges, Sayouba Soré a eu l’intelligence de souscrire à une épargne journalière au frais de 2 000 francs CFA, grâce à laquelle il avoue faire d’importantes économies.

Il assure que ce métier ne saurait nuire à sa scolarité et promet d’ailleurs de fêter bientôt son admission au Baccalauréat série D.

Au-delà des congés, il dit se consacrer à ce travail les après-midi des vendredis et les weekends, où il n’a pas classe.

Sayouba dit être appuyé dans son activité par un apprenti qui n’est pas régulier.

L’élève a du se vendre ses chèvres pour se procurer cette machine d’occasion.

Après l’obtention de son diplôme, le futur entrepreneur compte poursuivre dans une école professionnelle de santé animale, après son rêve brisé par de nombreux échecs aux recrutements militaires.

«Avec mes économies, je compte m’inscrire dans une école privée de Kaya tout en continuant le métier de laveur d’engins», déclare-t-il. Comme perspectives Sayouba Soré compte ouvrir deux autres sites de lavage d’engins dans la ville, afin d’étendre son travail.

«J’ai déjà pris attache avec un commerçant de la place pour acquérir une machine à laver et du matériel payable par tranche pour ouvrir un deuxième atelier. Un élève déplacé interne est déjà disposé à m’accompagner dans cette nouvelle aventure», fait savoir M. Soré.

Natif de Tampelga-Yarcé, commune de Kaya, province du Sanmatenga, Sayouba Soré est parti du village avec un certificat d’études primaires (CEP) en poche, il débute son premier cycle à Tenkodogo, chef-lieu de la région du Centre-Est, auprès de son oncle, avant de revenir poursuivre en classe de 4e auprès de ses géniteurs.

Il s’installe alors à Kaya, seul dans la cour d’un de ses oncles pour poursuivre ses études dans un lycée privé de la place.

Sayouba éprouve des difficultés pour assurer, non seulement, sa scolarité, mais aussi, subvenir à ses besoins quotidiens et à ceux de sa famille qui vit dans la précarité.

Malgré tout, le candidat au Bac D espère aller jusqu’au bout de ses rêves de devenir un agent en santé animale.

Agence d’information du Burkina

Augustin Irwaya OUEDRAOGO

AIB/Sanmatenga

 

Ouahigouya : découvert d’un corps en état de putréfaction avancée

Ouahigouya : découvert d’un corps en état de putréfaction avancée

Ouahigouya, 14 mai 2022(AIB)-Un corps en état de putréfaction avancée a été découvert vendredi au secteur 8 de Ouahigouya, a appris l’AIB.

Le corps sans vie d’un homme dont l’âge reste à déterminer a été retrouvé par les riverains du secteur 8 de Ouahigouya sur la route conduisant au cimetière de Youba.

La dépouille gisant pas très loin de la route est totalement en état avancé de décomposition.

En attendant les constats d’usage et l’enlèvement du corps par les services compétents, plusieurs questions se posent car l’intéressé est ligoté avec les yeux bandés.

Agence d’information du Burkina

BPN/ata

Centre-Nord : Le nouveau gouverneur «ouvert et perméable aux critiques constructives»

Centre-Nord : Le nouveau gouverneur «ouvert et perméable aux critiques constructives»

Kaya, 14 mai 2022 (AIB)- «Le buffle le plus fort qui s’éloigne du troupeau n’a pas longue vie..», le nouveau gouverneur de la région du Centre-Nord, le Colonel-Major de gendarmerie Zoewendmanego Blaise Ouédraogo, a appelé mercredi, à l’unité et s’est dit «ouvert et perméable aux critiques constructives».

 Résidents et ressortissants, les forces vives de la province du Sanmatenga, région du Centre-Nord, ont échangé, le mercredi 11 mai 2022, à Kaya, avec le gouverneur du Centre-Nord, le Colonel-Major de gendarmerie, Zoewendmanego Blaise Ouédraogo.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les forces vives de son ressort territorial, à l’issue de sa prise de fonction, le 24 mars 2022.

Aux termes de 6 heures d’horloge d’échanges directs, les participants ont formulé le vœu de multiplier ce genre de cadre de rencontre dont l’importance est salutaire.

Le gouverneur Ouédraogo a invité les forces vives de la province à une solidarité agissante envers les déplacés internes.

Il a appelé les forces vives à l’union sacrée pour faire face aux adversités qui sapent l’épanouissement des populations. « Le buffle le plus fort qui s’éloigne du troupeau n’a pas longue vie» a-t-il conseillé.

De ce fait, il a insisté sur le consensus qui devrait prévaloir dans la mise en place des comités de dialogue annoncés par le gouvernement.

Parlant de la prochaine mise en place des délégations spéciales, le colonel-major a requis la redevabilité et la transparence, une condition sine qua none, pour l’adhésion des populations aux actions de développement.

Zoewendmanego Blaise Ouédraogo s’est dit ouvert et perméables aux critiques constructives. C’est pourquoi, il a invité les forces vives du Sanmatenga à être des vecteurs de sensibilisation des citoyens pour leur réelle implication dans la restauration de la paix.

En termes de recommandations, elles ont envisagé l’organisation d’une campagne de collecte de vivres dénommée «Opération Riibo».

De ce fait, une cellule de réflexion sera mise en place en vue de la mise en œuvre efficace de cette opération.

L’occasion a été belle pour le Haut-Commissaire Auguste Kinda de la province de réitérer ses félicitations au nouveau gouverneur pour la confiance du président placée en lui et de lui formuler des vœux de réussite dans sa mission.

A entendre Auguste Kinda,  sa circonscription administrative forte de 885 642 habitants, traverse un contexte sociopolitique, économique et sécuritaire difficile avec les lourdes conséquences des attaques terroristes depuis la première attaque du 3 mai 2017, à l’école de Bafina dans la commune de Barsalogho.

Les forces vives du Sanmatenga se sont engagées pour le retour de la paix dans leur province.

Agence d’information du Burkina

Augustin Irwaya OUEDRAOGO

 Tenkodogo : Fin de formation des journalistes de Sidwaya en Fact checking et data journalisme

Burkina-Tenkodogo-Medias-Sidwaya-Faso-Check-Formation

Tenkodogo : Fin de formation des journalistes de Sidwaya en Fact checking et data journalisme

Tenkodogo, 14 mai 2022 (AIB)-Les journalistes des Éditions Sidwaya ont bouclé ce samedi en mi-journée, quatre jours de formation à Tenkodogo et sont désormais armés de « rudiments en Fact checking et data journalisme », a confié le directeur des rédactions Daniel Zongo.

« La formation s’est globalement bien déroulée. (…) Les participants avaient souhaité aller au delà de ce qu’ils ont appris. Cependant, au bout de ces quatre jours, ils ont quand même eu les rudiments pour pouvoir pratiquer le Fact checking et le data journalisme », a indiqué en cette mi-journée du samedi, le directeur des rédactions des Éditions Sidwaya Daniel Zongo, au micro de l’AIB.

La formation s’est globalement bien déroulée, selon le directeur des rédactions des Éditions Sidwaya Daniel Zongo

M. Zongo s’exprimait  à Tenkodogo, au terme d’une formation de quatre jours sur le Fact checking et le data journalisme au profit des journalistes des Éditions Sidwaya dont fait partie l’AIB.

La formation a été aussi bien théorique que pratique

Le directeur des rédactions Daniel Zongo a souhaité que les compétences acquises par les journalistes des Éditions Sidwaya, se ressentent dans leurs productions quotidiennes.

Il a aussi souhaité « que le partenariat entre Sidwaya et Fasocheck se poursuivre ».

L’attestation de formation de la journaliste Wamini Micheline Ouédraogo/Bicaba a été remise par le formateur Jordan Méda

La formation a regroupé les journalistes issus de la rédaction de Sidwaya quotidien, de la direction Web et multimédia, de la rédaction de Sidwaya sport, de la rédaction de Carrefour africain, de l’Agence d’information du Burkina, de la rédaction de Sidwaya Bobo et Koudougou.

Les quatre jours de formation ont été assurés par deux journalistes et formateurs de Faso Check, Isidor Bouda et Ange Lévi Jordan Méda.

Le formateur Jordan Méda a remis l’attestation de formation de la journaliste Nadège Yaméogo

Selon le formateur Isidor Bouda, la formation a permis d’évoquer les enjeux de la désinformation, (…), les risques désinformationnels qui existent aujourd’hui et la nécessité de faire du Fact checking aujourd’hui, dans toutes les rédactions médias.

« Nous avons parlé des méthodes et outils de vérification, nous avons évoqué la démarche à suivre quand on veut faire du Fact checking, de l’identification du sujet à la recherche d’analyse des sources jusqu’au verdict final », a-t-il souligné.

Le formateur Isidor Bouda a jugé  « assez intéressante » la collaboration entre les Éditions Sidwaya et Faso check

Concernant le data journalisme, Isidor Bouda a expliqué que les journalistes des Éditions Sidwaya ont appris « les aspects historiques » et les enjeux de ce genre journalistique aussi bien pour le public que pour les journalistes.

Pendant quatre jours, les journalistes des Éditions Sidwaya ont appris des modules sur le Fact checking et le data journalisme

« Nous avons essayé aussi d’apprendre aux participants à utiliser certains outils pour traiter des données, des chiffres qui peuvent se trouver sur certaines plates formes », a-t-il indiqué.

A la cérémonie d’ouverture le mercredi dernier, le directeur général des Éditions Sidwaya Mahamadi Tiegna avait précisé que son média compte à la fin de cette formation, mettre en place un pool de journalistes spécialisés pour traquer les informations à confusion afin de mieux éclairer l’opinion.

Agence d’information du Burkina

WIS/az

Economie : les délégués consulaires du Nord tiennent leur première assemblée générale

Economie : les délégués consulaires du Nord tiennent leur première assemblée générale

Ouahigouya, 14 mai 2022(AIB)-Les membres de la délégation consulaire de la région du nord (DCR/Nord) ont tenu hier samedi, leur toute première Assemblée Consulaire Régionale (ACR) de leur mandature.

Cette assemblée qui s’est tenue dans la salle de conférence de la chambre de commerce de Ouahigouya a permis aux élus de se pencher sur le rapport d’exécution du plan stratégique de la mandature passée, la présentation du plan stratégique de celle en cours (2022-2027),  le budget de la présente délégation et enfin le rapport bilan du premier trimestre 2022.

Les travaux se sont déroulés sous la présidence de Ilassa Ouédraogo, vice-président de la délégation consulaire du Nord.

Au terme des échanges, M. Ouédraogo a félicité les élus de la région pour leurs engagements déjà visibles, tout en les encourageant à continuer dans cette dynamique pour le développement économique  de toutes les quatre provinces de la région du Nord.

Agence d’information du Burkina

BPN/ata/ak

 

 

Élève violée à Ouahigouya: un suspect aux arrêts

Élève violée à Ouahigouya : un suspect aux arrêts

Ouahigouya,14 mai 2021(AIB)-Un individu de 38 ans a été interpellé jeudi dernier, quelques jours après le viol d’une élève déplacée interne, a appris l’AIB auprès de sources sécuritaires.

Le suspect appréhendé avec des effets personnels de la victime, devrait être entendu par le Procureur pour la suite de l’enquête.

En rappel, une élève déplacée en provenance du Loroum, a été violée dans la nuit du 7 au 8 mai 2022 au quartier Oufré de Ouahigouya par un individu muni d’un couteau.

L’affaire a provoqué un vif émoi et la famille a déposé une plainte contre X.

Agence d’information du Burkina

fn-ata/ak

 

 

Yako: Un accident de circulation fait deux morts et une blessée

Yako: Un accident de circulation fait deux morts et une blessée

Yako, 13 mai 2022 (AIB)- Un infirmier et un policier ont perdu la vie vendredi après-midi à la sortie de Yako, dans un accident de circulation qui a également enregistré une infirmière blessée, a constaté l’AIB.

Deux personnes ont perdu la vie ce vendredi 13 mai 2022 suite à un accident de circulation dans le village de Sassa, à environ 2 kilomètres du péage de Yako.

Il s’agit d’un policier en service à Yako et d’un infirmier servant à Gourcy.

La troisième occupante du véhicule, une infirmière, serait enceinte et a été légèrement blessée.

Transportée au CSPS de Pelegtanga par les premiers témoins, la vie de la dame serait hors de danger.

Selon les témoignages reçus sur place, c’est l’éclatement du pneu de la voiture qui serait à l’origine du drame.

Les dépouilles été déposées à la morgue du CMA de Yako après constatation de l’infirmier chef de poste ( ICP) du CSPS de Pelegtanga.

Le commandant de la gendarmerie ainsi que le commissaire central de la police nationale de Yako qui se sont rendus sur les lieux pour le constat ont invité les usagers de la route à plus de prudence.

Agence d’information du Burkina

Zézouma Elie SANOU

Burkina/Région de l’Est : 32 000 exploitations cotonnières en 4 ans à cause de l’insécurité 

Burkinabe workers package cotton on March 3, 2017 in Boromo, central Burkina Faso, where cotton companies stopped using genetically modified cotton seeds from global seed giant Monsanto. (Photo by ISSOUF SANOGO / AFP)

Burkina-Agriculture-Coton-Difficultés

Burkina/Région de l’Est : 32 000 exploitations cotonnières en 4 ans à cause de l’insécurité 

Ouagadougou, 13 mai 2022(AIB)-La région de l’Est a perdu en quatre ans, près de 32 000 exploitations cotonnières à cause de l’insécurité, a appris l’AIB vendredi.

« Les quatre dernières années, nous avons perdu près de 32 000 exploitations cotonnières », a déclaré jeudi le Directeur général de la société cotonnière du Gourma (SOCOMA) Ali Compaoré.

M. Compaoré dont les propos ont été rapportés vendredi par le quotidien public Sidwaya, faisait allusion, lors d’un point de presse, à l’insécurité qui touche la région de l’Est.

La région de l’Est à l’instar de plusieurs autres localités du Burkina Faso subit depuis quelques années, des attaques terroristes qui ont causé la mort de plusieurs personnes et le déplacement de plusieurs milliers d’autres.

Pour la campagne 2022-2023, l’Association interpersonnelle du coton du Burkina(AICB) s’est fixée un objectif de production de 700 000 tonnes de coton graine conventionnel et de 2 500 tonnes de coton biologique et équitable, a dit son secrétaire général Louis Yanzon Yé, d’après le journal.

M. Yé a indiqué que le prix du kilogramme de coton graine passe de 270 à 300FCFA, alors que le kilogramme de coton de deuxième choix est fixé à 275FCFA.

Cette hausse a été possible grâce à un soutien «exceptionnel» de 72 milliards de FCFA apporté par l’Etat burkinabè, s’est réjoui Louis Yanzon Yé.

492 mille 613 tonnes de coton graine ont été produites lors de la campagne 2020-2021 contre  518 545 tonnes pour la campagne 2021-2022.

La production du coton biologique et équitable est passée de 1 573 tonnes en 2020-2021 à 1 889 tonnes en 2021-2022.

Agence d’information du Burkina

opj/ata

Photo d’illustration: lemonde.fr

 

 

Burkina : Augmentation du prix de ticket de voyage de 500 et de 1000FCFA

Burkina : Augmentation du prix de ticket de voyage de 500 et de 1000FCFA

Ouagadougou, 13 mai 2022(AIB)-Après la hausse du prix du carburant, le gouvernement burkinabè et les acteurs des Transports ont convenu vendredi, d’une augmentation du prix du ticket de voyage de 500 et de 1000FCFA.

Pour les distances inférieures ou égales à 200Km, les voyageurs devront débourser 500FCFA de plus tandis que ceux qui iront au-delà de 200km, paieront 1000FCFA de plus, stipule un communiqué du ministère en charge des Transports parvenu vendredi soir à l’AIB.

«Les acteurs des transports se sont engagés à respecter les prix ainsi fixés et à rappeler à l’ordre, les transporteurs ayant augmenté de façon unilatérale les prix des tickets», assure la même source.

Le gouvernement dit poursuivre les concertations avec les transporteurs de marchandises et que les résultats seront connus au plus tard le mardi 17 mai 2022.

Après l’annonce mercredi, de la hausse de 100FCFA du litre d’hydrocarbure, des transporteurs ont augmenté les prix des tickets, allant jusqu’à 2500 FCFA pour certaines destinations.

Le gouvernement a qualifié ces augmentations de sauvages et a appelé les acteurs à la raison.

Agence d’information du Burkina

ATA/ak

  

 

 

 

Le Burkinabè Hervé Koffi désigné meilleur joueur de Charleroi

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Le Burkinabè Hervé Koffi désigné meilleur joueur de Charleroi

Ouagadougou, 13 mai 2022 (AIB) – Le gardien de burkinabè Hervé Kouakou Koffi a remporté « Zèbre d’or » du meilleur joueur de la saison du club belge, le Sporting Charleroi, a-t-on appris de sources médiatiques.

Hervé Koffi plusieurs fois désigné joueur du mois de son club et du championnat belge, a remporté le vote à la majorité des votants, devant ses coéquipiers Jules Van Cleemput (144 voix), Vakoun Bayo (113 voix) Marco Ilaimaharitra (91) et Ryota Morioko (80 voix).

Pour sa 1ère saison avec Charlerois et malgré une absence lors de la CAN, le dernier rempart burkinabè a mis tout le monde grâce à ses performances individuelles.

Koffi recevra son prix au milieu du terrain avant le coup d’envoi du match de ce samedi soir qui verra Malines se déplacer au Mambourg dans le cadre de l’avant-dernière journée des playoffs pour l’Europe.

Mal embarqué en début de championnat, Charleroi a, grâce à la solidité de son gardien, retrouvé des couleurs. Avec 26 points, les Zèbres sont désormais 5e au classement de la Jupiler Pro League.
Agence d’information du Burkina
as/

Burkina : Le ministre Bassolma Bazié descend dans la mine de Perkoa pour constater l’avancée des recherches

Burkina-Mines-Securité-Travailleurs-Disparition-Recherches

Burkina : Le ministre Bassolma Bazié descend dans la mine de Perkoa pour constater l’avancée des recherches

Ouagadougou, 13 mai 2022 (AIB)-Le ministre en charge de la Fonction publique Bassolma Bazié a conduit ce vendredi, les Hommes de médias dans la mine souterraine de Perkoa jusqu’au niveau 580 pour constater de visu les travaux de pompage.

 » Si nous sommes là, c’est parce que nous avons un frère, un cousin ou un neveu. Nous le faisons parce que ce sont des hommes, des êtres humains qui y sont coincés. Nous allons tout mettre en œuvre pour les retrouver  » a affirmé vendredi, le ministre Bazié.

Le chef du département de la Fonction publique s’exprimait vendredi à Perkoa, après une descente avec les Hommes de médias dans la mine souterraine de Perkoa jusqu’au niveau 580 pour constater de visu les travaux de pompage.

Le ministre Bassolma Bazié a ajouté que cette visite avec la presse vise à leur permettre de toucher du doigt et d’apprécier les efforts qui sont faits pour sauver les 8 mineurs.

 » Nous voulons jouer la carte de la transparence afin que les médias puissent nous aider à surtout améliorer ce qui doit l’être et à donner l’information juste aux populations » a souligné le Ministre Bazié.

Il était accompagné par Luc Adolphe Tiao (ancien Premier ministre), un fils de la localité venu témoigner lui aussi sa solidarité aux familles des victimes.

 

Le ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Protection Sociale est  commis par le gouvernement pour gérer le drame survenue à Perkoa.

Du point de la situation qui lui a été faite par les responsables de la mine hier jeudi, il est ressorti qu’au cours de journée du mercredi, les travaux ont permis d’évacuer plus de trois millions de litres d’eau.

 

 

Et selon les responsables de la mine, la chambre de refuge est désormais située verticalement à 8,6 m.

Les sapeurs-pompiers vont bientôt entamer la phase des plongées afin de procéder à la fouille des eaux souterraines de la mine.

Le ministre Bassolma Bazié a exigé jeudi, des responsables de la mine des examens en laboratoire des eaux avant l’intervention des sapeurs-pompiers.

Un dispositif sanitaire d’évacuation d’urgence en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’hygiène publique et celui de la Défense et des anciens combattants a été mis en place.

Et pour les parents des victimes, le gouvernement a pris toutes les dispositions nécessaires pour leur assurer une prise en charge psychosociale.

Le ministre Bazié a exhorté jeudi, les premiers responsables à faire autant pour accompagner les personnes touchées par la situation ainsi que pour les autres travailleurs de la mine.

 

Depuis le 16 avril dernier, huit mineurs, six Burkinabè, un Zambien et un Tanzanien sont coincés dans une galerie souterraine de la mine de zinc de Perkoa, à une centaine de km à l’ouest de Ouagadougou, exploitée par la compagnie canadienne Trevali Mining.

Selon les responsables de la mine, ils sont portés disparus à la suite d’une inondation provoquées par des pluies diluviennes.

Agence d’information du Burkina

WIS/az

Source : Direction de la Communication et des Relations Presses du ministère de la Fonction publique

Burkina /Allocations financières : Des étudiants remettent leur plateforme revendicative au gouvernement

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Burkina /Allocations financières : Des étudiants remettent leur plateforme revendicative au gouvernement

Ouagadougou 12 mai 2022(AIB)-L’Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB section Ouagadougou) a remis jeudi, au ministère de tutelle, sa plateforme revendicative concernant les réformes limitant l’accès aux allocations financières (FONER).

Des étudiants ont battu le pavé ce jeudi, sous un soleil de plomb, de l’Université Pr Joseph Ki-Zerbo au ministère en charge de l’enseignement supérieur, en passant par  l’Archevêché et Orange Burkina pour remettre sa plateforme revendicative au ministère en charge de l’Enseignement supérieur.

Les préoccupations de l’Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB) ont été reçues par le secrétaire général dudit département par intérim, Pr Sado Traoré qui a promis de les transmettre à qui de droit.

Selon la présidente de l’ANEB, section de Ouagadougou, Safièta Kaboré, le ministère a décidé de façon «autoritaire» le 21 avril dernier, des nouvelles conditions d’accès aux allocations financières (FONER).

« Ces mesures que nous ne saurons accepter sont des mesures anti-étudiants », a-t-elle renchéri.

De son avis, l’application des nouvelles décisions priverait des milliers d’étudiants de l’aide FONER  et les enverrait hors des universités.

Safièta Kaboré a par ailleurs exigé du gouvernement, l’abandon «pur et simple» des reformes du FONER et le paiement sans délai de la première session 2021- 2022.

Elle a également préconisé l’ajout du ticket ordinaire à la digitalisation dans la restauration universitaire.

«D’ores et déjà, nous tenons pour responsable de toute détérioration de la situation et nous tenons à vous rassurer de notre ferme détermination à défende les intérêts matériels et moraux des étudiants», a-t-elle confié.

Cette marche de l’ANEB intervient après celles de janvier et de mars dernier, sur les conditions et modalités d’octroi du prêt et des allocations financières.

Le FONER qui fait cas d’un besoin de 6 milliards de FCFA et d’un accroissement considérable des demandes, a décidé d’exclure les étudiants des instituts privés, de limiter l’âge de la demande d’aide à 26 ans et de faire passer le taux de remboursement du prêt de 3 à 6%.

La moyenne requise pour le renouvellement de l’aide passera de 5 à 7/20 et les étudiants dont le cumul annuel des revenus des parents est supérieur ou égal à 10 millions de FCFA, ne seront plus éligibles à l’aide.

D’après  l’ANEB, 13 537 étudiants des établissements supérieurs privés ont bénéficié de l’aide au cours de l’année 2020-2021 et que 34 467 étudiants ont renouvelé leurs aides avec une moyenne inférieure à 7/20.

Avant les réformes annoncées,  le FONER offrait individuellement et annuellement sous certaines conditions, une aide de 175 000 FCFA aux étudiants des universités publiques et privées conventionnées.

Au niveau du prêt l’on distingue deux types, à savoir le prêt d’études dont le montant est de 225.000 FCFA par an et le prêt de laboratoire pour les étudiants des cycles master et doctorat qui s’élève à 300 000 ou 500 000 FCFA, selon les domaines de spécialisation.

Agence d’information du Burkina

NO/ata

 

 

 

 

 

 

 

 

Burkina : L’Etat ne se reconnait pas dans l’augmentation non concertée des prix des transports

Burkina-Transport-Prix-Augmentation-Rencontre

Burkina : L’Etat ne se reconnait pas dans l’augmentation non concertée des prix des transports

Ouagadougou, 12 mai 2022 (AIB) Le gouvernement burkinabè a affirmé jeudi, ne pas se reconnaître dans l’augmentation de plus 22% des prix des transports par certaines sociétés de transports, à cause de la hausse de 100 FCFA, le prix du litre des hydrocarbures.

«Malheureusement nous avions constaté depuis quelques heures que certaines sociétés de transport, ont procédé à l’augmentation non concertée du prix des transports et cela ne va pas dans l’intérêt des citoyens », a déclaré hier jeudi, le ministre  en charge des Transports, Mahamoudou Zampaligré.

Selon M. Zampaligré, il s’agit d’une augmentation «sauvage» de plus 22% du prix des transports et le gouvernement tient pour responsable tous les acteurs qui s’adonneraient à une telle pratique.

Le ministre des Transports, de la Mobilité Urbaine et de la Sécurité routière s’exprimait à Ouagadougou, à la sortie d’une séance de travail.

Mahamoudou Zampaligré dit être surpris de la démarche de certains acteurs du secteur des transports, car selon lui, des discussions étaient en cours avec la faîtière des organisations des transports pour une hausse raisonnable du prix de 12 à 15%.

«Des propositions ont été faites et nous sommes en train d’examiner avec les ministres en charge du Commerce et des Finances. Ces propositions, de notre point de vue restent encore à mûrir », a-t-il soutenu.

Il a rassuré l’opinion nationale que depuis le 22 avril dernier, l’Etat est en concertation permanente avec le monde des transports rapport aux inquiétudes liées aux augmentations du prix des hydrocarbures au niveau international.

 Le mercredi, 11 mai 2022, le gouvernement burkinabè, lors de la rencontre hebdomadaire des ministres, dit avoir augmenté «avec douleur», le prix du litre d’hydrocarbure de 100FCFA, pour ne pas que le carburant subventionné à hauteur de 400FCFA le litre, continue d’être exporter et entrainer une grave pénurie.

Le premier responsable du département en charge des transports  a souligné que son ministère prendra toutes les dispositions pour identifier ces structures qui s’adonnent à des prix non concertés, afin que l’ensemble des acteurs reviennent à  la raison.

Pour le ministre Zampaligré, l’Etat ne peut pas admettre un tel comportement dans un contexte difficile de crise sécuritaire et humanitaire et a appelé les acteurs du transport à la raison, en vue d’éviter de sacrifier les intérêts du peuple burkinabè.

Une rencontre  est prévue ce vendredi  matin avec les acteurs afin de poursuivre les concertations pour un prix consensuel au profit des bénéficiaires des services des transports.

Agence d’information du Burkina

NO/ata

 

 

 

 

 

 

 

 

Politique et coton dominent la Une des journaux burkinabè

Burkina-Presse-Revue

Politique et coton dominent la Une des journaux burkinabè

Ouagadougou, 13 mai 2022 (AIB)- Les quotidiens burkinabè de ce vendredi, commentent la création  d’hier jeudi, de la nouvelle alliance dénommée «Ensemble pour le Faso» par des organisations et partis politiques et la campagne cotonnière 2022- 2023.

«Ensemble pour le Faso : Le cri de guerre de 5 partis », arbore à sa machette, le doyen des quotidiens privés du Burkina Faso, L’Observateur Paalga.

Le journal privé rapporte que cinq partis ont formé hier jeudi à Ouagadougou devant la presse, une nouvelle alliance dénommée «Ensemble pour le Faso» pour une synergie d’actions dans l’arène politique.

Selon le confrère, il s’agit de l’Alliance panafricaine pour la refondation/Tiligré (APR/Tiligré, du mouvement SENS, du Parti de la renaissance nationale (PAREN), du Parti pour la démocratie et le socialisme (PDS) et des Progressistes unis pour le renouveau (PUR).

A propos, le quotidien national Sidwaya note que les cinq organisations ont  pour l’occasion, signé une charte marquant officiellement le lancement de leur alliance.

Quant au quotidien privé, L’Express du Faso, édité à Bobo-Dioulasso, il laisse voir à sa première page : «APR/Tiligré, SENS, PAREN, PDS et PUR : Une nouvelle alliance qui veut marquer la rupture ».

D’après lui, cette alliance a été créée pour tirer leçons des échecs répétés de tentative de regroupement de partis politiques et de favoriser un développement véritable du Burkina par des actes patriotiques et panafricanistes.

Sous un autre volet, le journal privé Le pays affiche à sa Une : «Campagne cotonnière 2022-  2023 : Les prix des intrants agricoles et du kg de coton graine fixés».

A l’en croire, l’association interprofessionnelle du coton du Burkina (AICB) a  organisé hier jeudi à Ouagadougou, un point de presse, dans le cadre de l’annonce officielle des prix des intrants agricoles et du kilogramme de coton aux producteurs pour la campagne 2022/2023.

Pour le Pays, l’AICB entend produire 700 mille tonnes de coton graine conventionnel et 2 mille 500 tonnes de coton graine biologique et équitable dans l’espoir que la pluviométrie sera au rendez-vous et le contexte sécuritaire favorable.

L’Observateur, de son côté, signale que le prix du coton  est passé à 300F F CFA/kg pour le premier choix et 275 F CFA/kg pour le second choix et que celui des intrants agricoles est fixé 16 000 F CFA le sac de 50 kg.

Dans la même dynamique, l’Express du Faso révèle que depuis des années, l’AICB mène des combats pour le développement durable de la culture du coton  dans le pays.

Toujours sur le sujet, le quotidien d’Etat note que l’association a fait le bilan de la campagne cotonnière 2021-2022 et dévoiler ses importantes décisions pour la  nouvelle campagne.

Le journal de tous les Burkinabè a fait aussi  cas de l’augmentation du prix des transports ces dernières heures au Burkina et souligne que les transporteurs sont invités à dialoguer avec l’Etat pour un consensus.

Agence d’information du Burkina

NO/ata

 Orpaillage: La technologie de phytoremédiation, une solution de dépollution à portée de main ! (Annonce)

vue du site d’orpaillage de Nimbrogo.

POLLUTION DES SOLS ET DES EAUX PAR L’ORPAILLAGE

 Orpaillage: La technologie de phytoremédiation, une solution de dépollution à portée de main ! (Annonce)

 Le consortium SNV Organisation Néerlandaise de Développement et World Waternet (WWn) a procédé, le 29 avril 2022, au lancement des activités de la composante 2 du projet Eau, CLE du Développement Durable (ECDD) sur le site d’orpaillage de Nimbrogo dans la province du Nahouri.  A travers la technologie de la phytoremédiation développée par l’Institut de Recherche en Sciences Appliquées et Technologies (IRSAT), la composante œuvre à la restauration de la qualité de l’eau et des sols dégradés par les produits chimiques.  Le projet de gestion intégrée des ressources en eau intitulé Eau, CLE du Développement Durable (ECDD) est financé par l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas (EKN) au Burkina Fado à hauteur de plus de 12 millions d’euros soit environ 8 milliards de F CFA.

 

Les activités de la composante 2 du projet Eau, CLE du Développement Durable (ECDD) a officiellement été lancée, le 29 avril 2022 à Nimbrogo, commune rurale de Ziou dans la province du Nahouri. Cette composante consiste à restaurer la qualité de l’eau et des sols grâce à la technologie de phytoremédiation développée par l’Institut de Recherche en Sciences Appliquées et Technologies (IRSAT).

Selon les explications du Dr Martine Diallo/ Koné, chercheure à l’IRSAT et responsable de la mise en œuvre de la phytoremédiation, ladite technique est une technologie de dépollution des sols par l’utilisation des plantes ; Il existe plusieurs espèces de plantes utilisées pour la phytoremédiation et la plante choisie pour l’expérience à Nimbrogo est le Chrysopogon zizanioides, une espace importée du Sud de l’Inde. Le procédé consistera   à planter 2 hectares de cette espèce sur le site à traiter. Ainsi, les racines élimineront les substances nocives des produits chimiques tels que le mercure et le cyanure utilisées par les orpailleurs.

Le Coordonnateur du projet ECDD à WWn, Gislain Anselme Kaboré
(3ème à partir de la gauche)

C’est une technique peu couteuse qui permet de restaurer de grandes surfaces contaminées : « Le Chrysopogon zizanioides s’adapte à des conditions rudes à savoir la sécheresse ou les feux de brousse.  C’est une plante qui a un système racinaire massif et très profond qui permet d’élimer la pollution du sol. Elle a une très bonne action sur les eaux de ruissellement, facilite la fertilisation du sol parce qu’elle y apporte de la matière organique et  facilite l’infiltration des eaux. Elle a beaucoup de vertus », a expliqué Dr Martine Diallo/ Koné.

Pour un meilleur résultat du projet, elle a invité les populations à s’impliquer et à s’approprier cette technologie en l’incluant dans leurs activités de tous les jours.

La population de Nimbogo accueille avec joie et espoir, le projet de restauration des sols dégradés par l’artisanat minier

Conscientes du bien-fondé du projet, les populations de Nimbrogo se sont réjouies de l’initiative. Pour elles, c’est un projet qui vient à point nommé dans la mesure où l’utilisation des produits chimiques commence à avoir déjà des effets négatifs sur la santé animale et certainement sur la santé humaine aussi : « Nous avons accueilli le projet avec joie et fierté. Nous allons travailler avec les responsables du projet pour l’atteinte des objectifs escomptés. » a indiqué le chef de Nimbrogo, Naaba Souriguia.

Le chef de Nimbrogo donnant son quitus pour la mise en œuvre de la phytoremédiation dans son village, Nimbrogo.

Tout comme le chef du village, Karim Songtoa, chef du site d’orpaillage dit accueillir avec joie le choix porté sur le site de Nimbrogo.

«Nous utilisons le cyanure mais nous sommes conscients que ces actes sont interdits. Mais comme nous n’a avons rien à faire, c’est ce travail qui nous permet de nous nourrir et de scolariser nos enfants. Nous avons bien accueilli le projet parce que le cyanure que nous utilisons tue nos propres animaux. Les plantes nous aideront à restaurer l’eau et les sols pour le bonheur de nos frères et sœurs. Nous sommes disposés à travailler avec les acteurs du projet. », a-t- il dit.

ANEEMAS, un soutien à la mise en œuvre de la phytoremédiation

Le projet est techniquement soutenu par l’Agence Nationale d’Encadrement des Exploitations Minières Artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS). Selon son Directeur Général, Jacob Ouédraogo, l’orpaillage a connu des proportions inquiétantes au Burkina Faso ces dernières années.

A l’en croire, plus de 1000 sites d’orpaillage ont été répertoriés au Burkina par les images satellitaires mais 800 ont été enregistrés par les équipes sur le terrain. Plus de 600 sites étaient en activité en 2018.

La Chercheure, Dr Martine Diallo/ Koné, Responsable phytoremédiation à IRSA.

Les études ont démontré que cette activité produit annuellement entre 9,5 et 25 tonnes d’or. Les 9,5 tonnes sont évaluées à 230 milliards de F CFA. C’est une activité qui fait vivre plus de 2 millions de burkinabè et plus d’un million d’acteurs directs de l’artisanat minier. D’où la nécessité d’encadrer le secteur d’une part, et réparer les dégâts causés d’autre part.

«C’est avec beaucoup de satisfaction que nous avons accueilli ce projet.  Une de nos missions est de travailler à restaurer les sites dégradés du fait de l’orpaillage. Jusque-là, notre stratégie était de passer par les reboisements, les plantations d’arbres en hivernage. Aujourd’hui, cette nouvelle technologie qui est développée par l’IRSAT nous permet d’avoir une plante assez résistante qui va faciliter la restauration en élimant les produits chimiques que les orpailleurs et artisans miniers utilisent dans leurs activités. D’ailleurs l’utilisation de ces produits est interdite certes, mais les gens outrepassent la règlementation », a confié le DG de l’ANEEMAS.

Des explications du Coordonnateur du projet à WWn, Gislain Anselme Kaboré, ECDD est financé par l’ambassade des Pays Bas pour une durée de 4 ans soit de 2020 à 2024.   Il a pour objectif global de contribuer à la résilience des populations dans les territoires cibles par l’accroissement des moyens de subsistance et l’accès aux services de l’eau, l’hygiène et l’assainissement et comme impact indirect de contribuer à la gestion durable des ressources en eau et à leur utilisation domestique et productive dans des zones fragiles des bassins versants du Burkina Faso.

NB: Annonce SNV.

Encadré

Nom de l’espèce de plante utilisée

Chrysopogon zizanioïdes

Caractéristique de la plante :

Plante herbacée avec un système racinaire massif et solide

Plante non envahissante : absence de graine ; se reproduit par
bouturage

Résistante aux parasites et aux maladies

Plante tolérante à la sécheresse

Plante pérenne…

Autres utilités de la plante

Participe à la fertilisation du sol

Réduit l’écoulement des eaux

Utilisable comme haite-vive

Participe à la protection des berges…

SNV.

Le dossier Zoungrana «connait des avancées dans la manifestation de la vérité» (Procureur militaire)

BURKINA-JUSTICE

Le dossier Zoungrana «connait des avancées dans la manifestation de la vérité» (Procureur militaire)

Ouagadougou, 12 mai 2022 (AIB) – Le Procureur militaire près le Tribunal militaire de Ouagadougou a annoncé mercredi, que le dossier dit Zoungrana Emmanuel « connait des avancées dans la manifestation de la vérité avec la mise en examen de neuf (9) personnes et l’audition d’une trentaine de témoins ».

« L’information ouverte contre le Lieutenant-colonel Zoungrana Mohamed A. Emmanuel et plusieurs autres, pour des faits susceptibles de recevoir les qualifications de complot, détournement de biens publics, faux et usages de faux, enrichissement illicite et blanchiments de capitaux, connait des avancées dans la manifestation de la vérité avec la mise en examen de neuf (9) personnes et l’audition d’une trentaine de témoins », a mentionné le communiqué du Procureur militaire.

Selon le même communiqué, « les actes d’instruction se poursuivent normalement ».

Il est  par ailleurs indiqué que « en ce qui concerne le principal mis en cause, des limitations de visites ont été rendues nécessaires à un certain moment pour des raisons de sécurité », ajoutant que pour les mêmes raisons, le Lieutenant-colonel Zoungrana a souhaité limiter ses visites à des personnes qu’il entend désigner.

Le Procureur militaire a rappelé que « les juges d’instruction saisis des dossiers, instruisent en toute indépendance, à charge et à décharge, dans le respect des droits de la défense et de la présomption d’innocence des personnes mises en examen ».

Emmanuel Zoungrana, chef de corps du 12e Régiment d’infanterie commando et commandant du secteur ouest du groupement des forces armées du Nord, avait été arrêté le 10 janvier et détenu à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA).
Agence d’information du Burkina
as/ata

Burkina: 13 personnes entendues dans le dossier Inata

BURKINA-JUSTICE-INATA

Burkina: 13 personnes entendues dans le dossier Inata

Ouagadougou, 12 mai 2022 (AIB) – Le Procureur militaire près le Tribunal militaire de Ouagadougou a annoncé dans un communiqué parvenu à l’AIB jeudi, que 13 personnes ont été entendues dans le dossier Inata où une enquête avait été ouverte par cette juridiction.

« A ce jour treize (13) personnes ont été entendues, en qualité de témoins, pour des faits susceptibles d’être qualifiés de mise en danger de la vie d’autrui, d’abstention de porter  secours à des personnes en péril, refus d’obéissance ou tous autres infractions que l’instruction viendrait à découvrir », a annoncé le communiqué du Procureur militaire près le Tribunal militaire de Ouagadougou.

Le communiqué indique que « l’instruction du dossier du Ministère public contre X ouvert suite au rapport d’enquête administrative sur l’attaque du détachement de la Gendarmerie Nationale à Inata, appelé dossier Inata, est en cours dans le cabinet du juge d’instruction saisi pour caractériser les faits et déterminer X et les éventuelles responsabilités sur le plan pénal ».

En novembre dernier une attaque avait été perpétrée contre le détachement de gendarmerie d’Inata dans la province du Soum à l’extrême nord du Burkina Faso faisant 53 victimes dont 49 gendarmes et 4 civils.
Agence d’information du Burkina
as/ata

ACTUALITÉ : LE MONDE EN BREF DU VENDREDI 13 MAI 2022

ACTUALITÉ

LE MONDE EN BREF DU VENDREDI 13 MAI 2022

 

KIEV – Plus de six millions d’Ukrainiens ont fui leur pays depuis le déclenchement de l’offensive de la Russie, dont les livraisons de gaz à l’Europe étaient perturbées jeudi pour le deuxième jour consécutif.

 

WASHINGTON – Les Etats-Unis ont accusé jeudi l’armée russe d’avoir transféré « de force » en Russie « plusieurs milliers » d’Ukrainiens depuis le début de la guerre, souvent en passant par des « camps de filtration » où ils sont soumis à un traitement « brutal ».

 

HELSINKI – Le président et la Première ministre de la Finlande se sont dits favorables jeudi à une adhésion « sans délai » à l’Otan, un immense pas vers une candidature devant être officialisée dimanche.

 

SEOUL – La Corée du Nord a annoncé vendredi son premier mort du Covid-19, précisant que le virus s’est déjà répandu à travers tout le pays et que des dizaines de milliers de personnes sont actuellement « isolées et soignées ».

 

NEW YORK – Plus d’un million de personnes sont décédées du Covid-19 aux Etats-Unis, le pays le plus endeuillé du monde par la pandémie, a annoncé la Maison Blanche jeudi.

 

– Plus de deux millions de personnes sont décédées du Covid-19 en Europe, longtemps épicentre de la pandémie, a annoncé jeudi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

 

RAMALLAH – Plusieurs milliers de Palestiniens ont rendu hommage jeudi à l’une des leurs, la journaliste vedette Shireen Abu Akleh tuée par balle lors d’une opération militaire israélienne en Cisjordanie occupée, les Etats-Unis et de nombreux pays condamnant sa mort et réclamant une enquête « transparente ».

 

COLOMBO – Ranil Wickremesinghe a été investi jeudi dans les fonctions de Premier ministre du Sri Lanka, un poste que ce réformiste pro-occidental a déjà occupé à cinq reprises, avec pour tâche de former un gouvernement d’union en pleine crise économique et après des affrontements meurtriers au cours de manifestations cette semaine.

 

LA HAYE – Protais Mpiranya, le fugitif le plus recherché par la justice pour son rôle dans le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, est décédé en 2006, ont annoncé jeudi les procureurs de l’ONU enquêtant sur l’affaire.

 

BOGOTA – La Cour constitutionnelle de Colombie a autorisé le suicide assisté par médicament pour les malades, sous la supervision d’un médecin, une première en Amérique latine, selon un arrêt transmis jeudi à l’AFP.

 

JERUSALEM – Israël a approuvé jeudi près de 4.500 logements dans des colonies en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par l’Etat hébreu, dont plus de 2.700 définitivement, selon l’organisation israélienne anticolonisation « La paix maintenant ».

 

MIAMI (Etats-Unis) – Onze corps ont été découverts et 31 personnes secourues lors d’une large opération de sauvetage qui se poursuivait jeudi soir après le chavirage d’un navire au large de Porto Rico, ont annoncé jeudi les gardes-côtes américains.

 

CONAKRY – Une information judiciaire a été ouverte contre l’ex-président guinéen Alpha Condé et plusieurs autres ex-personnalités pour des faits présumés notamment d’assassinats, actes de torture, enlèvements et viols, selon le parquet.

 

PARIS – Deux Français ont été arrêtés en Iran, ont annoncé jeudi les autorités françaises, dénonçant leur arrestation « sans fondement » par Téhéran, qui retient sur son sol plusieurs étrangers susceptibles d’être utilisés comme levier dans ses négociations internationales tendues.

 

LONDRES – Le gouvernement britannique a menacé jeudi d’agir unilatéralement en l’absence de « flexibilité » de l’Union européenne pour assouplir les dispositions douanières post-Brexit en Irlande du Nord, en proie à la paralysie politique, une position jugée inacceptable par Bruxelles.

 

YAOUNDE – Les onze personnes qui se trouvaient à bord de l’avion qui s’est écrasé mercredi dans une forêt du centre du Cameroun sont mortes, a assuré jeudi la radio d’Etat CRTV dans son journal de mi-journée.

 

WASHINGTON – Le président de la banque centrale américaine Jerome Powell a entamé jeudi un second mandat: le Sénat a validé le choix de Joe Biden au moment où l’institution lutte contre l’inflation avec l’objectif de ne pas peser sur la croissance économique.

 

PARIS – Une collaboration internationale d’astronomes a prouvé jeudi en image la présence d’un trou noir supermassif au coeur de notre galaxie, Sagittarius A*, dont l’aspect similaire à celui photographié auparavant dans une galaxie lointaine confirme les prédictions de la relativité générale.

 

LOS ANGELES – Un incendie, aussi soudain que violent, a détruit une vingtaine de maisons luxueuses sur la côte californienne, où les pompiers continuaient jeudi matin de lutter pour contenir les flammes.

 

NEW YORK – Un policier américain d’origine polonaise est tombé sur l’ancien président polonais et icône de la liberté Lech Walesa, dont la voiture était en panne sur une autoroute du Connecticut, a annoncé jeudi la police locale.

 

LOS ANGELES – La star du Paris SG Lionel Messi a été le sportif le mieux payé au monde en 2021, avec quelque 130 millions de dollars de revenus (environ 125 millions d’euros), selon le magazine Forbes, devant LeBron James et Cristiano Ronaldo.

 

NEW YORK – Une « Petite danseuse de quatorze ans », sculpture d’Edgar Degas, a fait sensation jeudi soir chez Christie’s à New York, où elle a été vendue 41,6 millions de dollars, plus haut prix aux enchères pour une oeuvre de l’artiste français, tandis qu’un record a aussi été battu pour un bronze de Picasso.

 

Avec l’AFP

 

 

Yako: Un enfant tué dans l’effondrement d’une maison

Yako: Un enfant tué dans l’effondrement d’une maison

 

Yako, 13 mai 2022(AIB)-Un enfant de 8 ans a été tué jeudi soir au secteur 5 de Yako, dans l’effondrement de la maison dans laquelle il s’était réfugié avec deux autres pour se protéger de la pluie.

Un vent violent accompagné d’une pluie s’est abattue sur la ville de Yako, le jeudi 12 mai 2022 aux environs de 17h.

Trois enfants qui s’étaient réfugiés dans une maison en banco et inhabitée dans la zone non lotie du secteur 5, ont vu la bâtisse s’écrouler, a appris l’AIB de source sûre.

L’un d’entre eux âgé de 8 ans, a été tué.

Transportés au centre médical avec antenne chirurgicale de Yako, les vies des deux blessés  seraient hors de danger.

Agence d’Information du Burkina (AIB)

Zezouma Élie SANOU

Pénurie de carburant dans la Gnagna: Le calvaire des populations

Pénurie de carburant dans la Gnagna: Le calvaire des populations

 Bogandé, 12 mai 2022 (AIB)- La province de la Gnagna peine à se ravitailler en carburant depuis trois mois à cause de l’insécurité. Pour ne rien arranger, des revendeurs véreux se taillent, au détriment des populations, les  grosses parts dans les rares stations encore fonctionnelles. Constat.

Se procurer de l’essence dans la province de la Gnagna est devenu depuis le mois de février 2022, une véritable angoisse pour les populations. C’est le duel entre les motocyclistes et les revendeurs de carburant dans les quelques stations-services qui fonctionnent encore à peine.

De l’avis de certains clients, les revendeurs sont privilégiés par les pompistes par rapport aux autres clients.

« J’ai été victime. En voulant me servir du carburant, le pompiste m’a fait comprendre que le restant du stock était destiné aux fûts et bidons alignés, appartenant aux revendeurs », relève  Oumarou Tindano.

Dans la plupart du temps, les stations d’essences sont envahies de bidons et de fûts  attendant  le prochain ravitaillement. Toute chose qui ne rend pas facile la tâche aux pompistes.

A peine les stations d’essences servies  que les revendeurs les envahissent.

Elles sont vidées de tous leur contenu les heures suivantes. La même essence est revendue souvent juste à quelques mètres des stations à un prix fixé, selon l’humeur du revendeur.

Le client est obligé de débourser une somme allant de 750  à 1000 FCFA pour acquérir le litre d’essence. Ces différents prix sont à prendre ou à laisser. Et le client n’a pas le choix.

Chez certains revendeurs, la clientèle crie à la mauvaise qualité du carburant et celle du service. Si certains se ravitaillent auprès des stations d’essences ce n’est pas le cas chez d’autres. Pouytenga, ville située à une centaine de kilomètres de Bogandé est la localité où la plupart des revendeurs s’approvisionnent.

Parfois les sources d’approvisionnement ne sont pas connues par la clientèle.  » Si tu  te sers pas ici, tu vas garer ton engin », conseille une dame le couvercle du réservoir en main. Et de s’interroger. «Que faire si les stations n’arrivent plus à nous vendre de l’essence ? »

La plus grande station de la place ne vend plus du carburant il y a plus de trois mois.

A l’étape actuelle les contrôles sont devenus quasi inexistants. C’est désormais la vente à ciel ouvert avec des risques énormes. Des pannes techniques à répétition liées à la qualité du carburant sont à noter dans un tel contexte.

Des stations-services dans l’incapacité de satisfaire la clientèle

Toutes les stations d’essences peinent à s’approvisionner dans la Gnagna. Interrogés, les différents gérants des stations-service pointent du doigt, la dégradation de la situation sécuritaire. Si certains fonctionnent au ralenti, d’autres ont systématiquement raccroché les pompes.

« La société chargée de nous livrer le carburant a reçu à la date du 22 février 2022, une menace d’individus armés non identifiés sur l’axe Bogandé-Manni », confie un pompiste qui a requis l’anonymat.

A l’entendre depuis cette date, sa station n’a plus été ravitaillée. Un tour dans une autre station d’essence sise au secteur 2 de Bogandé, nous laisse entrevoir que les activités sont au ralenti.

« Nos commandes traînent à arriver car personne ne veut emprunter nos routes par crainte de se faire enlever », souligne le gérant. Les retraits de camions citernes par des individus armés non identifiés enregistrés sur certaines axes routiers du pays font craindre les sociétés de ravitaillement. La plus importante station dans la ville de Bogandé ne vend plus de l’essence depuis le 24 février 2022.

Selon certaines indiscrétions l’approvisionnement en carburant se fait une fois par semaine dans les stations d’essences qui continuent à servir. Par moment, elles passent toute la semaine à attendre leur livraison.  Avec la rareté de la ressource, le stock se vide à moins de 24 heures et il faut encore attendre tout le temps nécessaire pour être servi.

Agence d’information du Burkina

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