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Issouka : La 21e édition du Nabasga célèbre le « Rêve » comme moteur de reconstruction nationale
Koudougou, 8 fév. 2026 (AIB) – Le quartier Issouka de Koudougou, a vibré, le samedi 31 janvier, au rythme de la tradition à l’occasion de la 21e édition du Nabasga de Naaba Saga 1er qui a célèbré le « rêve » comme un moteur de reconstruction nationale, a constaté l’AIB.
Placée sous le signe du « Rêve », cette célébration a été marquée par un vibrant plaidoyer du souverain pour l’action collective et la transmission de valeurs immatérielles à la jeunesse.
Fidèle à la tradition, Naaba Saga 1er a effectué ses trois sorties rituelles devant une foule de fidèles et de dignitaires. Pour sa dernière apparition, le chef d’Issouka arborait une tenue multicolore, symbole éclatant de la « beauté de la vie ». Ce rituel, ponctué par les salutations des chefs de la zone, a réaffirmé la cohésion de la hiérarchie coutumière dans le « berceau de Koudougou ».
Au-delà de la gratitude envers les ancêtres, Naaba Saga 1er a délivré un message de motivation intergénérationnelle. Pour le souverain, le rêve ne doit pas être une fuite de la réalité, mais un acte de résistance et de construction.
« Le rêve, c’est cette petite flamme qui brûle au fond de chacun de nous… Rêver, ce n’est pas fuir la réalité, c’est lui donner un sens », a-t-il déclaré, soulignant que les grandes avancées de l’humanité naissent de l’audace de croire en l’impossible.
Le chef d’Issouka a lié cette vision spirituelle aux défis actuels du Burkina Faso. Il a exprimé sa gratitude envers les autorités de la Révolution progressiste populaire (RPP) pour le travail de reconquête du territoire, affirmant que le recouvrement total des frontières est « notre rêve » commun.
Il a toutefois insisté sur le fait qu’un « rêve sans action reste un mirage ».
Pour le Naaba, la construction de la nation commence par la solidité de la famille : « Si nos enfants nous voient rêver, ils nous voient motivés et ils nous accompagnent. On construit ainsi sa famille d’abord, puis le pays ensuite. »
L’un des points forts du discours a été l’appel adressé aux parents sur l’éducation. Naaba Saga 1er a exhorté les familles à ne pas se contenter de léguer des biens matériels (parcelles et villas), mais à privilégier un héritage de valeurs : le courage et la responsabilité ; la pensée libre et le respect des différences ; la protection de la nature et la défense de la vérité.
En marge des festivités, la cérémonie a été marquée par la dédicace du nouveau livre de Naaba Saga 1er. Ce recueil, qui regroupe les messages des éditions précédentes du Nabasga, vient offrir une trace durable à la tradition orale, permettant aux générations futures de s’abreuver à la source des enseignements du trône d’Issouka.
Le Nabasga 2026 s’est achevé sur une note d’espoir : « Tant qu’il restera en nous un rêve, il y aura toujours un demain. »
Agence d’information du Burkina
PB/AS/ATA


