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jeudi, 5 février 2026
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Assurance maladie universelle : cinq jours après, des bénéficiaires apprécient l’effectivité de sa mise en œuvre

Assurance maladie universelle : cinq jours après, des bénéficiaires apprécient l’effectivité de sa mise en œuvre

Ouagadougou, 5 fév. 2026 (AIB)-Des bénéficiaires du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) ont salué, jeudi, aux Centres hospitaliers universitaires Yalgado Ouédraogo (CHU-YO) et de Bogodogo, l’effectivité de la mise en œuvre de la phase pilote lancée dimanche dernier par le gouvernement burkinabè.

La Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU), accompagnée de journalistes, a effectué une sortie aux Centres hospitaliers universitaires Yalgado Ouédraogo (CHU-YO) et de Bogodogo afin de constater, cinq jours après son lancement, l’effectivité du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU), officiellement mis en œuvre dans le cadre de la phase pilote.

Selon l’un des bénéficiaires, Palingwendé Thierry Silga, rencontré au CHU-YO de Ouagadougou, le RAMU vient à point nommé pour soulager les Burkinabè, car, soutient-il, les maladies surviennent souvent lorsque les poches sont vides.
M. Silga a précisé que ce mécanisme constitue un filet social permettant, même en période difficile, de bénéficier d’un minimum de prestations médicales.
De son avis, il a indiqué être à Yalgado pour une prise en charge dans le cadre du RAMU.
« Le médecin m’a prescrit cinq séances d’acupuncture. Étant donné que je n’avais pas encore payé les séances, je me suis rendu directement à la caisse avec mon attestation d’immatriculation pour effectuer le paiement, après une première étape de traitement et d’autres formalités, dans l’optique de bénéficier de la réduction de 70 % », a-t-il expliqué.
Le bénéficiaire a signalé avoir reçu, au préalable, un message sur son téléphone portable l’informant que le RAMU était fonctionnel. Il a également constaté qu’un montant initial de 25 000 FCFA a été ramené à 17 500 FCFA.
« Avec le RAMU, j’anticipe désormais les dépenses liées à la santé. Le système est en cours d’implémentation et je pense qu’il existe encore des réajustements à faire pour alléger les procédures administratives », a ajouté Thierry Silga.

Au Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B), même son de cloche pour le bénéficiaire Téga Sawadogo, qui a assuré que cette initiative du gouvernement, une première du genre, est noble et va soulager de nombreux citoyens burkinabè.
« Je suis venu ce matin et j’ai constaté que le système est fonctionnel à l’hôpital de Bogodogo. J’ai suivi toutes les procédures nécessaires pour pouvoir bénéficier du RAMU. Je devais payer 9 000 FCFA pour des examens sanguins. En tenant compte de la prise en charge à 70 %, cela représente une économie importante. J’ai également payé 1 350 FCFA sur 4 000 FCFA pour les consultations », a-t-il renchéri.
La responsable de la gestion administrative des patients du CHU-YO, Mariam Thombiano/Sorgho, a, pour sa part, rassuré que le RAMU est opérationnel depuis le 1er février 2026.

Selon Mme Thombiano, le CHU-YO est engagé dans cette dynamique, avec la prise en charge de 13 patients, dont 12 en ambulatoire et un hospitalisé.
« Nous n’avons rencontré aucun souci avec les patients, qui ont d’ailleurs beaucoup apprécié l’effectivité du RAMU », a-t-elle indiqué.
Il convient de noter que, depuis la mise en œuvre de la phase pilote, le CHU-B a enregistré sept patients, dont un hospitalisé.

Agence d’information du Burkina
NO/ATA

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