BURKINA-SANTÉ-SOUTENANCE-DERMATOLOGIE
Burkina/Spécialisation : Trois nouveaux dermatologues dotés de nouvelles compétences pour la prise en charge de la peau
Ouagadougou, 20 déc. 2025 (AIB) -Pour l’obtention des Diplômes d’études spécialisées (DES), trois nouveaux dermatologues ont soutenu avec brio, le vendredi dernier, leurs mémoires portant sur des thématiques relatives à la prise en charge de la peau, des ongles, des cheveux et des muqueuses. À cette occasion, les nouveaux spécialistes ont salué les efforts consentis par le gouvernement dans cette discipline de la santé, tout en souhaitant une promotion accrue de la dermatologie pour un meilleur bien-être des populations burkinabè.
Les trois impétrants, Dr Péguidouendé Ima, Dr Badjoh Roseline Rocsane Tiendrébéogo et Dr Agueratou Ouédraogo, ont brillamment défendu leurs mémoires le vendredi 19 décembre 2025 à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou.
Ils ont respectivement traité des thèmes suivants : « Facteurs prédictifs de succès des greffes en pastilles des ulcères cutanés chroniques à l’hôpital de dermatologie de Bamako(Mali) du 1er février au 31 juillet 2025 », « Profils épidémiologiques, stratégies diagnostiques et évolutions cliniques des dermatoses bulleuses auto-immunes : analyse multicentrique en Afrique » et « Évaluation de l’enseignement de la dermatologie-vénérologie au Burkina Faso ».
Les travaux de recherche de ces nouveaux spécialistes, jugés recevables par les différents jurys, ont tous obtenu la mention très honorable. Ils sont désormais dotés de compétences pour une prise en charge adéquate des patients souffrant de dermatoses. Cette spécialisation en dermatologie-vénérologie a duré quatre ans après l’obtention du diplôme de doctorat d’état en médecine.
La coordonnatrice nationale du diplôme spécialisé de dermatologie-vénérologie au Burkina Faso, Pr Nessiné Nina Korsaga/Somé, s’est réjouie de voir ces trois dermatologues venir renforcer le système de santé.
« L’année prochaine, nous mettrons sur le terrain une dizaine de dermatologues, et une vingtaine en 2028. Avec l’avènement du concours national classant, nous avons de plus en plus de candidats pour la dermatologie, et nous nous en réjouissons. C’est l’occasion pour nous de remercier le ministère de la Santé et les plus hautes autorités pour cette belle initiative », a soutenu Pr Korsaga.
Pr Korsaga a également précisé que ces nouveaux diplômés vont renforcer l’offre de soins dermatologiques dans certaines régions du pays encore dépourvues de spécialistes.
Selon elle, le plan « 1000 x 5 » des autorités en matière de santé publique est très salutaire, et elle a exhorté le gouvernement à promouvoir davantage la dermatologie par l’ouverture d’infrastructures y relatives pour le bien-être des populations.
Le porte-parole des enseignants-chercheurs, Pr Jean-Baptiste Andonaba, par ailleurs chef du service de dermatologie du Centre hospitalier universitaire (CHU) Sourô Sanou de Bobo-Dioulasso, a apprécié la qualité des soutenances des trois nouveaux docteurs, marquant leur sortie officielle, et qui, selon lui, apporteront une plus-value à cette spécialité médicale.
« Les différents sujets de mémoires étaient innovants, ce qui nous a amenés à porter une appréciation très favorable sur ces trois présentations. Je vous assure que ces trois nouveaux dermatologues vont impacter positivement la dermatologie au Burkina Faso », a confié Pr Andonaba.
Il a également signalé qu’individuellement, chacun des impétrants a reçu des prix au niveau national et international, ce qui présage des lendemains meilleurs pour la dermatologie.
Le délégué de la promotion des nouveaux dermatologues, Dr Péguidouendé Ima, a pour sa part indiqué que la dermatologie est l’une des spécialités médicales qui s’occupent de la peau, de ses annexes et des muqueuses.
« Nous avons constaté que sans la peau et son bien-être, le corps humain ne peut pas fonctionner correctement », a-t-il confié.
Selon lui, ils ont choisi d’approfondir leurs connaissances sur l’organe du toucher et ses pathologies afin de soulager les populations et contribuer à une meilleure qualité de vie.
« À la fin de nos études, chacun de nous a travaillé sur un thème de recherche précis, dans le but de contribuer aux progrès de la spécialité dans ces differents domaines non seulement au Burkina Faso mais aussi dans d’autres pays », a poursuivi Dr Ima.
Agence d’information du Burkina
NO/ATA


