Préservation de l’environnement dans la Boucle du Mouhoun

Des comités et cellules communaux opérationnels

 

Le secrétariat technique national de la Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+) a procédé à la mise en place des comités et des cellules communaux de Dédougou, Douroula et de Tchériba de la REDD+, les 12 et 13 décembre 2019 à Dédougou.

 

Les conseils municipaux de Tchériba, de Douroula et de Dédougou se sont réunis, les 12 et 13 décembre 2019 dans la cité de Bankuy, pour la mise en place des organes de la Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+). Il s’agit des comités et les cellules techniques communaux qui seront chargés de la mise en œuvre des activités relatives à la REDD+ au niveau communal, selon les explications de l’inspecteur des eaux forêts de la direction générale de l’économie verte et des changements climatiques, Sayouba Sigué, par ailleurs membre du secrétariat technique REDD+. « Composés d’agriculteurs, d’artisans, d’éleveurs, ces cellules et comités ont la lourde tâche de contribuer à la préservation de l’environnement », soutient Sigué Sayouba. « La question de l’environnement n’incombe plus au seul ministère en charge de l’environnement. Il faut que chaque acteur puisse prendre conscience du danger que nous courions avec la dégradation du couvert végétal. C’est pourquoi, je lance un appel à tous les acteurs, à commencer par les comités et les cellules communaux que nous venons de mettre en place à préserver ce qui peut l’être », cri de cœur de Ouroubè Dioma, préfet de Dédougou. Un appel entendu par les collectivités à l’image du maire de Douroula, Blamami Kôté qui engage son conseil municipal à travailler pour préserver l’environnement de son ressort communal. « Nous venons d’être engagés à travailler à préserver nos ressources naturelles, à protéger nos forêts, les ressources en eaux, en un mot notre écosystème. Ce qui était hier une forêt, et aujourd’hui un désert, que nous observons ailleurs, peut nous arriver si nous ni prenons garde », prévient Blamami Kôté. La mise en place terminée, les membres ont eu droit à des communications sur les attributions, la composition, l’organisation et le fonctionnement des cellules et des comités techniques, sur le cadre institutionnel, sur les changements climatiques, sur l’état d’avancement de la REDD+, etc. En rappel, REDD+ vise la réduction de la déforestation et de la dégradation des forêts, et encourage la conservation, la gestion durable des forêts et l’amélioration des stocks de carbone forestier afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, causes des changements climatiques. La REDD+ du Burkina Faso, à en croire l’inspecteur des eaux et forêt, Sigué Sayouba, relève d’une double originalité en ce sens qu’elle apporte «sa sensibilité écologique» de pays sahélien à la démarche REDD+ et propose à la communauté internationale, une approche innovante centrée sur les forêts sèches intégrant les arbres hors forêts et plaçant les usages du sol au cœur de l’action. Aussi, sert-elle, de modèle pour d’autres pays à écosystème similaires.

Kamélé FAYAMA

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