Burkina-Presse-Revue

Les quotidiens burkinabè continuent de pleurer la mort de Hamed Bakayoko

Ouagadougou, 12 mars 2021 (AIB) – Les quotidiens burkinabè de ce vendredi continuent de commenter le décès, deux jours plus tôt, du Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko.

Le journal privé Aujourd’hui au Faso titre : «Disparition d’Hambak (Surnom de Hamed Bakayoko, Ndlr) en Côte d’Ivoire : Hommages dithyrambiques, et  problématique de légataires».

A en croire le confrère, après la mort du chef du gouvernement ivoirien, «les hommages dithyrambiques, souvent sincères, parfois par snobisme affluent».

«Pouvoir RHDP (Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix) comme opposition, et surtout artistes sont abasourdis, sonnés par celui qui était un homme du peuple aussi bien à l’aise avec le portefaix, qu’avec un ministre ou haut responsable étatique», écrit Aujourd’hui au Faso.

Le même journal met en exergue, la réaction du journaliste, écrivain et homme politique ivoirien Venance Konan, affirmant qu’«avec le décès de Hambak, je ne vois aucun nom pour le remplacer».

Pour sa part, le quotidien national Sidwaya publie la réaction du ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry, sous le titre : «Avec lui (Hamed Bakayoko), on réglait parfois les problèmes des deux pays par téléphone».

Dans un commentaire intitulé : «Côte d’Ivoire : Hambak en +holocauste expiatoire+», Sidwaya rappelle qu’il s’agit d’une triste nouvelle pour le landerneau politique ivoirien.

En effet, selon l’auteur de l’écrit, «le cujus avait entamé un dialogue politique fécond entre opposition et majorité qui avait débouché sur un scrutin législatif apaisé et inclusif», mieux, «au regard de la sympathie que l’homme drainait au sein des couches sociales, toutes catégories confondues».

Sidwaya croit savoir que Hamed Bakayoko «avait su par sa générosité et son ouverture d’esprit, ratissé au-delà de son camp politique, pour se faire aimer par ses adversaires les plus résolus, qui louaient ce sens du consensus et n’hésitaient pas à discuter sans a priori avec lui, convaincus qu’ils étaient, qu’à défaut de donner une suite favorable à leurs desiderata, il ne trahirait aucunement ceux-ci et œuvrerait toujours à arrondir les angles».

De son côté, le journal Le Quotidien arbore en première page la «Réaction des Ivoiriens résidant au Burkina Faso».

Dans la même lancée, Le Pays, autre quotidien privé, fait observer que suite au décès du Premier ministre ivoirien, le mercredi dernier, «des Ivoiriens du Burkina (sont) sous le choc», avant de se demander «quel impact sur la réconciliation en RCI (République de Côte d’Ivoire ?».

 

Agence d’information du Burkina

 

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