Les ICP et formateurs repartent satisfaits de la formation.

Ganzourgou : 17 Agents de santé de Boudry formés sur la prise en charge de la malnutrition aigüe

Zorgho, (AIB)- Les Infirmiers chefs de poste (ICP) de la commune de Boudry ont bénéficié d’une formation sur la prise en charge de la malnutrition aigüe du 28 août au 1er septembre 2023 au district sanitaire de Zorgho. Financée par la Société des mines de Sanbrado (SOMISA), cette formation avait pour objectif de renforcer les capacités des agents de santé afin qu’ils puissent mieux prendre en charge les cas de malnutrition dans leurs formations sanitaires.

Du 28 août au 1er septembre 2023, les 17 Infirmiers chefs de poste (ICP) de la commune de Boudry ont bénéficié d’une formation sur la prise en charge de la malnutrition aigüe. Ce fut dans la salle de réunions du district sanitaire de Zorgho.

En cinq jours, les formateurs M. Babou Yaro, Mme Justine Dondassé/ Balima et Dr Delphin Kaboré, ont parcouru avec les participants plusieurs modules relatifs à la prise en charge de la malnutrition à travers des communications et des activités pratiques au sein du Centre de récupération et d’éducation nutritionnel (CREN) du CMA de Zorgho.

La clôture de la formation intervenue le vendredi 1er septembre a connu la présence des représentants de la SOMISA.

Dr Delphin Kaboré invite les ICP à changer de comportement dans la prise en charge de la malnutrition.

Pour le Médecin chef du district sanitaire (MCD) de Zorgho, Dr Delphin Kaboré, Boudry est une commune particulière dans ce sens qu’elle est très vaste et abrite les Aménagements des vallées de la Volta (AVV) qui accueillent les Personnes déplacées internes (PDI).

Selon lui, il y a beaucoup de hameaux de cultures et beaucoup de zones PDI et cela entraine une augmentation du nombre de malnutris dans la commune. Cette formation a alors été voulue par le district et financée par la SOMISA (qui est également installée dans cette commune) pour renforcer les compétences des agents de santé pour qu’ils puissent prendre en charge de façon optimale les malnutris.

Dr Kaboré a invité les agents de santé à mettre l’accent sur l’accueil des patients. Pour lui, la prise en charge des malnutris n’est pas seulement médicamenteuse, mais elle est aussi psychosociale.

Il entend mener un plaidoyer pour une formation sur la prise en charge des malnutris en interne et la dotation des centres de santé en matériels de prise en charge de la malnutrition.

Léontine Traoré a exprimé la satisfaction de SOMISA d’avoir financé la formation.

Il s’est dit satisfait des résultats de la formation et a demandé aux participants de partager les acquis de la formation avec les autres agents afin qu’ils soient au même niveau d’information pour un changement de comportement dans la prise en charge de la malnutrition. « Nous sommes sûrs que les pratiques vont changer au niveau des formations sanitaires. » a-t-il dit.

La formatrice Mme Justine Dondassé/ Balima a remercié les ICP pour leur assiduité. Elle a remercié SOMISA et souhaité que des formations du genre soient financées les prochaines fois au bénéfices des agents de santé des autres communes de la province du Ganzourgou.

L’ICP de Boudry centre, M. Halidou Djessongo a, au nom de tous les participants remercié les initiateurs de cette formation. Il a pris l’engagement au nom de tous, de mettre en pratique les acquis de la formation.

Toutefois, il a formulé des doléances à l’endroit de SOMISA pour une dotation en matériels de prise en charge de la malnutrition et l’organisation de séances de dépistage du cancer du col de l’utérus et de l’hépatite « B » au profit des populations.

Pour la représentante des Relations communautaires de SOMISA, Mme Léontine Traoré, la malnutrition doit être soignée à la base car pour elle, une femme malnutrie peut donner naissance à des enfants malnutris si le mal n’est pas soigné.

Selon elle, SOMISA veut apporter sa contribution pour couper le mal à la racine afin que la génération future soit en bonne santé.

Elle a indiqué que l’objectif de cette formation est de fournir aux professionnels locaux de la santé les connaissances, les compétences et les outils nécessaires pour comprendre, prévenir, identifier et traiter la malnutrition.

Tout en remerciant les participants à la formation, elle a promis faire des suivis dans les 17 CSPS pour constater l’application des connaissances acquises au cours de cette formation. Elle a souhaité que cette formation contribue à faire chuter le taux de malnutrition dans la province.

Agence d’information du Burkina

Moïse SAMANDOULGOU

 

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