Des scientifiques américains rajeunissent le cerveau à l’aide de la protéine PF4

SCIENCE: SANTÉ-RAJEUNISSEMENT-SANG

TASS, 16 août. Des biologistes moléculaires américains ont établi que des injections de la protéine PF4, présente en grande concentration dans le « jeune sang », produisaient un fort effet rajeunissant sur le cerveau de vieux rongeurs et amélioraient considérablement leurs capacités cognitives, rapporte le service de presse de l’université de Californie à San Francisco (UCSF).

« Nous avons établi que la protéine PF4 rajeunissait le système immunitaire et le forçait à produire moins de signaux accélérant le vieillissement. En résultat, le cerveau souffre plus rarement d’inflammations, alors que ses cellules forment plus activement de nouveaux liens et accomplissent plus efficacement des objectifs. À l’aide de cette substance, nous avons rajeuni le cerveau de souris âgés, comparables aux personnes septuagénaires, de 30 voire 40 ans de manière proportionnelle », a fait savoir le professeur de l’UCSF Saul Villeda, cité par le service de presse de l’université.

En 2005, des biologistes américains ont établi qu’une jonction entre les systèmes vasculaires de jeunes rats et de rongeurs plus âgés rajeunissait le cerveau de ces derniers. Ces expériences ont produit beaucoup de débats sur la nature de ces effets. Plus récemment, des scientifiques ont confirmé ce rajeunissement du cerveau et ont lié l’amélioration des capacités cognitives des rongeurs à une présence plus importante de la protéine CLU dans le sang des jeunes souris.

Saul Villeda et ses collègues ont établi qu’un rôle important dans le processus de rajeunissement appartenait également à une autre protéine, un peptide PF4. Cette substance est produite par les thrombocytes et joue un rôle important dans la cessation des hémorragies et la réparation des blessures, ainsi que dans le développement des inflammations et la lutte contre certaines infections comme le paludisme.

Des expériences de ce groupe de chercheurs ont révélé une présence beaucoup plus importante de cette protéine dans le plasma sanguin des jeunes souris par rapport à celui des rongeurs plus âgés. Les scientifiques ont donc décidé de vérifier les résultats de la transfusion d’une plus grande quantité de PF4, sans les autres éléments du « jeune sang ».

Guidés par cette idée, les chercheurs ont acquis un groupe de souris âgés de 22 mois – équivalents aux personnes septuagénaires – et ont injecté des doses importantes de PF4 à une moitié de ces rongeurs pendant environ trois semaines. Les observations ont montré par la suite que ces transfusions avaient considérablement réduit la fréquence des inflammations du tissu nerveux et avaient significativement amélioré la plasticité du système nerveux (la capacité des neurones à former de nouveaux liens) et les capacités cognitives des rongeurs.

 

Les scientifiques ont également établi que la présence de PF4 augmentait grâce aux exercices physiques et aux injections de l’hormone de longévité Klotho, ce qui explique, selon eux, pourquoi ces derniers ralentissent le vieillissement dusystème nerveux.

Avec TASS

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