Procès des magistrats et autres : Chaque partie affiche sa confiance avant le verdict du 24 février
Koupéla, 16 fév. 2026 (AIB)-À l’issue des débats dans le procès des magistrats et autres, poursuivis, entre autres, pour des faits de corruption et de blanchiment de capitaux, le ministère public comme les avocats de la défense ont exprimé leur conviction d’avoir présenté des arguments de nature à faire pencher la balance en leur faveur le 24 février 2026.
Le substitut du procureur du Faso, Ousmane Tiendrebéogo, s’est dit confiant quant à la solidité du dossier défendu par l’accusation. Selon lui, les débats ont permis à chaque partie d’exposer librement ses arguments, mais le parquet estime avoir développé des moyens « suffisamment solides » pour emporter la conviction du tribunal.
« Nous pensons que les arguments que nous avons développés ne sont pas battus en brèche », a-t-il affirmé, tout en reconnaissant que la défense s’est également illustrée par des plaidoiries soutenues.
Pour le ministère public, la recherche de la vérité demeure essentielle, avec la conviction que les éléments présentés justifient les réquisitions formulées à l’audience.
Les conseils des prévenus affichent la même assurance. Me Sitta Mohamed Abdelaziz a estimé que les infractions reprochées ne sont pas suffisamment caractérisées au regard des éléments débattus.
Il a exprimé sa confiance en une décision favorable à ses clients, affirmant qu’ils devraient pouvoir « sortir la tête haute » si le droit est strictement appliqué.
« Nous ne sommes pas venus demander une faveur, mais le respect du droit », a affirmé Me Mohamadou Paré, tout en exprimant sa conviction que la décision à venir reflétera les réalités exposées durant les audiences.
Il a souligné que les textes invoqués, notamment les dispositions du Code pénal, du Code de procédure pénale, de la Constitution et des normes communautaires citées, soutiennent la position de la défense.
Le verdict du procès est attendu le 24 février 2026 au Tribunal de grande instance (TGI) de Koupéla.
Débuté le 16 janvier 2026 au TGI, le procès oppose le ministère public à quatre magistrats, quatre douaniers et un avocat. Ils sont poursuivis pour des faits de corruption, de blanchiment de capitaux, de divulgation d’identité de témoins, de soustraction de pièces de procédure et de détention illégale d’arme de guerre.
Agence d’information du Burkina


