Burkina : 219,44 tonnes de poissons avariés et 36 tonnes de médicaments illicites saisis en 2025 par les services vétérinaires
Ouagadougou, 17 fév. 2026 (AIB) – La Direction générale des services vétérinaires (DGSV) a annoncé mardi qu’au cours de l’année 2025, ses services ont saisi 36 tonnes de médicaments vétérinaires frauduleux, 219,44 tonnes de poissons et 67 tonnes de viande impropres à la consommation, ainsi que 146 220 œufs et 135 750 poussins introduits illégalement sur le territoire burkinabè.
Les services vétérinaires ont intensifié les contrôles, permettant de contrôler 108 établissements et d’en fermer 3, et de mener 8 opérations de répression ayant abouti à la saisie de 36 tonnes de médicaments vétérinaires frauduleux.
Dans le domaine des denrées alimentaires, la DGSV a inspecté 559 établissements, délivré 180 autorisations provisoires et saisi 219,44 tonnes de poissons impropres, 67 tonnes de viande, 146 220 œufs ainsi que 135 750 poussins importés frauduleusement.
L’information a été donnée mardi 17 février 2026 par le Directeur général des services vétérinaires, le capitaine Aboubacar Nacro, lors d’un point de presse à Ouagadougou.
Selon le directeur, ces résultats traduisent la volonté des autorités de protéger la santé des consommateurs, de garantir la sécurité sanitaire des aliments et de renforcer la productivité locale, à travers une surveillance accrue de la chaîne de production et de commercialisation des produits d’origine animale.
Avant de clore son intervention, il a également salué la disponibilité et l’engagement des partenaires techniques et financiers pour leur appui constant.
Pour le président de la Ligue des consommateurs du Burkina Faso (LCB), Dasmané Traoré, cette offensive menée par la DGSV est satisfaisante, même si des efforts supplémentaires restent possibles. Il a indiqué que ces actions permettent aux acteurs de mieux comprendre les pratiques à proscrire et de se conformer davantage à la réglementation, dans l’intérêt général et pour une meilleure protection du consommateur.
Il a appelé l’ensemble des acteurs du secteur à « changer de fusil d’épaule » en exerçant leurs activités dans la légalité, afin de préserver la santé des citoyens.
Les consommateurs ont également été invités à poursuivre les dénonciations de cas suspects, estimant que « continuer de se taire, c’est se compromettre soi-même ».
Agence d’information du Burkina
NAK/yos


