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lundi, 16 février 2026
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Réo : l’Abbé Modérat Kinda cultive du blé et du cacao pour financer son centre d’éducation

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Réo : l’Abbé Modérat Kinda cultive du blé et du cacao pour financer son centre d’éducation

Réo, 13 fév. 2026 (AIB) – A Réo, l’Abbé Modérat Kinda, prêtre à la retraite du diocèse de Koudougou, cultive du blé et du cacao pour assurer l’autonomie financière de son centre d’éducation, a constaté, ce vendredi, l’AIB.

 

A travers l’expérimentation réussie du blé et du cacao, il entend assurer l’autonomie financière de son centre éducatif dédié aux élèves vulnérables.

 

Loin d’être un simple passe-temps de retraité, l’aventure agricole de l’Abbé Modérat Kinda est une réponse concrète à la précarité scolaire. « J’ai voulu essayer le blé pour voir ce que ça donne sous notre climat. Les résultats sont encourageants », a-t-il confié à l’AIB.

 

L’idée a germé après une visite au barrage de Séboun, situé à quelques encablures de Réo, où il a obtenu ses premières semences de blé. Enhardi par ce succès, il a appliqué la même rigueur au cacao. « L’expérience est concluante », se réjouit le prélat.

 

Ces essais s’alignent sur la vision de souveraineté alimentaire prônée par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Pour l’Abbé Kinda, le message est clair : « On ne peut pas toujours tendre la main. Il faut produire pour se prendre en charge. »

 

Inspiré par la pensée de Jean-Paul II selon laquelle « l’évangile est développement », l’homme d’église a structuré son action autour d’un centre d’accueil pour jeunes issus de familles défavorisées. Face à l’explosion des demandes de bourses et de fournitures, il a choisi de bâtir un cadre autonome plutôt que de multiplier les aides ponctuelles.

 

Aujourd’hui, le projet a grandi à travers la création d’un établissement secondaire pour assurer la continuité du cursus. Un jardin maraîcher qui produit oignons, choux, aubergines et céréales. Pédagogiquement parlant, les élèves apprennent la valeur du travail de la terre.

 

Au-delà du rendement financier nécessaire pour payer les frais de scolarité et le transport des élèves, l’Abbé Kinda vise un changement de mentalité. Il veut prouver à la jeunesse burkinabè que la terre ne ment pas et qu’elle peut constituer un véritable vecteur d’espoir et d’autonomisation.

Agence d’information du Burkina 

FGB/AS/ATA

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