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jeudi, 12 février 2026
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Burkina/Soutenance de Thèse: Dr Madi Savadogo plaide pour l’implication des professionnels et communautés via des approches intégratives pour contrôler la rage

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Burkina/Soutenance de Thèse: Dr Madi Savadogo plaide pour l’implication des professionnels et communautés via des approches intégratives pour contrôler la rage

Ouagadougou, 12 févr. 2026 (AIB) – Lors de sa soutenance de thèse pour l’obtention du grade de Docteur en sciences vétérinaires de l’Université de Liège (Belgique), Madi Savadogo a appelé hier mercredi, à la mobilisation des professionnels et des communautés, tout en soulignant que l’adoption d’approches intégratives et participatives constitue un levier essentiel pour prévenir la rage humaine transmise par les chiens.

Dans le cadre de son travail intitulé « Analyse systémique de la faisabilité technique et socio-économique du contrôle de la rage humaine transmise par les carnivores domestiques au Burkina Faso », le nouveau Dr en Sciences Vétérinaires a présenté une analyse approfondie du système national de lutte contre la rage.

Selon l’impétrant, malgré les programmes de vaccination et les initiatives menées par le gouvernement, la maladie reste endémique dans le pays, principalement à cause de la fragmentation des interventions et des lacunes dans la gouvernance multisectorielle.

Sa recherche s’est basée sur une approche systémique et analytique, articulée autour de quatre études complémentaires. La première a évalué le fonctionnement global du système de lutte contre la rage, mettant en lumière des insuffisances opérationnelles et des défis de coordination.

La deuxième étude a exploré les dynamiques influençant la vaccination des chiens, identifiant les obstacles socio-économiques et culturels qui freinent l’adhésion des propriétaires.

La troisième a proposé une priorisation participative des interventions, tandis que la dernière a adopté une démarche interventionnelle réflexive pour améliorer les pratiques de lutte par l’engagement multi-acteurs.

Les résultats de la recherche de Dr Savadogo ont démontré que l’élimination de la rage au Burkina Faso est réalisable, à condition de promouvoir durablement les approches intégratives dans les politiques de santé animale et publique.

Il a insisté sur le rôle clé de la priorisation multicritère, qui permet de construire un consensus autour des actions intersectorielles les plus efficaces.

Le jeune chercheur a aussi souligné l’importance de l’approche One Health, qui relie la santé humaine, animale et environnementale pour garantir des interventions durables et intégrées.

Selon lui, la mise en œuvre de stratégies participatives et intégratives représente un levier majeur pour renforcer la prévention et protéger les populations, tout en contribuant au développement durable et à la résilience du système de santé nationale.

À la suite de la présentation des résultats de la recherche en visioconférence, le jury, présidé par Professeur Charlotte Sandersen (Université de Liège, Belgique) et composé des Professeurs Hervé Bourhy (Institut Pasteur de Paris, France), Cécile Aenishaenslin (Université de Montréal, Canada), Etienne Thiry (Université de Liège, Belgique), Jean-Luc Hornick (Université de Liège, Belgique), Mutien Garigliany (Université de Liège, Belgique), Gilles Darcis (Université de Liège, Belgique), Justin Ayayi Akakpo (Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires, Sénégal), Rianatou Bada Alambedji (Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires, Sénégal), Jakob Zinsstag (Université de Bâle, Suisse), Bernadette Abela-Ridder (Organisation Mondiale de la Santé, Suisse), Bassirou Bonfoh (Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire) a salué la qualité scientifique du document et formulé des observations ainsi que des suggestions visant à renforcer le travail de l’impétrant. À l’issue de la délibération, le document a été jugé recevable par les membres du jury.

Pr Zékiba Tarnagda, Directeur de Recherche à l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS) à la retraite, s’est réjoui du succès de son jeune collaborateur qui a soutenu sa thèse avec brio.

Il a apprécié la qualité de l’œuvre, qui constitue une plus-value dans la lutte contre la rage au Burkina Faso. Pr Tarnagda a également précisé que, grâce à cette soutenance, la relève est assurée dans le domaine des sciences vétérinaires.

Dr Madi Savadogo, à travers cette recherche, apporte ainsi une contribution académique à la lutte contre la rage au Burkina Faso.

Agence d’information du Burkina
NO/bak/ata

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