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Vaccins anti-Covid : L’OMS recommande mais les pays «ont le dernier mot» (Resp)

Ouagadougou, 2 avril 2021(AIB) – L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait simplement des recommandations sur les vaccins contre la Covid, mais ce sont les pays qui ont «le dernier mot» pour les utiliser ou pas, a indiqué le représentant-résident de l’OMS en Côte d’Ivoire, Jean-Marie Vianny Yaméogo.

«Des recommandations sont faites (par un groupe externe d’experts de l’OMS) sur l’opportunité et la façon d’utiliser les vaccins. (Mais) Dans chaque pays, les Agences nationales de régulation ont le dernier mot pour autoriser ou non, l’utilisation d’un vaccin»,  a déclaré le représentant-résident de l’OMS en Côte d’Ivoire Jean-Marie Vianny Yaméogo.

M. Yaméogo s’exprimait dans l’après-midi du lundi 29 mars 2021, lors d’une table ronde virtuelle avec des journalistes, autour du thème : «Covid-19 : La vaccination en question/ Enjeux, défis et expériences des journalistes africains»

D’après lui, «se faire vacciner, protège contre les formes graves et mortelles de la Covid-19 et reste la meilleure manière de se protéger et d’éviter les décès dus à cette infection».

Toutefois, selon Jean-Marie Vianny Yaméogo, les vaccins contre la COVID-19 peuvent entrainer des effets secondaires qui pour la plupart «sont mineurs, temporaires et ne requièrent pas une assistance médicale».

Il a également indiqué que les personnes vaccinées et les personnes qui sont en contact avec elles, doivent continuer à appliquer les mesures de protection contre la COVID-19.

M. Yaméogo a ajouté aussi que les bases de données sont examinées chaque jour et que le comité consultatif de l’OMS pour la sécurité vaccinale siège régulièrement pour vérifier que les vaccins ne présentent pas de danger.

Pour l’instant, l’OMS a homologué les vaccins suivants: Pfizer/BioNTech, Astra Zeneca/Serum Institute of India, Astra Zeneca/SK Bio, Johnson & Johnson, Moderna, Sinopharm BIBP, Sinovac. D’autres vaccins sont en cours d’homologation  dont Sputnik.

A ce stade des recherches, il n’existe toujours pas de données sur l’interchangeabilité entre les différents vaccins, a soutenu Jean-Marie Vianny Yaméogo.

Notons que M. Yaméogo a coanimé cette table ronde virtuelle avec quatre journalistes à savoir Kossi Balao du Togo, Line Renée Batongue du Cameroun, N’déye Coura Seck du Sénégal et  Simbo Harouna Drabo, officiant à Fasocheck, la première plateforme de factchecking au Burkina Faso.

Selon M. Drabo, dès son arrivée en Afrique, la Covid a été l’objet d’une campagne de désinformation et de mésinformation, accentuant  la crise de confiance entre les autorités et les populations.

Il a précisé que le vaccin n’a pas été mieux accueilli car les théories conspirationnistes l’ont devancé sur le terrain.

Simbo Harouna Drabo a invité ses consœurs et confrères à suivre l’exemple de Fasocheck, c’est-à-dire produire et diffuser des informations de qualité, fiables sur tous les aspects du vaccin (les essais cliniques, les caractéristiques, les défis logistiques de son administration.)

M.Drabo les a également exhortés à pratiquer l’éducation aux medias, c’est-à-dire à permettre aux lecteurs de comprendre les rouages du traitement de l’information et de les aider à pouvoir eux-mêmes vérifier une information avant de la partager.

Agence d’information du Burkina

ATA/ak

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