Sandbondtenga/Taditions : le ministre de la Culture en immersion dans le kéogo de Boussouma
Kaya, 15 mai 2026 (AIB)-Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a effectué, jeudi, une immersion au kéogo (école traditionnelle) du royaume de Boussouma. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la quatrième édition du Mois du patrimoine burkinabè et de la Journée nationale des coutumes et traditions. Aux côtés de Sa Majesté le Naaba Sigri, Dima de Boussouma, et en présence des autorités administratives locales, le ministre a assisté à des prestations musicales, écouté des proverbes, des contes et des récits historiques pendant plus de quatre heures.
À l’issue de la visite, il a exprimé sa satisfaction de s’être ressourcé dans le kéogo, école traditionnelle instituée par le Dima Sigri.
Il a souligné l’importance de ce cadre « qui permet d’enseigner aux enfants et aux jeunes des valeurs et des pratiques fortement ancrées dans nos traditions et nos coutumes ».
Selon lui, cette initiative s’inscrit dans la politique du gouvernement visant à valoriser le patrimoine culturel.
« Aujourd’hui, le gouvernement, sous le leadership du Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, a pris la résolution de valoriser davantage nos coutumes et nos traditions », a-t-il précisé.
L’école traditionnelle kéogo, créée en août 2021 par le roi Sigri de Boussouma, vise, selon le kéog-naaba Koobo, ministre de l’Éducation et de la Culture, à « réactiver l’éducation traditionnelle qui se faisait dans les camps d’initiation (…) afin de construire la fraternité, la complémentarité, la solidarité et de donner aussi du courage aux populations ».
Pour lui, cette initiative complète l’école moderne en inculquant aux jeunes et aux adultes « les valeurs endogènes, les valeurs traditionnelles, les valeurs ancestrales ».
Dispensé chaque dernier samedi du mois, l’enseignement inclut des proverbes, des contes, des récits historiques et des prestations musicales à l’adresse de l’ensemble de la communauté.
« Les thématiques abordées sont le vivre-ensemble, la cohésion sociale, la paix, l’entente, le patriotisme, l’amour du prochain et la solidarité pour faire avancer la communauté et la nation », a précisé le kéog-naaba.
Le kéogo de Boussouma attire désormais l’intérêt d’autres localités qui souhaitent s’en inspirer.
L’ouverture de ce jeudi, a expliqué le kéog-naaba, revêt un caractère spécial et s’inscrit dans le cadre des célébrations de la Journée nationale des coutumes et traditions et de la quatrième édition du Mois du patrimoine burkinabè.
Agence d’information du Burkina
AIO/ata









