Koudougou : les forces vives s’approprient les valeurs ancestrales pour une intégration sociale réussie
Koudougou, 14 mai 2026 (AIB)-L’amphithéâtre 750 de l’Université Norbert Zongo a refusé du monde, jeudi, à l’occasion d’une conférence publique sur le thème : « Rôle de l’identité communautaire dans l’intégration sociale ». Animée par des figures de proue de la culture et de la formation, cette rencontre a servi de cadre de réflexion pour un retour assumé aux sources, en prélude à la Journée des coutumes et traditions.
Ils étaient venus en nombre-autorités administratives, coutumières, religieuses et étudiants-pour écouter Abdallah Guira, président de la fondation Espoir, et l’homme de culture Koudbi Koala, sous la modération de Bassolma Bazié.
Pour ce dernier, cette conférence ne se limite pas à un simple exercice intellectuel, mais constitue une véritable « alimentation de l’esprit » nécessaire au « savoir-être » de tout citoyen.
Le modérateur, Bassolma Bazié, a rendu un vibrant hommage au chef de l’État, Ibrahim Traoré, pour la signature du décret du 6 mai 2024 instaurant la Journée des coutumes et traditions. « C’est un acte fort qui nous permet de nous assumer en plein jour », a-t-il déclaré, fustigeant l’hypocrisie de ceux qui diabolisent les traditions le jour pour les solliciter la nuit.
Pour lui, l’éducation communautaire est le socle de l’intégration sociale, car « un homme qui a le savoir-faire mais ne sait pas se conduire en société est un objet ».
Abondant dans le même sens, Koudbi Koala a souligné l’urgence de « se serrer les coudes » face à une société en perte de repères, qui tend à copier l’ailleurs au détriment de ses racines. « Les gens ne comprennent plus rien à leur culture. Il ne faut pas tout lâcher », a-t-il prévenu, saluant l’attention soutenue d’un public assoiffé de vérité.
De son côté, Abdallah Guira a insisté sur la compatibilité entre foi religieuse et respect des coutumes. « Les religions sont importées, mais nos coutumes n’ont rien à voir avec la religion. Si l’Afrique est le berceau de l’humanité, c’est que Dieu y a mis quelque chose de précieux », a-t-il soutenu.
Pour lui, la bonté du cœur doit primer sur l’appartenance religieuse, car l’identité africaine est le ciment de la cohésion sociale.
En guise de conclusion, un appel à l’exemplarité a été lancé aux gardiens des traditions. « La jeunesse ne tombe pas du ciel, elle copie nos pratiques », a rappelé Bassolma Bazié, invitant chaque Burkinabè à porter haut le flambeau de l’identité nationale pour un développement harmonieux.
Agence d’Information du Burkina
PB/ata

