Est

Gnagna 

 Culture : Un festival pour magnifier la culture et la réconciliation

Bogandé, (AIB)-Débutée le 28 mai dernier dans le village de Goré à quelques encablures de Manni, la 7e  édition du Festival des sonorités traditionnelles de Goré (FESTRAG) a connu son épilogue, le dimanche 30 mai 2021, en présence du ministre des Transports, de la Mobilité Urbaine et de la sécurité routière, Vincent T Dabilgou.

Le village de Goré a abrité, pour la septième fois, le Festival des sonorités traditionnelles de Goré (FESTRAG) sous le thème : «La culture ciment des nations, facteur de réconciliation». Du 28 au 30 mai 2021, les festivaliers venus des différentes communes de la Gnagna, les fils et filles de la localité et les ressortissants de la commune de Manni vivant à Ouagadougou ont ainsi pris part à une série d’activités culturelles et traditionnelles. Il s’agit entre autres, des prestations de troupes traditionnelles telles que les troupes de masques issus des villages de Manni. La troupe Yarcés de Napamboumbou, la troupe Ganta, la troupe Yembilma et les tambourins étaient de la partie. Au nombre des vedettes de la chanson traditionnelle, on a noté la présence de la cantatrice Marie Gayeri, Ouoba Yourmaye, Attina Koatchari et Sawadogo Djadjingui.   L’innovation de cette 7eme édition, est l’introduction du défilé des cavaliers de Tambousgou et celui des dromadaires .Selon le président de l’Association Bayiri Koamba, Bilarga Sawadogo alias  » Bill de Goré « , promoteur du festival, le pari de l’organisation est gagné après le rendez-vous manqué de 2020 pour cause de la pandémie à coronavirus. Par rapport au thème de l’édition, le promoteur se veut formel, «le jour que nous abandonnons la culture nous serons perdus». Il a rendu des hommages mérités à la chefferie coutumière, garante des traditions avant d’inviter les populations à la solidarité, à la cohésion sociale et au vivre-ensemble gage de paix.  Manifestation culturelle et annuelle, le FESTRAG se veut un cadre de promotion des us et coutumes pour la préservation des savoirs ancestrales.  «Le FESTRAG doit désormais être une affaire de tous les fils et filles de la commune de Manni», foi du parrain culturel Songri Tindano.  A son avis, Il est nécessaire que les forces soient fédérées pour une meilleure promotion des valeurs culturelles.

 

Le ministre Dabilgou fait ambassadeur

 

Ils sont deux personnalités à être faits « ambassadeurs du FESTRAG ». Il s’agit du ministre des Transports, de la Mobilité Urbaine et de la sécurité routière, Vincent T Dabilgou par ailleurs président de la cérémonie et du Haut-commissaire de la Gnagna, Laurent Bado. Des certificats de reconnaissance ont été également décernés à certaines personnes ressources pour leurs contributions à la réussite du festival. Pour le ministre Vincent T. Dabilgou, président de l’édition, dans le contexte de mondialisation, chaque pays a intérêt à se préparer afin de montrer aux yeux du monde entier sa culture. C’est pourquoi il a salué l’adhésion populaire au festival au regard de la forte mobilisation des communautés mais aussi leurs capacités de résilience face aux menaces terroristes. « Nous devons aller au-delà de la culture pour nous réconcilier pour un vivre-ensemble  » a-t- il soutenu.   Le thème de l’édition, «La culture ciment des nations, facteur de réconciliation» a été traité en conférence par le directeur provincial de la Culture de la Gnagna, Brahima Ouédraogo. Il a énuméré certaines valeurs traditionnelles puis a exhorté les populations à les cultiver pour la cohésion sociale, le vivre-ensemble et l’épanouissement de tous les citoyens.

Oyé Ardjima Yempabou TINDANO

 (AIB-Gnagna)

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