Protection des droits de la jeune fille au Sud-Ouest

 

Une journée de plaidoyer à Bondigui

 

La direction régionale des droits humains et de la promotion civique du Sud-Ouest a organisé le mardi 1er octobre 2019 à Bondigui. un atelier de plaidoyer auprès des leaders d’opinion, des autorités administratives, coutumières et religieuses ainsi que des jeunes pour le respect des textes de protection des droits de la jeune fille.

La promotion et la protection des droits de la jeune fille est une préoccupation pour la direction régionale des droits humains et de la promotion civique du Sud-Ouest. Elle a tenu à cet effet, une session de sensibilisation à l’endroit des autorités administratives, coutumières et religieuses et des jeunes, le mardi 1er octobre 2019 à Bondigui. Pour l’occasion, les participants ont eu droit à deux communications, qui ont porté sur « Etat des lieux des violences faites aux femmes et jeunes filles dans la région du Sud-Ouest » et le « Rôle et responsabilité des différents acteurs dans la protection des droits de la jeune fille ». Pour le directeur régional des droits humains et de la promotion civique du Sud-Ouest, Issaï Bamogo, l’objectif de la rencontre est d’amener les acteurs et leaders d’opinion à mieux s’intéresser aux droits de la jeune fille. Cela, pour contribuer à la lutte pour le respect des textes de protection en la matière. Car, de son avis, les violences faites contre cette frange de la population sont récurrentes dans cette partie du Burkina Faso. Ensuite, il a confié que l’atelier est une opportunité pour faire comprendre aux participants, l’urgence de la question et la nécessité de travailler à réduire ces violations. A l’issue de la réunion, Issaï Bamogo a exprimé sa satisfaction parce que sa structure a obtenu l’engagement des participants pour la protection des droits de la jeune fille. Quant à Nadège Sagnon, élève en classe de 2de au lycée départemental de Bondigui, elle pense que les messages véhiculés au cours de cette séance va interpeler plus d’un. « Avec cette sensibilisation nous souhaitons que les violations des droits de la jeune fille les cas de mariages forcés vont s’arrêter dans la localité », a-t-elle indiqué. Idem pour Magloire Somé censeur du lycée  de Bondigui qui a confié que les violences faites aux filles sont légions dans cette commune rurale. Il a ajouté que les cas de violence évoqués concernent tous les niveaux de la société, d’où son invite à la direction régionale en charge des droits humains de multiplier les actions de conscientisation dans d’autres cadres et milieux.

Evariste YODA

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