Laboratoire mixte international sur les maladies à vecteurs

 

La pérennisation du projet en réflexion

 

Le comité scientifique Laboratoire mixte international sur les maladies à vecteurs (LAMIVECT) a tenu un atelier, le vendredi 18 octobre 2019 à Bobo-Dioulasso. Lors de cette rencontre, il a été principalement question du bilan à mi-parcours du laboratoire et des voies et moyens pour le pérenniser après 2020.

 

Créé en 2011, le Laboratoire mixte international sur les maladies à vecteurs (LAMIVECT) est prévu pour prendre fin en 2020. Sa dernière phase 2019-2020 a fait l’objet d’un atelier, dans la matinée du vendredi 18 octobre 2019 à Bobo-Dioulasso. Une trentaine de chercheurs venus de la France, de la Côte d’Ivoire, et du Burkina Faso, se sont en effet retrouvés dans la capitale économique burkinabè pour faire l’évaluation à mi-parcours du laboratoire, et réfléchir sur les dispositions à prendre pour sa pérennisation. Le responsable Sud (Ndlr : Burkina Faso et Côte d’Ivoire) de LAMIVECT, et par ailleurs directeur régional de l’Ouest de l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS), le Pr Roch Dabiré, a reconnu que l’apport de LAMIVECT est énorme. « Nous formons des étudiants qui font le master où leur thèse. Nous sommes en train de former beaucoup de femmes qui sortiront dans deux ou trois années » s’est-il réjoui. Le responsable « Nord » de LAMIVECT, le Dr Fabrice Courtin, a brièvement dressé le bilan du LAMIVECT depuis ces débuts. A ses yeux, ce laboratoire est un exemple réussi de coopération « Nord-Sud » et « Sud-Sud ». Plus d’une centaine de publications dans les revues internationales de « rang A », plus de 100 communications orales dans les colloques internationaux, environs 200 chercheurs doctorants et techniciens formés, sont à mettre au compte du LAMIVECT. Aussi, a-t-il ajouté, les chercheurs et les enseignants chercheurs du LAMIVECT dispensent des cours au niveau des universités notamment l’université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso et le Centre d’entomologie médicale vétérinaire de Bouaké, en Côte d’Ivoire. Le Pr Alphonse Kadjo, est le Directeur du centre d’entomologie médical et vétérinaire, de la Côte d’Ivoire. Avec peu de moyens, a-t-il témoigné, le LAMIVECT a beaucoup fait. « Tous les différents secteurs de l’entomologie ont été abordés », a mentionné le Pr Kadjo. Et de conclure que ce laboratoire mixe constitue un outil important pour le bien-être de nos populations.

500 000 euros sur 10 ans

 

Le financement des 10 ans du projet est assuré par la coopération française via l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD). Elle s’élève à 500 000 euros (plus de 325 000 000 de F CFA), soit 50 000 euros (32 500 000 F CFA environ) par an. A une année de la fin de l’échéance, le responsable « Nord » de LAMIVECT a plaidé pour que le Burkina et la Côte d’Ivoire prennent la relèvent après 2020. « Il faut que les ministères des pays dans lesquels intervient le LAMIVECT s’approprient cet outil de recherche et de formation pour qu’il puisse se pérenniser », a-t-il lancé. Pour le Pr Dabiré, le problème de la pérennisation ne se pose plus sur le plan institutionnel que celui opérationnel. « Nous ne recherchons pas forcement beaucoup de moyens mais plutôt le soutien et l’engagement politique », a-t-il laissé entendre. Un soutien politique, à l’en croire, qui consistera à leur offrir un cadre légal pour prolonger les activités du Laboratoire après 2020. La directrice générale de l’enseignement supérieur, le Dr Bintou Sessouma, présente à l’atelier, a indiqué que le plaidoyer des chercheurs, coïncide avec l’une des priorités du ministère, à savoir la mise en place d’Unités mixtes de recherche (UMR). Il suffit maintenant, a-t-elle confié, d’adresser une note technique au ministère pour qu’une ligne budgétaire soit inscrite, en temps opportun, pour alimenter ce Laboratoire. Ce conclave va donc permettre aux chercheurs de LAMIVECT de proposer un règlement constitutionnel aux différents pays partenaires.

 

Alpha Sékou BARRY

alphasekoubarry@gmail.com

Nafissatou LAGUEMPEDO

(Stagiaire)

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