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Orodara/Accueil d’enfants en détresse : Le ministère en charge de la Solidarité redonne espoir aux pensionnaires des centres

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Orodara/Accueil d’enfants en détresse : Le ministère en charge de la Solidarité redonne espoir aux pensionnaires des centres

Bobo-Dioulasso, 22 mai 2026 (AIB) – Les hommes et femmes des médias ont constaté jeudi à Orodara, lors d’une sortie terrain, les multiples efforts consentis par le ministère en charge de la Famille et de la Solidarité, en collaboration avec la direction provinciale du Kénédougou, pour le bon fonctionnement des centres d’accueil d’enfants en situation difficile, contribuant ainsi à redonner espoir aux pensionnaires.

Après la visite des centres d’accueil pour personnes vulnérables de la ville de Bobo-Dioulasso, les journalistes ont mis le cap, le jeudi 22 mai 2026, sur Orodara afin de constater de visu les nombreuses actions réalisées par le ministère de la Famille et de la Solidarité pour améliorer les conditions de vie des enfants en détresse de la localité.

Pour l’occasion, la Maison de l’enfance de Orodara (MEO), située au secteur 1, et l’Hôtel maternel, au secteur 5 de la ville, qui accueillent entre autres des enfants en situation difficile, des orphelins, des déplacés internes et des enfants sans attache familiale, ont reçu la délégation des journalistes.

Selon le directeur chargé des affaires courantes de la MEO, Salfo Karanga, la structure, érigée en Établissement public à caractère administratif (EPA) en 1998, est bâtie sur une superficie de 12 hectares et accueille 534 pensionnaires, dont 100 internes et 434 externes.

M. Karanga a précisé que la MEO a bénéficié d’un appui inestimable de la part du ministère en charge de la Solidarité à travers la direction provinciale du Kénédougou, dans le cadre de la réalisation de ses différentes activités.

« Toutes les activités ont été menées grâce au soutien de notre département de tutelle », a-t-il déclaré.

Selon lui, les âges d’admission des enfants à la MEO sont de 10 à 17 ans pour l’internat et de 6 à 17 ans pour l’externat.

Salfo Karanga a indiqué que le rôle de la structure est d’aider les jeunes et les enfants à jouer un rôle productif et constructif dans la société.

Il a expliqué que plusieurs filières, notamment la couture, la menuiserie bois, la mécanique automobile, la coiffure, l’agriculture et l’élevage, sont proposées aux pensionnaires pour favoriser leur réinsertion sociale et leur intégration familiale.

La directrice provinciale en charge de la Famille du Kénédougou, Fatoumata Zongo/Béné, a pour sa part révélé que son ministère consent de nombreux efforts pour la réinsertion sociale et familiale des enfants en difficulté dans les centres d’accueil de Orodara.

Mme Zongo a souligné que le soutien apporté à ces enfants vulnérables se fait en fonction des besoins identifiés sur le terrain.

« Nous assurons un suivi régulier dans les centres d’accueil ainsi qu’auprès de nos anciens pensionnaires afin de leur permettre d’être productifs dans notre pays », a affirmé la directrice provinciale en charge de la Famille.

Même son de cloche chez la directrice de l’Hôtel maternel de Orodara, Mireille Ouédraogo/Coulibaly, qui affirme bénéficier de l’accompagnement du ministère de la Famille et de la Solidarité dans la prise en charge des enfants abandonnés, égarés, retrouvés et autres cas sociaux.

Elle a indiqué que cet établissement public, créé en 2007, a accueilli 645 enfants depuis son ouverture et compte actuellement 61 pensionnaires en 2026.

Selon Mme Ouédraogo, la mission de l’hôtel maternel est de permettre à ces enfants de demain de s’épanouir et de réussir leur réinsertion sociale.

Le ministère en charge de la Solidarité a également accompagné d’anciens pensionnaires de la MEO de Orodara dans la création de leurs propres activités génératrices de revenus.

C’est le cas de Vincent Traoré, un ancien pensionnaire de la Maison de l’enfance, qui évolue aujourd’hui dans le domaine de la soudure.

M. Traoré, dont l’atelier est situé au secteur 1 de Orodara, emploie deux personnes et parvient à subvenir à ses besoins quotidiens.

« Après ma sortie de la MEO, le ministère de la Famille et de la Solidarité, à travers la direction provinciale du Kénédougou, m’a soutenu et j’ai pu créer mon atelier de soudure », a-t-il confié.

Pour la couturière Minata Coulibaly, ancienne pensionnaire de la Maison de l’enfance, installée au secteur 3 et employant 16 personnes, le soutien du département en charge de la Solidarité a été déterminant.

Mme Coulibaly, par ailleurs orpheline, a indiqué avoir bénéficié d’une prise en charge complète de ses études primaires, de sa formation professionnelle ainsi que de kits d’installation pour l’ouverture de son atelier.

Dans la même dynamique, la présidente de la coopérative Wilikatama, située dans la ville de Orodara, Scholastique Ouédraogo, a affirmé que la direction provinciale de la Famille et de la Solidarité a appuyé sa structure avec du matériel de tissage, des formations et des conseils pour la réussite des activités génératrices de revenus des femmes.

« Dans notre coopérative, les jeunes filles et les femmes pratiquent le tissage, la teinture et le “Koko dunda” afin de devenir autonomes », a fait remarquer la première responsable de l’association, Mme Ouédraogo.

Agence d’information du Burkina
NO/yos

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