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Burkina : Des experts appellent à des actions locales pour préserver la biodiversité et l’équilibre de la planète

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Burkina : Des experts appellent à des actions locales pour préserver la biodiversité et l’équilibre de la planète

Ouagadougou, 23 mai 2026 (AIB) – Des enseignants-chercheurs et experts en environnement ont appelé, vendredi 22 mai 2026, à Ouagadougou, à une prise de conscience collective pour la préservation de la biodiversité, estimant que les actions locales ont des répercussions directes sur l’équilibre écologique mondial, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la biodiversité.

Selon l’enseignant-chercheur au département des sciences de la vie et de la terre, professeur titulaire de biologie et écologie végétale, Hamadé Ouédraogo, la Journée internationale de la biodiversité, célébrée chaque 22 mai, vise à célébrer la vie sous toutes ses formes.

« Quand on dit biodiversité, c’est la diversité du vivant. C’est du vivant que les autres vivants tirent les ressources nécessaires à l’entretien et au maintien de leur vie », a-t-il expliqué, soulignant l’interdépendance entre les organismes vivants et les éléments non vivants comme le sol ou les rochers.

Le professeur Ouédraogo a indiqué que la biodiversité ne se limite pas seulement aux espèces vivantes, mais englobe également des dimensions juridiques, économiques et sociologiques.

Il a précisé que la rencontre réunissait des experts, des étudiants de master et de doctorat ainsi que des acteurs de la société civile afin d’échanger sur les enjeux liés à la biodiversité, les menaces qui pèsent sur elle et les bonnes pratiques à adopter pour sa préservation.

« La biodiversité constitue le pilier sur lequel repose la vie », a-t-il insisté.

L’ancien directeur Union internationale pour la conservation de la Nature UICN, le Pr. Aimé Joseph Nianogo, a mis en avant l’impact des comportements individuels sur l’environnement mondial.

« Tout ce que nous faisons au niveau local, dans notre maison, dans notre communauté ou dans notre pays, peut avoir un impact au niveau global », a-t-il affirmé.

Le professeur Nianogo a cité l’exemple de la plantation d’arbres, expliquant qu’un arbre contribue à séquestrer le carbone et à réduire le réchauffement climatique.

Il a également encouragé la consommation de produits locaux afin de réduire l’empreinte écologique liée au transport des marchandises importées.

« Il faut s’assurer que nous consommons local, parce que cela consomme moins d’énergie et contribue moins au réchauffement climatique », a-t-il soutenu.

L’universitaire a par ailleurs plaidé pour un renforcement de l’éducation environnementale auprès des jeunes afin de leur apprendre à protéger la nature et la biodiversité.

Selon lui, la survie de l’humanité dépend étroitement de la préservation des ressources naturelles.

« Sans la biodiversité, la planète tire vers sa fin », a averti le professeur Nianogo, rappelant que l’air, l’eau et les ressources agricoles proviennent directement de la nature.

Journée internationale de la biodiversité a été célébrée à l’Université Joseph KI Zerbo à Ouagadougou en présence du ministre en charge de l’Enseignement supérieur, le professeur Adjima Thiombiano.

Agence d’Information du Burkina
BO/yos

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