Burkina-Média-AIB-Soixantenaire

L’AIB «doit s’imposer comme une source de vérification de l’information», Alban Kini, ancien directeur de l’AIB.

Ouagadougou, 27 mai 2024 (AIB)-A l’occasion des 60 ans de l’Agence d’information, Alban Kini, directeur général adjoint des médias et de la communication et ancien directeur de l’AIB (2018-2023), a préconisé aux agents de ce service public, la vigilance dans la collecte et le traitement de l’information tout en souhaitant que ce média des médias s’impose comme une source de vérification de l’information.
Voici l’intégralité de son message

« Les sentiments qui nous animent, en ce jour 27 mai 2024, consacrant le soixantième anniversaire de l’Agence d’information du Burkina (AIB), sont ceux de fierté et de reconnaissance. Fierté pour avoir été un acteur de la rédaction, puis de la Direction de cet organe qui demeure, incontestablement, une référence en matière de presse au Burkina Faso. Notre reconnaissance tient du fait que l’AIB demeure une étape déterminante de notre jeune carrière de journaliste et de fonctionnaire.

Revenant aux soixante ans de l’Agence, rappelons que durant ce temps d’existence, l’AIB a connu des fortunes diverses au nombre desquelles celle qui fait d’elle, de nos jours, un organe de presse arrimé à un autre structure, à savoir Les Editions Sidwaya. Cet arrimage dure depuis un quart de siècle et a des implications qui ne sont pas forcément avantageuses.

La preuve est que les premières autorités du ministère de tutelle ont successivement et constamment reconnu la nécessité de redonner à l’AIB, son autonomie.
Cependant, en attendant cette autonomie, il convient de féliciter tous les acteurs qui font de l’AIB et partant, des Editions Sidwaya, ce qu’elles sont.

Je pense notamment, aux acteurs au niveau central à commencer par la Direction générale et les autres maillons de la chaine de fonctionnement et de la rédaction. J’ai une pensée spéciale pour les correspondants AIB qui abattent, généralement dans l’ombre, un travail incommensurable, parfois au risque de leur vie.

Nous souhaitions que notre Agence nationale de presse maintienne le cap en termes de professionnalisme. Mieux, qu’elle aille de mieux en mieux. L’autre souhait le plus absolu est que l’AIB parvienne à relever tous les défis qui se présentent ou qui se présenteront à elle.

De façon concrète, qu’elle arrive à s’adapter aux défis liés aux questions sécuritaires, à l’évolution technologique en lien avec le métier de journaliste.

A ce sujet et en guise de conseils aux journalistes ainsi qu’aux correspondants AIB, nous préconisons la vigilance dans la collecte et le traitement de l’information.

Les tentatives de manipulation et les fackenews (fausses informations) étant devenues monnaie courante sur les réseaux sociaux, l’AIB doit demeurer une source d’informations vraies. Mieux, elle doit s’imposer comme une source de vérification de l’information. C’est à ce prix que l’Agence d’information du Burkina pourra continuer à se distinguer positivement.

En outre, il faut absolument que les journalistes et techniciens de l’AIB, ne se contentent plus uniquement des dépêches. Il va falloir varier leurs productions en y intégrant le volet audiovisuel. Ce d’autant plus que l’Agence dispose d’un studio.

Vivement que la paix revienne au Burkina Faso pour permettre à chacun de vaquer sereinement et efficacement à sa profession et à ses occupations.
Joyeux anniversaire à l’AIB».

Agence d’Information du Burkina
CK/ata

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