Centre-sud : implantation d’une « importante » mine d’or industrielle à Gogo

Manga, 15 avril 2023 (AIB) – La commune de Gogo dans la région du Centre-sud va abriter une « importante » mine d’or industrielle avec une réserve minérale estimée à 144 tonnes d’or, a indiqué, samedi, la gouverneure de la région, Yvette Nacoulma.

« La commune rurale de Gogo connaitra l’implantation de l’une des importantes mines d’exploitation industrielle d’or de la région du Centre-sud voire du Burkina Faso », a annoncé, samedi, la gouverneure de la région du Centre-sud, Yvette Nacoulma.

Mme Nacoulma qui intervenait à l’occasion d’une rencontre d’échanges avec les forces vives a confié que le projet représente « une grande opportunité pour le développement socioéconomique » de la région et partant du pays tout entier.

Dans l’exposé sur ledit projet fait par le docteur Christian Ouédraogo, KIAKA-SA rachetée par B2Gold qui, ensuite, est racheté par West African Ressources est l’entreprise détentrice du permis d’exploitation chargée de sa réalisation sur une superficie d’environ 2075 hectares.

D’après M. Ouédraogo la mise en œuvre du projet connait la participation de l’Etat burkinabè comme actionnaire à un taux de 10% conformément au texte réglementaire.

La mine d’or de Kiaka a une durée de vie de 18 ans avec une réserve minérale estimée à environ 144 tonnes d’or et une production annuelle moyenne de 5,8 tonnes d’or en perspective, a-t-il précisé.

« Pour le coût d’investissement du projet minier Kiaka, on aura besoin de mobiliser 256 milliards de francs CFA pour pouvoir construire cette mine », a confié le communicateur.

Il précise que 1500 personnes vont être recruter durant la phase de construction et 1300 personnes pendant la période d’opérationnalisation avec un accent particulier sur le genre et sur les communautés affectées estimées à 522 ménages soit environ 3862 personnes.

Pour résorber également les conséquences environnementales et socioéconomiques dont pourrait engendrer l’implantation de la mine, l’entreprise compte respecter les textes en vigueur et réaliser des investissements dans plusieurs domaines au profit de la commune d’accueil et la région, a noté le docteur Christian Ouédraogo.

« Nous attendons impatiemment la finalisation du projet et l’ouverture officielle de cette mine », a confié, à l’issue des échanges, Moussa Soubané, un ressortissant du Centre-sud.

Pour la gouverneure de la région, Yvette Nacoulma, le débat autour de la question de la mise en œuvre du projet minier de KIAKA au nombre des sujets au menu des échanges avec les forces vives a été utile et important. « Nous souhaitons, en ce sens, une appropriation de ce projet par l’ensemble des acteurs de notre région », a-t-elle expliqué en insistant, par ailleurs, sur les bonnes retombées de l’initiative au bénéfice des populations et de l’économie régionale.

 

La mine de KIAKA vient renforcer l’activité minière dans la région du Centre-sud marquée surtout par l’exploitation artisanale avec quelques six sites d’orpaillage fonctionnels à ce jour, selon les données du Plan régional de Développement 2018-2022.

A l’échelle du pays, depuis quelques années, la production aurifère au Burkina Faso a connu un boom faisant de l’or le premier produit d’exportation qui prend ainsi la place jadis occupée par le coton.

MZ-ro/

 

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