Burkina-Diplomatie-Sanctions-Communiqué

Burkina : Les sanctions mécaniques touchent des populations déjà meurtries par l’insécurité, ministre 

Ouagadougou, 10 fev.2023 (AIB)-La cheffe de la diplomatie burkinabè, Olivia Roamba, a indiqué jeudi à Ouagadougou que les sanctions imposées de façon mécanique par les instances régionales et continentales qui ne tiennent pas compte des causes profondes des changements politiques, touchent des populations déjà meurtries par l’insécurité et les instabilités politiques et a promis travailler à la levée de ces sanctions.

 

« Ils ont déploré les sanctions imposées de façon mécanique qui ne tiennent pas souvent compte des causes profondes et complexes des changements politiques. A cet effet, ils ont indiqué que ces décisions de suspension empêchent la participation de leurs pays aux instances statutaires de la CEDEAO et de l’Union Africaine et particulièrement celles traitant des défis majeurs auxquels ils sont les plus concernés tels l’insécurité, les questions humanitaire et de développement économique durable », a indiqué jeudi la cheffe de la diplomatie burkinabè, Olivia Rouamba.

La cheffe de la diplomatie burkinabè, Olivia Rouamba, lisait le communiqué final de la rencontre tripartite des ministres en charges des affaires étrangères du Burkina, du Mali et de la Guinée.

Selon Mme Rouamba, ces sanctions touchent des populations déjà meurtries par l’insécurité et les instabilités politiques et privent la CEDEAO et l’Union Africaine de la contribution des trois pays nécessaire pour relever les défis majeurs.

Le Burkina Faso et le Mali connaissent des situations sécuritaires et humanitaires difficiles à causes des attaques terroristes.

Pour elle, ces sanctions portent atteinte à la solidarité sous régionale et africaine qui constitue le principe cardinal de l’intégration, de la coopération régionale et continentale.

A ce égard, « ils en appellent à un appui technique, financier, concret et conséquent aux efforts de sécurisations et à accompagner le processus de retour à un ordre constitutionnel normal », a-t-elle souligné.

« Soucieux du principe d’équité, ils ont convenu de mutualiser leurs efforts et d’entreprendre des initiatives communes pour la levée des mesures de suspensions et autres restrictions », a-t-elle révélé.

Le Burkina Faso, le Mali et la République de Guinée sont exclus des instances sous régionales et continentales suite à des coups d’Etat.

Agence d’information du Burkina

DNK/ata

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