Burkina-Insécurité-Rétrospective

Burkina : la poursuite des attaques terroristes, l’afflux des déplacés, des maux de 2020

Ouagadougou, 31 déc. 2020 (AIB)- Les attaques terroristes se sont poursuivies en 2020 avec la perte de nombreuse personnes, un afflux record de déplacés internes et la fermeture d’écoles et de centres de santé.

Entre avril 2015 et mai 2020, les attaques terroristes au Burkina  ont causé la perte de plus de 1650 civils et militaires sur l’ensemble du territoire national, selon un rapport de l’Observatoire pour la démocratie et les droits de l’homme (ODDH), intitulé «Burkina Faso: Risque d’un nouveau Rwanda?».

En effet, les attaques terroristes se sont encore poursuivies en 2020 au Burkina Faso avec son lot de conséquences.

Il y a eu entre autres, 36 civils tués le 20 janvier 2020 au marché de Nagraogo (Centre-Nord) et la mort de 24 personnes dans l’attaque d’une église protestante à Pansi (Nord), le 16 février 2020.

Il faut également noter l’attaque des marchés à bétail à Kompienbiga (Est, 25 morts) le 30 mai 2020 et à Namoungou (Est, une vingtaine de victimes), le 7 août 2020.

On retiendra aussi la perte de 14 soldats dans une embuscade le 11 novembre 2020 à Tin-Akoff (Oudalan, Nord), l’assassinat du grand Iman de Djibo Souaibou Cissé en mi-août 2020 et l’assassinat du maire et chef coutumier de Pensa El Hadj Souleymane Zabré et 9 autres personnes, le 6 juillet 2020.

Cette flambée de violence a entrainé un afflux record de déplacés sur toute l’étendue du territoire nationale.

Selon le Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR), 1 049 797 Personnes déplacées internes (PDI) ont été enregistrées à la date du 10 novembre 2020, réparties sur 257 communes /350.

On note aussi la fermeture à mi-août, de plus de 2500 écoles, déscolarisant près 350 mille élèves.

A la date du 10 août 2020, selon un rapport du ministère de la Santé, 95 formations sanitaires étaient fermées et 199 autres formations sanitaires fonctionnant partiellement, privant plus de 1 171 907 million de personnes d’accès aux soins suite à ce dysfonctionnement.

Le président du Faso Roch Kaboré lors de sa prestation de serment le 28 décembre 2020 pour un second mandat, a promis de continuer la lutte contre les forces du mal.

Agence d’information du Burkina

NO/ata/ak

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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