Diaspora/Italie : de plus en plus d’Italiens veulent venir constater les changements au Burkina Faso, selon la consul générale

Diaspora/Italie : de plus en plus d’Italiens veulent venir constater les changements au Burkina Faso, selon la consul générale

Milan, 6 nov. 2026 (AIB)-Le consulat général du Burkina Faso à Milan reçoit des demandes d’informations de personnes souhaitant se rendre au Burkina Faso pour constater de visu les changements en cours, dans un contexte où des Italiens manifestent désormais un intérêt croissant pour le pays, a indiqué vendredi la consul générale, Rose Ouédraogo.

« Même des fois, nous recevons des messages, des mails, des gens qui demandent des informations pour aller être témoins de ce qui se passe au Burkina Faso », a déclaré Mme Ouédraogo dans un entretien accordé au correspondant de l’Agence d’information du Burkina, Jean-Pierre Boussim, de passage à Milan.

Selon la consul générale, la communauté burkinabè de Milan « se porte bien dans l’ensemble ». Elle est, a-t-elle expliqué, « active, solidaire et bien intégrée » dans la société italienne, notamment dans le monde du travail et le tissu associatif.

Elle a toutefois relevé des difficultés liées aux démarches administratives, au renouvellement des documents et à l’accès au logement.

Ces difficultés sont surmontées, selon elle, grâce à l’entraide entre compatriotes et à la collaboration avec les autorités italiennes, dont elle a salué l’accueil.

Interrogée sur l’engagement des Burkinabè de Milan en faveur de leur pays, Rose Ouédraogo a expliqué qu’il traduit leur attachement à la patrie, malgré l’éloignement géographique.

« Nous sommes loin du pays, mais nous restons des filles et fils du Burkina Faso », a-t-elle déclaré, ajoutant que cet engagement se manifeste par le soutien aux efforts de souveraineté, de sécurité et de développement endogène.

Elle a cité à ce titre les contributions des compatriotes aux initiatives nationales, notamment le Fonds de soutien patriotique, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), Faso Mêbo, Dèmè Sira, l’Agence de promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) et le Diaspora Bond. Pour la consul générale, les Burkinabè vivant en Italie constituent « une véritable force pour le Burkina Faso », en contribuant à l’effort national depuis leur pays de résidence.

Abordant la Révolution progressiste populaire (RPP), Rose Ouédraogo a indiqué que les Burkinabè relevant de la circonscription consulaire de Milan manifestent un intérêt pour cette orientation annoncée par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.

Elle a notamment évoqué la Nuit de la RPP, tenue le 30 septembre 2026 à la place de la Révolution à Ouagadougou, qu’elle a dit avoir suivie avec intérêt.

« La mobilisation de la diaspora autour des idéaux de la RPP constitue un enjeu important pour renforcer le lien entre les Burkinabè de l’extérieur et leur pays d’origine », a-t-elle estimé.

Pour Rose Ouédraogo, l’arrivée du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) II a contribué à faire évoluer le regard porté sur les Burkinabè à l’étranger.

« L’arrivée du MPSR II a profondément revalorisé l’image du citoyen burkinabè et nous avons remarqué que le regard porté sur lui a évolué », a-t-elle affirmé.

Elle a relaté que des Italiens et d’autres ressortissants rencontrés lors de différentes activités manifestent désormais un intérêt pour le Burkina Faso et souhaitent parfois en savoir davantage sur le pays.

« C’est vraiment une fierté pour les compatriotes d’Italie en général de voir un changement catégorique de notre image vis-à-vis des Italiens », a-t-elle déclaré.

Selon elle, l’image du Burkina Faso est aujourd’hui souvent associée au Capitaine Ibrahim Traoré et à l’ancien Président Thomas Sankara.

La consul générale a cependant souligné que l’image d’un peuple se construit également par le comportement de ses citoyens, notamment à travers « l’exemplarité, le travail, le respect des lois du pays d’accueil et l’ouverture au dialogue ».

 » Proches par le cœur, la conscience et l’engagement »

Pour conclure, Rose Ouédraogo a appelé les Burkinabè vivant à l’étranger à rester attachés à leur pays d’origine.

« Être Burkinabè à l’étranger ne signifie pas être éloigné des préoccupations de sa patrie. Nous sommes loin par la géographie, mais proches par le cœur, la conscience et l’engagement », a-t-elle déclaré.

Elle a assuré que la construction du Burkina Faso « est une responsabilité collective » qui incombe aux filles et fils du pays, qu’ils vivent à l’intérieur ou à l’extérieur du territoire national.

Agence d’information du Burkina

JPB/ata

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