UNZ/Koudougou : Abdoulaye Boumba analyse la contribution de l’Église catholique à l’émancipation de la femme

UNZ/Koudougou : Abdoulaye Boumba analyse la contribution de l’Église catholique à l’émancipation de la femme

Koudougou, 5 nov. 2026 (AIB)-Abdoulaye Boumba a soutenu jeudi à l’Université Norbert-Zongo (UNZ) de Koudougou une thèse de doctorat unique en histoire politique et sociale, consacrée à la contribution de l’Église catholique à l’émancipation de la femme dans la région du Nakambé. Il a obtenu la mention très honorable.

Intitulée « Église catholique et émancipation de la femme dans la région du Nakambé au Burkina Faso, de 1900 à 2025 », cette recherche s’intéresse à l’évolution de la condition féminine et aux actions de l’Église catholique en faveur de la promotion de la femme.

Selon Abdoulaye Boumba, plusieurs travaux ont déjà porté sur les œuvres sociales de l’Église catholique, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé, mais peu d’études se sont spécifiquement intéressées à sa contribution à l’émancipation de la femme.

« Dans la société traditionnelle, avant l’arrivée des missionnaires, la femme était reléguée au second plan et exclue des instances décisionnelles », a expliqué Abdoulaye Boumba. Ses recherches montrent qu’avec l’introduction de la religion catholique, des évolutions sont intervenues dans la perception et la place de la femme au sein de la société.

Le doctorant a notamment relevé les efforts de l’Église en matière de promotion du genre et de formation professionnelle des femmes. Il a estimé que ces initiatives méritent d’être documentées et reconnues, y compris par les chercheurs qui ne sont pas issus de cette confession religieuse.

Pour le directeur de thèse, le Pr Salifou Idani, cette étude constitue une contribution à la science historique au Burkina Faso.

Il a souligné que la question de l’émancipation féminine demeure d’actualité, dans un contexte où l’égalité de genre continue de susciter des réflexions.

Le président du jury, le Dr Maxime Relwindé Compaoré, a également salué l’apport scientifique du travail.

Il a indiqué que la recherche a permis de mettre en évidence les changements intervenus dans la perception de la femme et le rôle joué par l’Église catholique dans cette évolution. Il a toutefois invité le nouveau docteur à approfondir certains aspects de ses travaux.

Abdoulaye Boumba a souhaité que les résultats de sa recherche puissent servir de référence aux pouvoirs publics, notamment dans les politiques de promotion de la femme et de formation des jeunes filles en situation de vulnérabilité.

Le jury était composé de Maxime Relwindé Compaoré, directeur de recherche en histoire à l’Institut des sciences des sociétés (INSS) du CNRST de Ouagadougou, président ; Zara Dao, maître de conférences en histoire économique et sociale à l’UNZ, rapporteur interne ; Drissa Koné, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Félix-Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire), rapporteur externe ; Serge Noël Ouédraogo, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Joseph-Ki-Zerbo, examinateur ; et Salifou Idani, professeur titulaire en histoire et civilisation africaines à l’UNZ, directeur de thèse.

Agence d’information du Burkina

FGB/pb/ata

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